Yliana s'ennuyait ferme dans son nouveau bureau. Le bureau qui avait jadis appartenu à ses parents, et qui maintenant était entièrement à elle. Elle jouait inconsciemment avec son crayon, son regard vide posé sur les nombreux dossiers posé sur le bureau.
*Mais quel ennui! Et je n'ai aucun rendez-vous pour aujourd'hui, aucun moyen de faire quoique ce soit!*Et c'était vrai. Ses affaires en cosmétique marchaient pour le mieux, la jeune fille avait réussi à fidéliser de nombreux clients huppés en très peu de temps. Elle se doutait bien quand même que sa famille y était pour quelque chose, dans cette réussite pour le moins étonnant, car après tout, même si elle possédait nombreux atouts et expérience dans les affaires, elle n'est pas non plus un génie de la vente.
Soudain Yliana se leva d'un coup, envoyant voler son fauteuil, et jeta son crayon sur le bureau:
"_C'est bon, j'en ai assez, je sort!"Elle sortit en coup de vent, sous le regard surpris de sa secrétaire, avec sa veste sous le bras et sa mini robe virevoltant autour de ses jambes. Elle déambula dans les rues, au gré du hasard, se moquant ouvertement des personnes qu'elle voyait. Elle arriva enfin à un endroit qui lui fit susciter un léger frisson tout le long de son dos nus.
*Je suis bete aussi, qu'est ce qui me prend de ne pas mettre ma veste lorsque j'ai l'impression d'avoir des courants d'air entre les seins!*Joignant le geste à la pensée, elle enfila sa veste , la resserrant un peu sur sa généreuse poitrine, et se dépécha vers une batisse sans en regarder l'enseigne. Une fois à l'intérieur, l'ambiance tamisée l'intrigua et l'interessa au point de la pousser vers une femme et lui demander le genre de service qu'on y prodiguait.
*La maison close!! Mais oui biensur! Presque tous les mafieux y sont des habitués. Comme cela promet d'être amusant!*Yliana en tapait presque dans ses mains, au lieu de cela , elle demanda qu'on la serve. La femme obéit avec respect, ayant compris qu'elle n'était pas n'importe qui. De toute façon son regard dédaigneux, à peine méprisant ne pouvait tromper.
Elle suivit l'employée , gravit quelques marches, regardant autour d'elle avec curiosité, lorsqu'elles arrivèrent enfin devant une porte. Yliana comprit que sa commande était à l'intérieur, et congédia l'autre femme:
"_Ce sera tout."La laissant là, elle pénétra dans la chambre, comme en un terrain conquis et y découvrit un jeune homme, allongé dans le lit a baldaquin, représentant surement une invitation au plaisir charnel. Mais non, Yliana ne voulait pas encore ça, elle voulait s'amuser.
Se dirigeant vers le jeune homme, elle lui prit le menton entre ses doigts, et planta son regard dans le sien:
"_Ton job pour cette nuit: amuse-moi!"Son ton était implacable, car ce jeune homme sera son esclave pour la nuit!