Yuukoku, la ville aux deux visages...

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 Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]

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Kanzaki Shoei



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MessageSujet: Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]   Dim 23 Aoû - 17:29

Pour la troisième fois en l'espace d'une minute Shoei jeta un coup d'oeil anxieux au cadran de l'horloge qu'il apercevait sur le mur d'en face. 13H37. Cette fois-ci le timing était vraiment serré; si dans cinq minutes grand maximum il n'était pas dehors il risquait d'avoir quelques ennuis. Il leva une nouvelle fois les yeux pour regarder l'heure. Cependant, le photographe s'aperçut de son petit manège et le rappela bien vite à l'ordre.

« - C'est quoi le problème ma belle ? Un train à prendre ? Si tu te concentrais un peu je pourrais peut-être faire tranquillement ma dernière photo et là tu serais libre de filer. »

Au ton légèrement cassant du photographe, Shoei baissa les yeux. Après tout, il avait signé un contrat pour ces quelques prises de vue, il se devait au moins de faire correctement son travail et de bien prendre la pose. Le photographe n'était pas responsable des problème d'emploi du temps du jeune homme. Le blond savait pourtant que l'on ne finit jamais une séance photo pile à l'heure prévue, ça ne l'avait malgré tout pas empêché d'accepter celle-ci tout en sachant qu'elle se déroulerait le jour où il ne pouvait pas sécher ses cours à la fac. Notre jeune mannequin avait en effet un important examen en histoire de l'art... le genre que l'on ne peut se permettre de louper.
Le blond tenta pour le moment de se concentrer sur ce qu'il faisait. Le photographe ne le lâcherait pas tant qu'il n'aurait pas obtenu un dernier cliché qui lui convienne. Le jeune étudiant aurait tout le temps de stresser pour son examen une fois sorti d'ici. Il passa une main dans ses cheveux histoire de les remettre un peu en ordre (geste qui déclencha le flash de l'appareil photo). Le photographe eut un petit sourire satisfait; ça n'était pas vraiment ce qu'il avait eu en tête mais apparemment, ce cliché pris à l'improviste n'avait pas l'air de lui déplaire.
Shoei tira légèrement sur le bas de sa jupe pour éviter qu'elle ne remonte trop. La jupe... voilà qui allait poser problème au moment de se rendre en cours... Lors du petit casting organisé pour cette séance photo le blond s'était présenté habillé en femme, et le photographe, qui cherchait un modèle féminin, n'y avait vu que du feu.

Le jeune mannequin fut bientôt libéré de ses obligations, lorsque l'autre, jetant un oeil à sa dernière prise de vue sur l'écran de son appareil numérique s'exclama :
« - Super ! Tu vois quand tu veux petite blonde ! J'ai ce que je voulais maintenant je te libère ma belle.»
Notre mannequin n'eut pas le temps de se réjouir de la bonne humeur de son employeur, il prit à peine quelques secondes pour noter la date de la prochaine séance photo et dire au revoir. Il rassembla ses affaires en vitesse sous l'oeil amusé du photographe, puis il quitta l'atelier, direction la station de métro la plus proche, son sac sur l'épaule et un grand carton à dessin sous le bras. Un regard sur l'écran de son téléphone portable apprit à Shoei qu'il était à présent 13h57 c'est-à-dire qu'en théorie il aurait dû se trouver à la fac dans moins de trois minutes... autrement dit, son but n'était maintenant plus d'arriver à l'heure à son examen mais le moins en retard possible.

Comme si tout cela ne suffisait pas, le jeune mannequin dû s'arrêter dans les toilettes pour le moins ignobles du métro pour se changer. En effet, son très cher professeur d'histoire de l'art avait un jour menacé de le mettre à la porte de son cours s'il s'y présentait travesti. Déjà que Shoei allait arriver en retard, ça n'était pas la peine qu'il fournisse en plus un autre prétexte au prof pour l'engueuler.
Évidemment, le mannequin étant un étourdi de première, il se rendit vite compte en fouillant dans son sac à la recherche de ses affaires de rechange qu'il avait oublié d'apporter une seconde paire de chaussures. Résultat : débardeur rayé noir et violet, jean noir près du corps... le tout assorti d'une paire d'escarpins rouges...
Pour ne rien arranger, le jeune homme avait oublié de se démaquiller...

A 14h09 Shoei attrapait le premier métro et dix minutes plus tard il descendait à la station qui se trouvait juste devant l'université de Yuukoku. Pratiquement vingt minutes de retard... il allait se faire tuer... Mais au fait... l'examen... c'était en quelle salle ?!
Le jeune mannequin n'en pouvait plus, paniquant à la simple pensée de devoir affronter les remontrances de son professeur, stressé à l'idée de rater un examen important. Il n'était certes pas l'élève le plus motivé de la promotion, mais pas au point tout de même de se foutre complètement du fait de rater un examen et risquer ainsi d'avoir à refaire son année. Après tout, les études d'art plastique ça n'était pas si mal.

Par chance, le blond croisa dans les couloirs de la fac une de ses camarades de promo. Euh... une de ses camarades de promo ? Alors que l'examen d'histoire de l'art était censé avoir commencé depuis une vingtaine de minutes ?
Après les salutations d'usage, Shoei demanda tout de même quelques informations.


« - Dis moi, l'exam d'histoire de l'art, c'est en quelle salle ? On est un peu en retard... »

La jeune fille qui lui faisait face le regarda d'un air étonné avant d'éclater de rire.

« - Enfin, Shoei, tu débarques ou quoi ? L'histoire de l'art tu as encore le temps, c'est que la semaine prochaine. Bon... moi je te laisse, j'ai un cours... Au fait, sympa les chaussures. »

La semaine prochaine ? ... Vraiment ? ...
Le jeune mannequin resta un moment planté au milieu du couloir à se demander si c'était réellement une bonne chose... Mais au final il se sentait tout de même rassuré... même si du coup il s'était dépêché pour rien. De toute façon, fatalement, s'il ne s'était pas pressé, avec la chance qu'il avait l'examen aurait bien été pour aujourd'hui.
Le blond, dans le doute, pensa tout de même à aller vérifier le tableau d'affichage pour être bien sûr cette fois des dates d'examens. Il s'en repartit ensuite à travers les couloirs de la fac, quelques soucis en moins sur la conscience, sûr du fait qu'il ne risquait pas de lui arriver pire mésaventure pour aujourd'hui. Il marchait donc, plutôt confiant en cette théorie, occupé à ranger quelques feuilles qui dépassaient de son carton à dessins, ne regardant pas devant lui...

Et là, inévitablement... il finit par entrer en collision avec quelqu'un...
Le choc le fit basculer en arrière. Dans sa chute il laissa tout tomber, sac à main et carton à dessins compris. Un peu sonné, il releva la tête pour s'excuser auprès de la personne qu'il venait de heurter. Avant qu'il ait pu ouvrir la bouche son regard se figea sur son carton à dessin renversé, les feuilles éparpillées, et surtout, le soutien-gorge qui s'était échappé de son sac et gisait à présent sur une de ses peintures abstraites...
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Hwa-Ji Tomohisa



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MessageSujet: Re: Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]   Sam 29 Aoû - 20:52

Etre un étudiant en Musicologie ce n’est pas tout les jours rose contrairement à ce que l’on peut croire.

Entre les profs totalement largués dès que l’on les sort de Bach et autres momies du genre.

Les élèves trop absorbés par une conception plus que basique de la vie –Metro, boulot, dodo -.

Et pour finir les examens stupides …

Je vous jure être étudiant c’est bien moins marrant de nos jours … Vous ne me croyez pas ? alors attendez que je vous raconte cette journée ensoleillée qui aurait pu si bien commencer.

Thème du cours de chant de la journée ? Prouvez nous que vous faites de la musique …

Le prof s’était surpassé ce jour là, dans le genre sujet à la con il nous avait battu les records de la connerie. Monsieur le professeur coincé des fesses avait décrété que tout ce qui n’était pas du classique ou du jazz n’était pas de la musique … et surtout ne lui parlez pas de Rock en général et de Visual Kei en particulier.

Dans cette classe de petits clones, bien attentifs au professeur …Et ouais même les étudiants en musique sont étranges à Yuukoku. Les étudiants en musicologie sont habituellement de doux rêveurs ou de pure rebelles mais voici que dans cette ville il s’agit de sages enfants de bonnes famille … cherchez l’erreur !!!

Enfin toujours est il que l’exception qui confirme la règle se nommait Hwa-Ji Tomohisa …. Et que sa journée promettait d’être plus que longue et ennuyeuse .

Comme je l’ai dit précédemment cette journée aurait put être pas trop mal excepté ce petit examen stupide, et encore Ji avait trouvé un moyen de tourner ceci à la dérision …


Le jeune Héritier dont les cheveux commençaient à se faire longs avait décidé de les teindres en bleu clair. Le matin venu après avoir ouvert ses rideaux et eut un petit sourire carnassier devant le soleil éblouissant, il farfouilla dans son armoire à la recherche de la parfaite tenue qu’il avait acheté quelques jours plus tôt.

Ji eut un petit rire en pensant à la tête que ferait son professeur si conservateur quand il le verrait… Puis très vite cela se transforma en fou rire, ses voisins allaient encore le prendre pour un fou mais que lui importait ? il possédait l’immeuble après tout .

Se mettant dans la peau d’une « princesse » il commença tout d’abord par enduire son corps d’un beurre corporel à la noix de coco, tous les hommes n’auraient pas posséder ce genre de produit, mais Ji n’était pas un homme comme les autres.

Il enfila ensuite des sous vêtement –certes masculins mais- en soie délicate. D’élégant bas gainés de dentelle, avant de s’attaquer à l’ingénieuse construction qu’était sa tenue.

Tout d’abord toujours commencer par le jupon de dentelles et de soie –lui avait dit la vendeuse- ensuite la chemise de soie bleu nuit et enfin le serre taille noir, des plus travaillés et des plus élégant. Pour parfaire le tout une croix en argent avec un unique diamant en son centre, tombant dans l’espace laissé libre par sa chemise en partie ouverte –du moins ouverte au dessus du serre taille bien évidemment-.

Le jeune androgyne observa longuement son image dans le miroir …. Puis considérant qu’il était parfaitement « violable » il s’attaqua à son maquillage.

Un maquillage assez complexe mais surtout d’un noir profond. Un maquillage qui aurait put être vulgaire sur quelqu’un d’autre mais qui donnait un aspect mélancolique au visage fin et altier du jeune homme.

Enfilant en vitesse les immenses bottes au talon compensé d’une bonne quinzaine de centimètres. Ji tenta de se souvenir de l’emplacement de ses clé avec lesquelles se trouvaient sa partition de piano.

Une fois ses bottes lacées il avait enfin retrouvé la mémoire. Il attrapa en vitesse les clés de sa moto, sa partition et quitta son appartement et l’immeuble sous les regards médusés de ses voisins.

C’est à ce moment là que la journée dérapa un chouilla, Hwa-Ji Tomohisa en grand stratège –qu’il n’était pas- n’avait pas réaliser qu’une moto en jupon au volume affligeant et talons de 15 centimètres ça ne se conduit pas . A son grand désarroi il dut prendre un taxi …

Imaginé la tête du pauvre chauffeur de Taxi qui récupère un spécimen de cette envergure dans son taxi. Ji n’avait rien contre le fait qu’on l’observe, mais le regard désapprobateur du taxi-man lui valut de perdre le pourboire magistrale auquel il aurait eu droit en se tenant mieux que cela.

Bien évidemment quand quelque chose déraille tout déraille, Le taxi se retrouva donc dans les embouteillages.

Le jeune Tomohisa arriva donc énervé à l’université. Et fila directement à sa salle de cours.
L’université ne se remettrait peut être pas de si tôt de son arrivée de ce matin là. Chacun avait son avis, à qui l’aurait bien violé, à qui l’aurait bien étranglé, à qui faisait style de ne pas le voir … enfin tout le monde le remarqua.

Celui qui le remarqua le plus fut son professeur … Comme Hwa-Ji était le premier à commencer et que toute la classe était déjà installée il décida de s’atteler à la tache immédiatement sans même un regard envers le prof et avec un simple sourire en coin jeté en direction de ses camarades.

Pour prouver à l’abrutit qui lui servait de professeur qu’il faisait de la musique il avait decidé de transposer des paroles de jazz sur une musique classique agrémenter de quelques accords de rock et le tout avec un univers très visualeux…

Le mélange pouvait faire peur mais l’androgyne ne reçu que des applaudissements de la part de ses camarades et un reniflement de dédain de son enseignant.

A la fin de ‘examen sous le regard toujours un brin abasourdit de ses camarades il quitta la salle, la tête haute, le regard fier, les hanche balançantes …

Son pas était deliberement lent et leger, quite à choquer autant y aller à fond…. Non mais ho le prenait on donc pour un planqué ? Un artiste doit savoir prendre des risques, et lorsqu’en plus l’artiste est prostitué à ses heures perdues ça l’aide à être on ne peut plus libérer…

Le jeune homme se mit donc à chanter une chanson qui en laissa plus d’un sans voix …


Quand je marche dans la rue
J'entends les hommes qui murmurent
Regardez cette femme, quelle allure
C'est une femme comme on n'en voit plus
Est-ce une star en déconfiture?
Est-ce une étoile du futur?
Regardez-moi cette chevelure
Cette chevelure d'un bleu azur

Si vous pouviez me voir toute nue
Me voir sous toutes mes coutures
Messieurs vous n'seriez pas déçus
De découvrir ma vraie nature
Vous vendriez votre âme
Pour dormir dans mes bras
Vous quitteriez vos femmes
Pour partir avec moi

N'm'app'lez pas Madame
Sans savoir qui je suis
Je n'suis pas une femme
Je suis ... une travesti
Travesti de vos corps
Travesti de vos âmes
Travesti de vos rêves
Travesti de vos drames
Travesti de vos jours
Travesti de vos nuits
Travesti de vos amours
Travesti de vos vies
Travesti de vos vies

Je suis tout c'que vous voulez
Je suis tout c'que vous pensez
Je suis vos amours blessées
Votre jeunesse envolée
Je suis vos désirs secrets
Et vos haines étouffées
Je suis le sexe démystifié
Je suis la violence personnifiée…..


Tout à sa chanson et à l’envie subite qu’il avait de rire Hwa –ji ne remarqua pas le jeune homme qui arrivait en face de lui.

Et ce qui devait arrivé arriva, collision, chute, étalage d’affaires personnelles de sa pauvre victime au sol.

La première chose que Le jeune androgyne vu furent deux escarpins d’un rouge rutilant, il était en bonne voie pour faire ses excuses à la damoiselle qu’il avait si brutalement heurté lorsqu’il laissa son regard remonté doucement sur ce corps au sol …

Un sourire investie à l’instant même ses lèvres si savamment glosées…

Ji étant un jeune homme des plus galant il tendit sa main au jeune homme, et dans une légère courbette lançant :


- Veuillez m’excuser jeune dam ….oiseau

Et dans un nouveau sourire ramassa le soutient gorge ainsi que l’une des œuvres du jeune homme se trouvant face à lui, sans vraiment fixer son regard sur l’un des deux il s’exprima d’une voix douce presque empruntée…


- Intéressant, très intéressant …


[Petite info culturelle : la chanson est Travestie de Starmania et voici une video http://www.youtube.com/watch?v=PmtbWNobquo (ce n'est pas la meilleur version malheureusement)]
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Kanzaki Shoei



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MessageSujet: Re: Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]   Ven 4 Sep - 23:38

La posture dans laquelle se trouvait Shoei n'était pas des plus flatteuses. En effet, autant que faire se peut, on évite habituellement de finir étalé par terre en public. Mais à cet instant ce détail n'était pas vraiment la préoccupation majeure du blond. Compte tenu de son extrême maladresse ça n'était pas la première fois, et très certainement pas la dernière, que le jeune étudiant finirait les quatre fers en l'air après une gamelle mémorable. Heureusement pour lui, le ridicule n'était pas une cause de décès très répandue. Pour l'instant ce qui inquiétait le jeune homme plus que sa énième chute face à des éventuels spectateurs c'était ses affaires quelque peu personnelles qui traînaient à présent en plein milieu du couloir à la vue de tous, et plus particulièrement celle de l'individu qu'il avait percuté.

Shoei n'était pas ravi que ses quelques tentatives de peinture abstraite et autres portraits crayonnés soient exposés de cette façon là... mais ça n'était pas le plus grave. Le problème à présent c'était plutôt le soutien-gorge parme gentiment aguicheur décoré de dentelle. Un jeune étudiant équilibré et saint d'esprit n'était pas censé se promener avec ce genre de choses dans son sac à main... soit dit en passant, un jeune homme à peu près ''normal'' ne se balade pas non plus avec un sac à main... Les marques d'originalité avaient la vie dure dans un environnement tel quel l'université de Yuukoku. On acceptait la différence mais jusqu'à un certain point seulement. Certes, il devait bien y avoir dans le coin quelques étudiants un peu déjantés... seulement, ''déjanté'' en général servait à qualifier des jeunes qui passaient leurs nuits à faire la fête malgré les semaines de cours plutôt chargées. Mais on ne pouvait pas vraiment qualifier ce comportement d'original ou de réellement marginal. Les vrais rebelles, ceux qui ne se contentaient pas de suivre le mouvement tels des pantins, ceux là s'il en existait ici se cachaient bien pour la plupart.

Shoei se décida enfin à reporter son regard sur la personne qu'il avait bousculé plutôt que sur ce qui risquait de lui attirer des ennuis.


« - Veuillez m'excuser jeune dam ...oiseau. »

Ces paroles, prononcées sur un ton courtois, furent accompagnées d'un sourire radieux et d'une main élégamment tendue vers le blond.
D'une main aux ongles vernis de rouge, Shoei attrapa celle que lui tendait le jeune homme. Car oui, même si malgré la chemise en partie ouverte de l'inconnu le blond avait eu un instant de doute, il s'agissait bel et bien d'un homme.
Une fois debout, le mannequin ne put s'empêcher de détailler plus attentivement l'allure de celui qui lui faisait face.
Un... visualeux en jupon ?...
Non. Ces quelques mots ne rendaient en aucun cas justice à sa tenue, autrement plus travaillée et élégante que ce que pouvaient porter tous ces musiciens de Visual Kei.
Le blond, totalement époustouflé par sa rencontre du jour, finit par se rendre compte que cela faisait tout de même une bonne poignées de secondes qu'il fixait le jeune homme aux cheveux bleus d'un air admiratif qui le faisait sans doute paraître un peu idiot. Il se reprit et bredouilla quelques excuses.


« - Merci. Mais ça serait plutôt à moi de m'excuser. »

Il n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit. Le bel inconnu, toujours aussi serviable, avait pris la peine de ramasser une partie des affaires que Shoei avait fait tomber. C'est donc avec un large sourire qu'il tendit un soutien-gorge et une feuille de dessin à leur propriétaire.

« - Intéressant, très intéressant... »

Constata le jeune homme aux cheveux azur, en se gardant bien de préciser duquel des deux objets qu'il avait en main il parlait.
L'apprenti mannequin piqua un fard.

Ne sachant pas réellement de quelle façon se sortir de cette situation embarrassante, le blond se garda bien de prendre un instant pour y réfléchir. A la place il fit la première chose qui lui vint instinctivement : s'embarquer dans une tentative d'explications confuses et de justifications quelque peu inutiles et embrouillées. Évidemment, il focalisa son discours sur la feuille de dessin peinturlurée plutôt que sur le sous-vêtement féminin...


« - Ho... ne faites pas trop attention à ça... je... c'est juste un essai, plutôt loupé d'ailleurs, pour un devoir... Le prof nous fait travailler sur le portrait en ce moment. Je trouvais ça un peu ennuyeux... j'arrivais pas à dessiner quelque chose de correct... j'ai essayé de faire original... mais ça n'est pas tout à fait ça...»

Mais enfin... qu'est-ce qu'il racontait ?! Ça n'avait aucun intérêt. L'individu qui lui faisait face ne devait pas avoir grand chose à faire de savoir à quoi ce dessin immonde correspondait ni quelle était sa portée philosophique (enfin... s'il y en avait une...).
Shoei avait tendance à juger un peu durement ses oeuvres, il n'en était jamais totalement satisfait et avait une forte propension à les trouver affreuses. En réalité, en demeurant objectif, on devait admettre qu'il avait un certain talent. Il avait un bon coup de crayon et beaucoup d'imagination, mais à vrai dire cette histoire de portrait ne l'avait pas inspiré plus que ça. Il n'avait pas trouvé d'idée sortant un peu de l'ordinaire, il avait donc fait quelques croquis (donc celui que son bel inconnu avait en main) mais rien qui lui convienne tout à fait.

Shoei avait coupé net son petit discours; il n'avait pas envie de faire fuir sa nouvelle rencontre en l'assommant avec ces bavardages inintéressants. De plus, il lui vint à l'esprit que le bel androgyne devait certainement avoir l'impression qu'il cherchait juste à éviter d'avoir à parler de l'autre objet qu'il lui tendait...
D'ailleurs... il était très probablement en train d'imaginer les pires hypothèses pouvant justifier la présence d'un soutien-gorge dans le sac d'un homme. Le blond ne désirait pas spécialement avoir à se traîner une réputation de pervers ou de détraqué.
Déjà que sa manie de se travestir donnait lieu à quelques rumeurs dont il se serait volontiers passé... il préférait que les détails les plus embarrassants ne soient pas connus de toute la fac...

Soucieux de l'opinion de son galant inconnu, l'apprenti mannequin entrepris de clarifier la situation.
Avec un petit sourire gêné, mais d'un air on ne peut plus innocent et sincère, il donna donc ses explications.


« - Pour ça, c'est pas ce que vous croyez. » Commença-t-il, récupérant le soutien-gorge entre les mains de son vis-à-vis. «- Je suis pas une espèce d'obsédé ni un détraqué. Ce soutien-gorge il se trouve que c'est le mien, je me suis changé avant de venir en cours donc il était dans mon sac, ça ne va pas chercher plus loin. »

Euh... et qui espérait-il rassurer avec ce genre d'arguments ?! En donnant la vraie version des faits, le jeune étourdi avait surtout fourni à l'autre une raison de plus de douter de sa santé mentale.

Décidément, il n'en ratait pas une !
S'il continuait comme ça, Shoei pourrait bientôt se vanter de passer pour un cinglé même auprès des marginaux et autres anarchistes de l'université.
En effet, son galant inconnu à la chevelure éclatante était peut-être paré de superbes atours des plus féminins, mais il n'avait apparemment pas poussé le vice jusqu'à y assortir ses dessous. Puis, en y regardant bien, la démarche du bel androgyne lorsqu'il s'habillait de la sorte n'était pas la même que celle du blondinet lorsqu'il se travestissait. Contrairement à notre mannequin blond, sa rencontre du jour ne cherchait visiblement pas à passer pour une femme, du moins c'était ce que sa chemise ouverte sur son torse laissait supposer. Le message à en retirer semblait plus proche du ''je suis un homme et je porte un jupon; et alors ?'' que du ''je suis une jolie fille, vous ne trouvez pas ?''. Du moins c'est ainsi que Shoei le percevait.
Voilà un personnage qui paraissait bien atypique, et donc très intéressant aux yeux de notre petit blond péroxydé.

Pour la seconde fois de l'histoire Shoei sentit son teint virer au rouge en se rendant compte de la façon dont les paroles qu'il avait prononcées pouvaient être interprétées. La prochaine fois il se tairait... s'il n'oubliait pas...
Ne sachant plus ou se mettre, il détourna les yeux de la silhouette de l'individu si singulier qui lui faisait face, et se baissa pour ramasser les dessins qui s'étaient échappés de sa pochette et les ranger.


« - Excusez moi encore pour tout ça. Et cette fois je vais me taire, ça vaut mieux. »


Adressa-t-il au jeune homme, lui tournant le dos, occupé à remettre de l'ordre dans son carton à dessin.
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Hwa-Ji Tomohisa



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MessageSujet: Re: Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]   Sam 17 Oct - 20:41

Les rencontres des plus amusantes se faisaient rares dans la ville de Yuukoku.

Le monde changeait, le monde se faisait ouvert et cosmopolite, mais pas Yuukoku.

Yuukoku était un village d’irréductible Japonais …. Hum hum erreur de scénario, bien que ce scénario corresponde assez fidèlement à la situation tout comptes faits.

Tout cela pour dire qu’à Yuukoku tout le monde avait tendance à se ressembler, être mafieux comme papa, être larbin de mafieux comme papa, être flic pourrit comme papa, être flic larbin d’un flic ripoux comme papa … et que cela ne semblait pas près de changer .

Seulement parfois les choses changent envers et contre Yuukoku, un clash, une rébellion, une légère percussion dans un couloir. Et voilà qu’un jeune homme travestie exceptionnellement et un travestie exceptionnellement vêtu tel un homme –enfin presque- Se rencontrent, deux ovni au milieu d’un monde de clones.

Cela donne-t-il des bagarres, des rixes et ce genre de barbarie ? et bien non cela donne étrangement un discours des plus courtois et élégant … vous vous attendiez à quoi, à une phrase du genre quand on arrive en ville tout le monde change de trottoir ? à Yuukoku vous feriez bien de changer de trottoir en croisant un homme vêtu d’un costume trois pièces, plutôt qu’un pauvre marginal.

Revenons en à nos moutons ou plus exactement à nos travesties … Lorsque vous rencontrer un jeune homme chaussé de talons et dont un soutien-gorge s’échappe du sac à main –un sac à main ?- Vous vous attendez plus ou moins à ce que le jeune homme assume … Tout du moins Hwa-Ji Tomohisa lui s’y attendait …

Mais Hwa-Ji ne semblait pas être tombé sur l’un de ceux là, ou alors il le cachait bien …

Le jeune homme après avoir observer pendant un certain temps notre jeune androgyne, s’était tout d’abord lancé dans une explication assez confuse sur son dessin, qu’il dénigrait alors que Ji l’avait trouvé plutôt pas mal …

Certes le jeune héritier n’était pas très connaisseur en la question de l’art plastique mais il aurait volontiers engagé ce jeune ovni pour dessiné une affiche pour le nouveau produit cosmétique de l’une des compagnie familiale … mais le sujet pouvais attendre …

Hwa ji l’esprit tout à son idée subite ne se réveilla que lorsque sa rencontre du jour ne se mit à tenter d’expliquer la présence du soutien-gorge.

Pendant quelques temps il du avoir l’air d’un merlan frit étant donné la façon dont il regarda le jeune homme, il n’était pas choqué par le fait que ce jeune homme porta un soutien-gorge –qui a dit bizarre ?- mais par le fait qu’il tente de s’en justifier … il n’avait qu’une envie, lui hurler « ASSUME MON GARS ASSUME ». Cependant notre jeune prostitué pouvait admettre que tout le monde ne voulait pas exposer ses divers penchants à la vue et au sus de tous.

A la dernière réplique du jeune homme, Ji ne put cette fois s’empêcher de répliquer…


« - Excusez moi encore pour tout ça. Et cette fois je vais me taire, ça vaut mieux. »

Puis dans un sourire toujours des plus charmants

« Faites comme cela vous convient, bien que je ne vois pas de raison de s’excuser dans tout cela »

Puis se demandant soudain si c’était bien auprès de lui que le jeune s’excuser, il enchaina dans un rire cristallin et délicat


« Mais est ce réellement à moi que vous faites des excuses ? Vous excusez auprès de vous même d’être différents ce n’est certes pas ce que j’appellerais une acceptation de soit. Regardez moi je suis un jeune héritier des plus déjanté et prostitué de luxe de surcroit … cela semble-t-il me perturber ? »

D’un seul coup Ji s’accroupit pour aider son acolyte de l’instant à ranger ses affaires, prenant grand soin des croquis, fourrant le reste en vrac dans le sac du jeune homme… Puis glissant son bras sous celui du jeune homme, il lui proposa …


« Que diriez vous de continuer cette conversation ou d’en commencer une autre dans le parc de la faculté avec un bon thé ? »

Puis sans lui laisser le loisir de donner son avis il l’entraina vers la porte tout en recommençant à chanter sa chanson sur les travesties.

Pour tout dire Ji n’avais pas spécialement en l’idée de jouer les psy de service, il avait plutôt un regard professionnel sur le jeune homme –et non, pas cette profession là -. L’amener à créer la campagne qu’il avait en tête et même le voir poser pour cette fameuse publicité … à moins de les voir tous deux sur cette fameuse affiche …

Faisant un petit détour par la cafétéria les jeunes hommes prirent deux boissons à emporter.

Marchant dans le parc luxuriant de l’université, ji trouva enfin un endroit calme où se poser et discuter, il lâcha donc le bras du jeune homme.

Cet endroit du parc était charmant, quelques arbres fruitiers –des arbres fruitiers dans une fac ?- étaient disséminé ça et là, une haie naturel formait un rempart paisible autour d’un banc savamment sculpté et d’une statut d’homme nu, l’on se serait presque cru dans la Grèce antique, excepté les vêtement des deux éphèbes qui venaient de pénétrer les lieux .

S’asseyant à califourchon sur le banc l’androgyne se demanda pourquoi il avait fallu qu’il trouve le seul endroit de la fac ou trônait fièrement la statue d’un homme dévêtu …

Que voulez vous on ne se refait pas …

Avec son sourire le plus charmeur et sa voix la plus velouté il lança au jeune travestie


« J’ai une proposition à vous faire jeune homme … »
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MessageSujet: Re: Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]   Dim 22 Nov - 23:19

Une fois encore, le jeune homme aux cheveux azur fit preuve d'une patience et d'une courtoisie remarquables. Tandis que Shoei s'empêtrait tout seul dans son fatras incohérent d'excuses et de justifications, l'autre lui adressa simplement quelques paroles accompagnées d'un sourire des plus plaisants.

« Faites comme cela vous convient, bien que je ne vois pas de raison de s’excuser dans tout cela »

Puis, il marqua un arrêt, comme si quelque chose d'important lui était soudain venu à l'esprit, modifiant complètement le sens des choses. Apparemment il venait de reconsidérer son jugement; la réplique qu'il lança ensuite semblait le confirmer.

« Mais est ce réellement à moi que vous faites des excuses ? Vous excusez auprès de vous même d’être différents ce n’est certes pas ce que j’appellerais une acceptation de soit. Regardez moi je suis un jeune héritier des plus déjanté et prostitué de luxe de surcroît … cela semble-t-il me perturber ? »

A entendre le ton léger sur lequel ces dernières phrases avaient été prononcées et le rire délicat qui les accompagnait, il était certain que le but du bel androgyne n'avait pas été en les formulant de se montrer hautain ou désagréable. Peut-être même était il sincèrement étonné par la manière d'agir de Shoei.
Il eut beau essayer de relativiser, le blond ne put malgré tout s'empêcher de se sentir blessé par la réaction de l'homme qui lui faisait face. Ces paroles avaient sonné pour notre jeune travesti comme un reproche, une accusation. Il avait sans doute tort de prendre ces mots autant à coeur, mais il n'y pouvait rien.

L'acceptation de soi ? Voilà qui n'était pas chose évidente.
Puis, une fois que vous parveniez à dépasser les craintes que vous éprouviez au sujet de vos propres sentiments, de vos choix de vie, de ce comportement jugé marginal mais qui vous correspondait pourtant; oui, une fois que vous étiez plus ou moins en accord avec vous même, à ce moment là encore il restait du chemin à parcourir. Tout était loin d'être définitivement réglé. Une fois que vous aviez fini par vous accepter vous même il fallait vous faire accepter du reste du monde... ou... non... en réalité ce qu'il fallait faire accepter c'était plus le fait que vous assumiez votre différence que la différence elle même; bien que ces deux aspects soient importants.
On ne faisait pas cela simplement en claquant des doigts, il ne suffisait pas de décréter quelque chose pour y parvenir.

Shoei trouvait son inconnu au cheveux azur un tantinet trop sûr de lui et de ce qu'il avançait.
Héritier, prostitué... du point de vue du blond il n'y avait pas de quoi se vanter de la seconde partie. De plus, que ce soit pour l'un ou l'autre des deux arguments, les exposer ainsi à un parfait inconnu n'était pas forcément indiqué.

Notre artiste en herbe ne poussa pas plus loin sa réflexion, il se laissa distraire par les mouvements empressés de sa rencontre du jour qui s'était soudain accroupi pour ramasser avec hâte les affaires qui étaient toujours éparpillées par terre. Shoei nota que si les cahiers, stylos ou autres bricoles de ce genre ne bénéficiaient d'aucun traitement de faveur, le bel androgyne prit grand soin de ne pas abîmer les croquis qu'il rangea dans le carton à dessin.

« Que diriez vous de continuer cette conversation ou d’en commencer une autre dans le parc de la faculté avec un bon thé ? »

A dire vrai, le blond n'était pas sûr d'être totalement emballé par cette proposition. Mais en réalité on ne lui laissa pas le choix. Avant qu'il n'ait eu le loisir de protester ou même de donner son accord pour ce nouveau projet, il se retrouva entraîné par l'androgyne à travers les couloirs de l'université.
Un passage à la cafétéria, puis un détour pour finalement se rendre dans le parc.
Un endroit où Shoei traînait souvent, perdu dans ses pensées, rêveur, crayonnant distraitement sur un calepin, parfois même barbouillant une toile. Le jeune peintre aimait beaucoup ce parc, il était assez peu commun comparé à ce à quoi on aurait pu s'attendre dans une université comme celle de Yuukoku; il était aussi assez peu fréquenté, surtout cette partie dans laquelle l'homme aux cheveux azur l'avait amené. D'ordinaire, le blond appréciait ce calme et la solitude que l'on pouvait espérer trouver ici.


« J’ai une proposition à vous faire jeune homme … »

Assis à califourchon sur un banc, l'androgyne regardait Shoei avec sur les lèvres ce sourire charmeur dont il ne se déparait pas depuis le début.
Notre artiste en herbe était de moins en moins rassuré. Une proposition ? Ça n'était pas un peu précipité ? Ni l'un ni l'autre des deux protagonistes ne connaissait encore l'identité de son vis-à-vis, ils avaient échangé à peine quelques phrases. Quel genre de proposition peut-on avoir à faire à quelqu'un après un laps de temps si court ?
C'est là que les paroles prononcées par son inconnu des plus intriguant un peu plus tôt revinrent brusquement frapper le jeune étourdi de plein fouet.
Prostitué de luxe... c'est bien ce qu'il avait prétendu être ?! Ça n'était sans doute pas réellement le cas, on ne se vantait pas d'ordinaire de ce genre de pratiques... mais pourtant... en quoi était-ce si improbable que cela ? ...

Le cerveau de Shoei se mit soudain à tourner à plein régime, propulsant ses pensées et son imagination débordante vers des scénario surréalistes digne d'un film à gros budget. Il ne voyait en définitive que trop de mauvaises raisons pour lesquelles le travesti tout de bleu vêtu aurait une proposition à lui faire...
Trop occupé à échafauder les pires hypothèses, le blond mit une bonne poignée de secondes à se rendre compte qu'il fixait son interlocuteur d'une drôle d'expression. Conscient du fait qu'il devait non seulement avoir l'air assez idiot, mais surtout qu'il affichait la mine désorientée typique du mec qui vient de s'embarquer tout seul dans un film plutôt sordide, il essaya de faire meilleure impression et de s'intéresser à ce que l'individu qui lui faisait face avait à dire.

« - Une proposition ? C'est assez inattendu je dois dire, je... »

Rendu un peu nerveux par cette offre que l'autre avait à lui faire et dont lui ignorait tout, Shoei relança la discussion d'un ton légèrement trop empressé qui cachait mal ses appréhensions.
Évidemment, la malédiction de ses deux mains gauches ayant tendance à se manifester de manière encore plus récurante dans les situations de ce style et à n'être pas atténuée par le stress (au contraire), sans qu'il n'eut le temps de comprendre de quoi il retournait, le blond vit son gobelet de thé lui glisser des mains.

Il tenta désespérément de rattraper le gobelet en plastique, cependant tout ce qu'il réussit à faire n'arrangea rien puisqu'au lieu de rattraper le verre il donna un coup dedans, projetant du thé sur son débardeur rayé.

Le jeune travesti écarquilla les yeux de stupeur lorsqu'il vit à quel endroit le gobelet ainsi que la moitié de son contenu avaient finalement atterris. Une grosse tache de thé décorait à présent le superbe jupon de soie du bel androgyne.
Extrêmement gêné, Shoei se confondit immédiatement en excuses. Il avait l'impression de ne faire que ça depuis qu'il avait rencontré son vis-à-vis.
Il farfouilla dans son sac à main et en sortit un paquet de mouchoirs. Avec les meilleures intentions du monde, mais néanmoins dans une vaine tentative, il voulut réparer la catastrophe.


« - Je sais que ça n'arrangera rien, mais, encore une fois je suis désolé. »

Bredouilla-t-il, d'un air penaud, son débardeur portant lui aussi une superbe tache de thé.

« - Je suppose qu'il n'y a plus de proposition qui tienne à présent... »

Murmura-t-il.
A ce stade il s'attendait à ce que l'homme en bleu ne veuille plus lui adresser la parole et s'éloigne, énervé. Ce qui aurait été parfaitement compréhensible.
Enfin... il fallait voir le bon côté... avec un incident de la sorte, si la proposition que l'androgyne avait à lui faire n'était pas sérieuse à présent il renoncerait. Par contre, si c'était quelque chose de réfléchi cela ne l'empêcherait pas d'insister...

Un petit détail dérangeant tout de même : il est tout à fait possible que l'offre la plus mûrement réfléchie du monde et qui tient le plus à coeur à celui qui la propose soit tout de même des plus douteuse...
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Sweet Transvestite(s) [pv Hwa-Ji ]

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