Yuukoku, la ville aux deux visages...

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 Pris sur le fait

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MessageSujet: Pris sur le fait   Sam 27 Juin - 5:24

Kirua était resté obsédé par le regard que Jun lui avait lance. Que cherchait-il? Qui était-il? Pourquoi lui était-il aussi familier? Depuis des jours, des dizaines de questions volaient constamment dans ses pensées, si bien qu’il en perdait toute concentration. Deux soirs d’affilés, son patron l’avait renvoyé chez lui car il craignait qu’il ne finisse pas se couper un doigt. Les écorchures et les coupures avaient parsemé ses mains et il était tombé plus de fois cette dernière semaine que durant toute l’année précédente. Le quatrième soir où il avait été expulsé de la cuisine –pour sa propre sécurité-, Kirua s’était décidé à agir.

Il avait commencé ses recherches. Ce n’étaient pas celles, banales, où intrigué par quelque chose, on fouille un petit moment sur un moteur de recherche d’internet puis on va se coucher tranquillement. Non, Kirua avait, pour la première fois depuis des années, ressortit son revolver. Les calepins poussiéreux dans lesquels toutes les informations transmises par son père avaient été retranscrites. Il avait marché la nuit, écouté dans les bars, graissé les bonnes mains et à l’occasion menacé pour que le silence ne soit pas brisé. Désormais, un couteau l’accompagnait où qu’il soit et son regard était redevenu froid comme la glace. L’assassin était de retour.

Rapidement, ses efforts avaient porté leurs fruits. Jun était bien un mannequin, mais aussi un mafieux. Son nom était d’ailleurs assez respecté, ce qui avait étonné le cuisinier car les jeunes hommes étaient difficilement reconnus et respectés dans le milieu. Au bout du compte, Kirua avait enfin obtenu quelque chose d’utile; l’endroit où le blondinet résidait présentement.

Au début il n’avait pas trop su quoi faire de l’information. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’il traquait quelqu’un et sa formation était déjà bien loin derrière lui. Une cigarette contre les lèvres, il avait retourné les possibilités dans sa tête. Il ne pouvait et ne tuerait pas Jun. Il n’aimait pas tuer et n’avait pas vraiment de raison de le faire; le gamin lui avait simplement fichu la plus grande frousse de sa vie, pas de quoi en faire un plat. De plus, il n’était même pas certain de sa réussite, ni de sa survie dans un tel projet –les deux gros bras qui avait accompagné le jeune homme en étaient la preuve-.

Après mûre réflexion, il avait opté pour le plus simple; aller chercher des réponses chez la personne en question. Il avait patiemment attendu que l’homme quitte le riche Hôtel où il logeait et s’était présenté comme un ‘ami’ de Mr. Myousatsuki et avait demandé à savoir son numéro de chambre. Une carte un peu spéciale –souvenir de son père- lui permit de rentrer dans la chambre sans trop de problèmes.

L’immense chambre (qui ressemblait plutôt à un appartement) était aussi luxueuse que le restaurant où il travail. Comme quoi les magouilles rendent riche.

Bien évidemment, on voyait qu’une personne habitait la place; un portable ici, un lit défait et des vêtements. Ne sachant pas trop par quoi commencer, il inspecta d’abord la salle de bain.

À peine quelques minutes étaient passées qu’il entendit la porte principale de la chambre s’ouvrir. Il figea sur place.
Il devait penser à quelque chose, rapidement. Recomposant son visage, il décida de faire comme s'il s'était trompé de chambre sur une erreur de la réceptionniste. Il afficha un grand sourire et entra dans la pièce principale de la chambre en s'exclament:

-Matsua, tu es en retard!
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Sam 27 Juin - 7:14

Jun revenait d’une petite réunion d’affaire avec sa boîte et était assez épuisé. Décidant qu’il allait se couler un bon bain chaud, il se dépêcha pour arriver enfin à son hôtel, puis sa chambre. À l’intérieur, il ressentit un drôle d’aura, comme si un étranger se trouvait dans son habitation. Par précaution, il ne bougea pas et attendit un petit moment. Ses yeux étaient plissés et lui donnait un air assez épeurant malgré son apparence de jeune garçon.

-Matsua, tu es en retard!

Le blondinet reconnut immédiatement la voix du chef Yoka et eut un petit sourire en coin, dévoilant alors son regard menaçant et assez espiègle. S’avançant dans l’entrée, il fit tourner ses clefs à ses doigts, pour les lancées ensuite sur son grand lit. Poussant un petit rire doux, il dit d’une voix aguicheuse

-Pardonne moi, KIRUA, je n’avais pas vu l’heure…oh comme je suis bête, moi, Matsua…

Le jeune mannequin traversa la pièce d’un pas nonchalant, prenant bien soin de se regarder un instant dans le miroir au dessus de la vanité et puis s’arrêta arrivé au cadre de porte de la pièce où Yoka se trouvait. Haussant un sourcil à sa vu, toujours sourire espiègle aux lèvres, il s’accota contre le cadre, bras croisés, puis dit d’une voix mielleuse, faussement surprise

-Oh…! Mais que vois-je?...un petit voleur? Non…je dirais plutôt…un petit espion…hmhmhm~

Comme si l’intrusion de Kirua ne l’affectait pour rien au monde, il ne fit que passer à côté de lui, s’arrêtant devant la commode. Il prit une bouilloire électrique et se versa une tasse de thé à lui et à son invité. Apportant la petite tasse à ses belles lèvres et prenant une gorgée, il dit tout simplement.

-Faites comme chez-vous, Monsieur Yoka…si ce n’est pas déjà fait…

Ayant un petit rictus moqueur, il se dirigea par la suite vers la grande salle de bain. Il n’allait tout de même pas gâcher son plan d’un bain mousseux et confortable pour un simple cuisinier un peu trop curieux. De toute façon, ce n’était pas comme si ce dernier pouvait s’enfuir maintenant, il était prisonnier de la démesurée suite d’hôtel.
Le blondinet tourna l’évier du grand bain européen, puis ajusta l’eau à son goût. Tout naturellement, il commença à se déshabiller, malgré que la porte était toujours ouverte, puis entra lentement dans le bain après quelques minutes. D’une voix douce et un peu curieuse, il demanda alors de la baignoire.


-Alors Monsieur Yoka. Pourquoi donc me feriez-vous une si belle surprise qu’est votre visite? De plus, qui est ce « Matsua »?

Le plus jeune des deux hommes gloussa un peu pour lui-même, trouvant la situation assez amusante. Kirua était très mystérieux, en plus d’être joli. Jun le jugea d’attirant malgré sa sottise et malgré le fait qu’il soit un potentiel suspect meurtrier de son père. Comme à la blague, il ajouta d’une voix plus douce encore

-Vous ai-je tant manqué~~? Hihihi

Se calant un peu dans l’eau chaude pleine de mousse, il afficha un petit sourire satisfait, observant son petit canard en plastique. Le blondinet avait tout l’air d’un petit enfant prenant son bain innocemment, le contraste entre son apparence et ses mots pouvait être assez troublant, surtout en cette situation particulière.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Dim 28 Juin - 0:31

D’accord, Kirua l’avouait, son plan était risible. Mais ça valait toujours le coup d’essayer, non?

-Vous ai-je tant manqué~~? Hihihi

Au moins il y avait un avantage à son idée de départ : il savait que Jun, au vu de sa réaction, pouvait se défendre seul et sans problème. L’intrusion ne semblait pas l’inquiéter le moins du monde, il semblait même y prendre plaisir. Quel drôle de personnage se gamin de 18 ans qui le saluait sans plus et rentrait tranquillement dans son bain. S’il prenait la situation d’un si bon pied, ce n’était Kirua qui allait lui gâcher la soirée. Accoté contre le portique de la salle de bain, il répondit d’une voix aguicheuse à la question qu’avait posée son hôte.

-Tu ne sais pas ce qu’est Matsua? Tu n’as jamais écouté de drama policier? C’est le surnom qu’ils utilisent pour désigner la cible! Il n’y aurait pas du champagne en quelque part dans cette suite?

Faisant demi-tour vers la première pièce qu’il avait traversé et où il avait aperçu un mini-bar, Kirua partit à la recherche de deux coupes et de champagne. Son enquête couronnée de succès, il retourna dans la pièce où se détendait tranquillement. Il s’assit à même le sol, il fit rapidement voler le bouchon du champagne et remplit les deux verres, en déposant un juste à coté du bain. Sans perdre son sourire, il étudia le blond et le canard en plastique –un peu ridicule- jouer dans l’eau.

-Non, tu ne m’as pas trop manqué… intrigué surtout. Ça ne te dérangera pas que je fume un peu? Tu vois, tu es arrivé un peu en avance chéri, alors je suis encore un peu sur les nerfs.

Il disait cela en rigolant, mais son cœur débattait depuis un bon moment et il était certain que s’il ne mettait pas un peu de nicotine dans son corps toute cette histoire allait se terminé dans une crise d’angoisse et vu la situation, ce serait assez mauvais pour lui. Il fouina dans sa veste à la recherche de son briquet, frôlant un couteau au passage, et alluma maladroitement une cigarette. Une bonne respiration de fumée calma aussitôt les débuts d’une crise de tremblements et il put enfin se remettre du choc d’avoir été pris les mains dans le sac.

Réalisant qu’il venait probablement perdre sa seule chance d’en apprendre plus sur l’autre, il marmonna quelque peu ses regrets à voix basse.

-…Même pas eu le temps de fouiller l’ordi…

Il soupira dramaticalement et pris une gorgée de champagne. Il devait sûrement y avoir de autre moyen d’obtenir des informations, non? (à croire qu’il avait complètement oublié que le mafieux chez qui il s’était introduit se trouvait à moins de cinq pas de lui).

-Dis, tu as déjà soupé?
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Dim 28 Juin - 1:39

-Tu ne sais pas ce qu’est Matsua? Tu n’as jamais écouté de drama policier? C’est le surnom qu’ils utilisent pour désigner la cible! Il n’y aurait pas du champagne en quelque part dans cette suite?

Jun eut un petit sourire dans son bain mousseux, puis dit tout simplement

-Je ne regarde pas vraiment la télévision…Du champagne? Je suis sûr que vous pourrez en trouver, après tout vous avez bien réussi à me retrouver…

Poussant un petit rire plein de mesquinerie, il plongea la tête dans l’eau puis commença à se laver les cheveux, n’étant pas vraiment du genre soucieux ou pudique. Voyant Kirua se diriger vers l’autre pièce, il tourna la tête vers la porte un instant, plissant des yeux. Malgré tout, Jun était assez offusqué par son intrusion et se demandait bien ce qu’il lui voulait après tout. Mais le jeune mannequin ne laissa rien paraître. Entendant le bouchon de champagne qui vola, il ferma les yeux puis continua sa besogne, dans le grand bain, caressant ses cheveux blonds. Entendant le bruit de la coupe posée près du bain, il retourna alors doucement sa tête vers Kirua, puis l’observa un instant, petit sourire aux lèvres.

-Non, tu ne m’as pas trop manqué… intrigué surtout. Ça ne te dérangera pas que je fume un peu? Tu vois, tu es arrivé un peu en avance chéri, alors je suis encore un peu sur les nerfs.

Le blondinet eut un léger rire sincère, le trouvant très amusant maintenant, puis acquiesça de sa tête à la petite bouille, n’y voyant aucun problème. D’une voix toujours aussi mielleuse, il ajouta


-Oh diable pardonnez-moi! Je saurai la prochaine fois… hihihi

Le jeune blond remarquait que soudainement le chef cuisinier semblait de plus en plus nerveux. Que se passait-il? Trop de pression? Le sourire espiègle de Jun s’agrandit alors lorsqu’il regardait l’homme chercher une cigarette comme s’il était au bord du désespoir.
Le mannequin entendit parfaitement ce qu’il marmonna et il eut un petit rire pour lui-même, un petit rire malsain, manipulateur. Entendant le soupire de l’homme, le blondinet pencha la tête sur le côté légèrement, puis se leva dans son bain, caché par les montagnes de mousse autour de lui. De toute façon, à sa taille, il ne dépassait pas beaucoup.


-Dis, tu as déjà soupé?

S’avançant vers le rebord du bain, encore plus près de Kirua maintenant, il s’assied sur la céramique et tourna dos à l’homme plus vieux. Il pataugea ses pieds dans l’eau chaude en mouvant ses jambes fines et rosée par la chaleur. Jun brisa rapidement son image enfantine en prenant la coupe de champagne et en y prenant une gorgée, la tenant de ses deux mains. Le blondinet dit tout simplement, de sa voix plus normale maintenant


-Non…Mais, j’aimerais bien que vous me faisiez à dîner, après tout vous êtes chef non? Et votre cuisine est excellente!

Pivotant doucement sur lui-même, il sortit complètement du bain puis s’avança félinement à quatre pattes vers son invité surprise. Laissant tomber le verre de bulles, il entoura ses bras autour du cou de Kirua puis colla son petit torse au dos de l’autre homme. Cette petite étreinte aguicheuse fit glousser et rougir le blondinet qui sentait le souffle du chef et le tissus de sa chemise s'imbiber d'eau chaude à son contact. Souriant innocemment, il quémanda d'une voix mignnone, dans l'oreille de l'ex-assassin, aimant bien sa chaleur corporelle et l'odeur de ses cheveux

-S’il vous plaît~?
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Dim 28 Juin - 4:25

Kirua jeta un rapide coup d’oeil dans son dos pour voir le jeune homme blond lever son verre et en prendre une gorgée. L’eau coulait sensuellement le long de son dos à la peau laiteuse jusqu’à de reins élégants parsemés de mousse. Le cuisinier retourna rapidement à l’observation de la cigarette fumant tranquillement entre ses doigts. Il draina encore un peu de fumé et repoussa l’air emboucanée de ses poumons dans une longue expiration. L’homme derrière lui semblait être l’incarnation vivante de la tentation. Comment un japonais pouvait-il être si peu pudique en présence d’un parfait inconnu? Bon d’accord, il n’était pas exactement ce qu’il y avait de plus japonais, mais tout de même. Les mafieux n’avaient plus aucunes manières?


-Non…Mais, j’aimerais bien que vous me faisiez à dîner, après tout vous êtes chef non? Et votre cuisine est excellente!


Jun touchait une corde sensible. Complimenter Kirua sur sa cuisine était la meilleure façon de l’obtenir.

Un bruit de chute d’eau informa le cuisinier que son hôte venait de quitter complètement la baignoire, puis le son d’un verre frappant le sol. De sa main tenant toujours sa cigarette déjà bien entamée, Kirua se saisit de son propre verre pour en prendre une rapide gorgée. Il essaya de pensé à quoi cuisiner pour éviter de se figurer mentalement ce que Jun pouvait bien être en train de faire.

Un bras dégoulinant d’eau, et puis un autre, entourairent délicatement son cou. Sa respiration se fit plus profonde alors que les battements de son cœur s’accélèrairent légèrement. Un torse petit mais solide s’imbriqua dans son dos et Kirua se figea l’espace de quelques secondes. Le tissu de sa chemise absorba l’eau facilement et l’ex-assassin sentit des gouttelettes descendre dans son dos et sur son torse. La respiration brûlante du mannequin frôlait délicieusement son oreille et envoya un frisson dans tout son corps. Un gloussement fit sourire distraitement Kirua, qui reprit tranquillement une bouffée de cigarette comme s’il n’y avait rien d’anormal.


-S’il vous plaît~?


Ce gamin faisait décidément tout pour être charmant et aguicheur. Kirua n’avait encore jamais rencontré quelqu’un d’aussi naturellement manipulateur. Cependant, le pire, c’était que son manège fonctionnait assez bien.

Refusant d’être laisser en reste, Kirua se retourna dans l’embrasse du blondinet en prenant tout son temps. Leurs lèvres se frôlairent presque, mélangeant leurs souffles, mais Kirua dévia délibérément pour appuyer sa joue contre celle du mannequin, la bouche juste contre son oreille et murmura;


-Mais je veux quelque chose en échange.


Il considéra rajouté ‘’gamin’’ à la fin de sa phrase, mais il se montrait déjà plus qu’impertinent. C’était lui qui se retrouvait dans une situation délicate et exigeait tout de même alors qu’il devrait être en train de prier pour être épargné.

S’extirpant rapidement des deux bras fins du mafieux, Kirua lui sourit sincèrement.


-Je veux que tu répondre à une question.


Il remit sa cigarette entre ses lèvres et quitta la pièce pour se rendre dans la minuscule cuisine de la suite et vérifier l’état des provisions. Ce faisant, il sortit une pince de ses poches et attacha ses cheveux. Il se mit à l’œuvre en sifflotant.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Dim 28 Juin - 5:43

-Je veux que tu répondes à une question.

Jun avait toujours son petit sourire espiègle aux lèvres et le regardait de près, joues rosées. Entendant son murmure doux comme l’eau de son bain, il gloussa un petit moment, le trouvant bien charmant maintenant. Le blondinet acquiesça de la tête en signe d’accord, puis le regarda se lever, avec sa cigarette, et quitter la pièce. À genoux au sol, il attendit quelques instants, puis se leva debout de nouveau. Ne ramassant même pas son verre, il ne fit que tirer le bouchon de la baignoire, puis essuya sa belle chevelure d’or. Se dirigeant vers sa grande chambre, à l’autre porte de la salle de bain, il enfila des vêtements assez simples. Une veste bleue et noire rayée, accompagnée d’un shirt blanc tout simple et de shorts assez courtes. Toujours aussi gamin, Jun se dirigea vers la cuisine, chantonnant. Curieusement, il demanda alors de sa petite voix au chef

-Qu’est-ce qu’on mange? ~

S’approchant quelque peu de l’aîné de la pièce, il pencha sa tête vers le four pour voir ce qu’il lui préparait. Étrangement, c’était comme si Kirua n’avait même pas commis de crime et qu’il était réellement venu pour lui rendre visite. Jun appréciait sa compagnie de toute façon, malgré que tous les deux restaient vigilants. Le blondinet et ses airs innocents fit un petit sourire à son cuisinier personnel, pour ensuite ajouter

-J’ai hâte de connaître votre question Monsieur Yoka! Hihi

Comme pour le provoquer un peu, le petit mafieux longea un doigt doucement sur le bras de Kirua, puis se redirigea vers le salon où il se laissa tomber sur le canapé. Fermant les yeux, il sentait une petite fatigue monter en lui, n’ayant pas beaucoup dormi ces temps-ci. Petit à petit il sentit son corps s’enfoncer dans le meuble pour finalement tomber endormi. Une légère sieste en attendant de manger, rien de plus confortable. Le gamin débuta alors un rêve assez récurent. Il était dans sa maison et son grand frère le prenait dans ses bras. Il ne comprenait pas pourquoi, mais l’aîné pleurait et le serrait très fort. Puis il entendait alors la voix de sa mère, tremblotante, annoncer la mort de son père. Ce rêve était plus un souvenir que d’autres choses. Jun sentait son cœur se serrer fortement et s’agrippait à son frère, ce jour-là, il connut ce qu’était la tristesse pour la première fois de sa vie de veinard. Ce jour-là, il pleura, il maudit la mort de son père.

Se retournant dans le fauteuil, son visage se crispait un peu et il marmonnait quelques mots : « pas vrai… » « Papa… » « Rei…lâche… ». Son rêve se transforma alors en bizarrerie lorsqu’il fut emmené par un train volant dans une baignoire gigantesque ou Kirua se trouvait, assis sur une poêle qui flottait sur l’eau chaude. Jun allait se noyer et tentait de s’agripper à son canard jaune trop glissant et le chef cuisinier riait à pleins poumons. Puis la baignoire explosa et il tomba avec Kirua dans un vide complètement noir, traversé par des miroirs et des cigarettes. Touchant le sol, le souffle du jeune mannequin se coupa et il retourna alors dans le vrai monde. Trente-cinq minutes s’étaient écoulées et Jun était maintenant allongé au sol, visage contre le tapis. Rougissant sur le coup, il entre ouvra ses yeux lentement, puis sentit l’odeur alléchante d’un repas en finition. Le mafieux se rappela alors des circonstances de la journée et de l’arrivée inattendue du chef Yoka. Se relevant lentement à quatre pattes, il s’assied à genoux au sol puis regarda par la fenêtre dehors, le crépuscule étant à sa fin et baignant le salon et la ville des couleurs les plus chaleureuses et à la fois mélancolique qui soient. Jun eut un petit sourire, émerveillé pendant un instant. Ces souvenirs lui rappelait ce pourquoi il vivait ici et faisait ce métier et le blondinet regarda alors le sol, comme s’il n’était plus certain si cela en valait la peine…Est-ce que son père approuverait ses gestes? Est-ce qu’il serait fier de lui? Jun n’en était pas certain et cette incertitude le poussait parfois à continuer et d’autres fois à renoncer ses choix.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Dim 28 Juin - 20:09

-Qu’est-ce qu’on mange? ~


On aurait dit que Kirua était débarquer par surprise chez son petit frère et que celui-ci se laissait gâter, heureux de la visite. Le seul détail, c’était que Jun n’était absolument pas son petit frère, que Kirua ne l’avait rencontré qu’une seule fois, qu’apparemment c’était un des grands hommes de la mafia et que l’ex-assassin s’était introduit chez lui par infraction. Malgré l’étrangeté de la situation, les deux hommes semblaient confortables et détendus l’un envers l’autre, comme entre de vieux amis. Kirua tira une nouvelle bouffé de cigarette. Ils s’entendaient si naturellement que c’en était déconcertant. Il n’y avait pas de malaise, laissant croire que tout était banalement habituel. L’ex-assassin sourit à son reflet tordu sur une casserole. C’était mieux que de recevoir une balle entre les deux yeux.

Il pouvait presque sentir le sourire de Jun dans son dos. La compagnie du jeune blond espiègle était rafraichissante dans sa vie monotone, sautant du boulot à un coup d’un soir pour revenir au boulot le lendemain et passer quelques nuits à faire de la poterie avant de retrouver à nouveau quelqu’un pour se divertir un peu. Depuis qu’il était tout jeune, c’était l’une des premières fois qu’il se sentait aussi à l’aise en compagnie d’une autre personne. Et quelle personne complètement opposée à lui qui était si calme et antipathique. Les seuls vrais amis du cuisinier, ceux qui ne l’avait jamais abandonné et toujours soutenu, c’était ses trois chats. Trois demoiselles secourues dans la rue et don la plus vieille, Gris-poile, semblait s’autoriser tout les droits.


-J’ai hâte de connaître votre question Monsieur Yoka! Hihi


Un long doigt pâle traina, provocateur, le long de son bras. Il sentit ses poiles se dresser sur son passage, faisant frissonner le cuisinier et mordre brusquement dan sa cigarette. Il retira d’un air dépité la source de nicotine maintenant infumable. Il avait osé gâcher son précieux calmant! Jun allait payer! L’homme se retourna vivement, près à faire payer l’injustice au jeune blond, pour découvrir que celui-ci avait déjà traverser la pièce et s’apprêtait à pénétrer dans le salon. Kirua ravala sa mauvaise humeur excessive et recommença à couper des légumes. C’était seulement le seul homme sur terre capable de le faire sortir aussi aisément de ses gons.

Le temps commençait à se refroidir la nuit, le cuisinier avait donc opté pour une bonne vieille soupe au kimchi, simple mais délicieuse. C’était le plat qu’il préparait à chaque fois que quelque chose allait mal. Peut-être car il se souvenait que c’était la soupe préférée de son père, ou peut-être parce que c’était le seul repas que l’homme lui ait jamais préparé. Il se demanda brièvement si sa mère avait elle aussi aimé le kimchi. Il ne le saurait jamais.

Une lumière s’alluma soudainement dans sa cervelle. Et si Jun détestait? Merde.

Abandonnant la soupe déjà en train de cuire sur le feu, il se dirigea rapidement vers le salon. Sa chemise trempé lui collait désagréablement à la peau et l’après goût de la nicotine lui titillait les papilles gustatives.

Quelques mèches de longs cheveux noirs devant les yeux, il découvrit le joli jeune homme blond paisiblement endormit dans le canapé. Son corps y était comme à demi enfoncé et un petit sourire ornait ses lèvres. La vision était tout simplement merveilleuse. De plus, l’éclairage tamisé de la pièce donnait une impression de surréalisme.

Kirua resta un moment pétrifié sur place. Le gamin dormait? Comment pouvait-il dormir alors qu’un ex-assassin qui s’était introduit chez lui agissait librement dans la pièce d’à côté? Il était complètement inconscient! Il sentait la colère monter en lui, incapable d’accepter l’insouciance du jeune mannequin. Il aurait voulut le réveiller en le secouant bien fort et lui hurlant combien il était stupide. Le petit détail concernant le fait que Jun ne pouvait possiblement pas savoir qu’il était un ex-assassin lui était complètement sortit de la tête, trop concentré sur la colère qu’il ressentait. Puis, il fut stoppé net dans son élan. Ce qui était un sourire à peine quelques instants plus tôt, était maintenant devenu une grimace de tristesse crispé. Il avait l’air de souffrir terriblement, attaqué par une peine insurmontable.


« pas vrai… » « Papa… » « Rei…lâche… ».


Le regard peiné, Kirua se laissa glisser à genoux aux côté du jeune homme. Comment un si jeune garçon, qui semblait tellement à son aise dans le luxe, s’était-il retrouvé à jouer les mafieux la nuit? De même que le cuisinier s’en était extirpé, Jun semblait s’y être plongé.

Il accota sa tête contre le dossier et observa le blondinet dormir. Il semblait agiter, pris au piège dans un cauchemar. Ne sachant pas trop quoi faire, Kirua passa doucement ses doigts dans ses cheveux, replaçant quelques mèches de la couleur du blé. Et contre toute apparences, se gamin n’était pas inoffensif. Il avait le pouvoir de faire disparaitre Kirua de la surface de la planète si l’envie lui prenait.

À cette pensée, une voix froide et autoritaire s’éleva au fond de lui. /Il faut le tuer, maintenant./ L’opportunité était parfaite Jun ne pourrait pas se défendre. Kirua aurait juste à saisir le couteau caché dans sa veste et tout serait réglé. Il partirait et serait débarrasser de tout danger potentiel. Un petit geste précis, et tout serait finit.

Il prit une grande inspiration et se releva aussi vite que possible pour quitter la pièce. La vérité c’était qu’il aimait bien Jun. Il voyait en lui un ami potentiel et ne pouvait se résigner à l’assassiner. Son sourire et ses rires étaient trop sincères pour être détruits.

Il ralluma à nouveau une cigarette et se remit à l’œuvre. Tant pis si Jun détestait le kimchi, il devrait faire avec.

Le Chef cuisinier fouilla un peu dans les armoires à la recherche de quelques épices, puis ajouta encore quelques ingrédients. Au bout de quelques minutes, il du se résoudre à admettre que la soupe était prête et qu’il ne pouvait plus y ajouter rien du tout. Il baissa le feu et s’assit sur l’une des chaises de la petite table en bois massif, un cendrier à porté de main. Il refusait catégoriquement de retourner dans le salon.
Il n’eut pas à attendre bien longtemps. Le jeune blond arriva dans la pièce, un beau regard bleu mélancolique caché par ses longs cils. Le sommeil lui avait fait plus de mal que de bien et il semblait profondément perdu dans ses réflexions.
Kirua n’avait jamais vraiment eu d’ambitions. Il laissait les choses arriver, et se contentait de ce que le présent lui offrait, parfois pour le pire et d’autres fois pour le meilleur. Il aimait les choses simples, le banal et les bonheurs insignifiants. Il n’arrivait pas à comprendre comment un homme pouvait préférer choisir une vie compliqué et fatigante comme celle de mafieux ou d’assassin alors qu’il y avait des options beaucoup plus faciles. En se sens, Jun était pour lui un vrai mystère, à s’acharner comme il le faisait à vivre une double vie à la recherche de on-ne-sais-quoi. Prenant une longue inspiration de nicotine, il observa le mystère avancer dans la pièce en silence.

Au bout de quelques secondes, il écrasa son mégot dans le cendrier et se leva dans un crissement de chaise.


-Le souper est prêt. Soupe maison au kimchi.

[Tel que promis, un post super long. MOUHAHAHA!]
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Lun 29 Juin - 5:24

[rohh je suis comblé! *-* Kirua~ ; o ; je tombe sous le charme xD <3]

Le blondinet s’avançait las vers la cuisine, fixant le sol, trop perdu dans ses pensées. Puis il entendit un bruit de chaise et la voix du chef cuisinier.

-Le souper est prêt. Soupe maison au kimchi.


À ces mots, c’était comme si Jun avait retrouvé une chaleur dans son cœur qui s’était refroidi. Un sentiment étrangement familial. Relevant la tête comme surpris, il se passa un instant avant qu’il réalise tout ce qui se passait. Ses yeux azurs fixaient ceux couverts de noir de Kirua. Le mannequin avait la bouche entre ouverte et semblait revenir petit à petit à la réalité. Penchant la tête sur le côté, un grand sourire illumina son visage, rougissant quelque peu, puis il dit d’une voix très douce, sans aucunes malices


-Vraiment? J’adore le kimchi!

Rigolant un peu, il s’assied rapidement à table puis regarda son bol de soupe. Le même regard qu’il portait toujours à la cuisine du plus vieux se dessina sur son visage, un regard admirateur. Le blondinet ne se gêna pas pour goûter rapidement, puis en prit alors beaucoup d’autres cuillères. Il s’arrêta un instant tout simplement pour ajouter

-C’est délicieux!! Merci Monsieur Yoka~ hihi!

Le dîner se passa assez silencieusement, Jun en redemanda un autre bol et le dévora tout autant. Ce rêve un peu cauchemardesque avait éveillé en lui son côté plus vulnérable, le jeune garçon gâté qui était mort trois ans auparavant, quittant avec son père. Le Jun d’aujourd’hui était rusé, espiègle, fort et assez égocentrique. L’homme devant lui réussissait à le ramener sur terre, lui rappeler étrangement qu’il pouvait vivre pleinement et sans soucis. Mais bon, le cadet Myousatsuki était beaucoup trop têtu pour abandonner ses ambitions.

Après avoir terminé son deuxième bol de soupe au kimchi, le mannequin s’essuya doucement la bouche, puis plissa des yeux avec un petit sourire, fixant alors le plus âgé. Déposant ses bras sur la table, puis la tête entre ses bras, comme un enfant dormant sur son pupitre, il demanda d’une voix curieuse, plus espiègle, perçant toujours le regard de l’homme devant lui


-Je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi réconfortant depuis très longtemps, Monsieur Yoka…

Le petit mafieux ferma les yeux un instant, puis regarda la cuisinière. Se levant de sa chaise dans un petit crissement, il prit les bols vides de lui-même et de son invité puis les déposa dans l’évier. Se tournant doucement, il croisa les jambes, bas du dos contre le comptoir et se retenant de ses mains. Toujours avec ce regard sondeur teinté d’un léger pétillement bleu, il demanda de nouveau, penchant la tête comme à son habitude

-Vous aviez une question pour moi n’est-ce pas?...

Un simple rictus menaçant se dessina alors sur son visage fin et mignon. S’avançant doucement vers son invité, il lui prit une mèche de sa belle chevelure noire si attirante, puis la tourna dans son petit doigt fin, observant la texture capillaire. Puis, Jun scruta de nouveau le visage de Kirua, poussant un petit rire mesquin. Ce petit rire si innocent, mais qui cachait tant de mauvaises intentions. Le blondinet savait pertinemment qu’il obtenait toujours ce qu’il voulait et son puissant magnétisme avait eu raison de beaucoup d’hommes très forts d’esprit. Même les pires mafieux se faisaient prendre par son charme et finissaient par se faire avoir, souvent. Ses airs inoffensifs et son comportement docile laissaient tout indiqué qu’il serait le parfait petit chien obéissant.

C’était un piège meurtrier.

Heureusement, Jun ne considérait pas Kirua dans cette catégorie d’hommes à usurper. Non, il voyait en lui quelqu’un d’extrêmement attirant, un genre de personne qu’il n’avait jamais côtoyé auparavant. C’était très étrange, mais oh combien plaisant pour la petite tête blonde qu’il était.

Enroulant toujours son doigt dans une des nombreuses mèches d’ébène du cuisinier, Jun s’approcha quelque peu de lui pour finir par s’asseoir nonchalamment sur les cuisses de l’homme. L’observant toujours, comme essayant de percer le mystère sur ce que Kirua cherchait, il approcha son visage du sien, jusqu’à ce que leur nez se touche presque. Le rictus du blondinet s’agrandi quelque peu, puis il ajouta de sa voix maintenant presque murmurante, pleine de charme


-Comment pourrais-je te répondre, Kirua…?

Poussant son fameux rire aguicheur, Jun plissa à nouveau ses saphirs brillants. Il se demandait bien ce qu’était cette question. Cette question si importante qu’il fallait commettre effraction et fouiller la vie d’un individu. Kirua avait réussi à piquer sa curiosité dès que Jun avait connu son nom de famille. D’ailleurs, il ne fallait pas oublier que cet homme était potentiellement à éliminer, malgré que le blondinet ne le ferait probablement jamais…il était bien trop appétissant, tout comme sa cuisine.

Il devait choisir…si cet homme était le meurtrier de son père, allait-il le tuer, ou allait-il commettre un parricide? Allait-il trahir son père et décider que cet homme devant lui, ou plutôt sous lui devrais vivre pour sa mort?

Son cœur se mit à battre plus rapidement. Il devait savoir la vérité sur cet homme. Plus que jamais.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Lun 29 Juin - 7:42

-Je n’avais pas mangé quelque chose d’aussi réconfortant depuis très longtemps, Monsieur Yoka…

Kirua sourit distraitement à une craque dans la table en bois massif qui rappelait étrangement un éclair. Il était heureux que le repas ait plu au jeune homme. Ses yeux semblaient avoir repris leur pétillement joyeux qui leur était si caractéristique, effaçant l’image pénible que le cuisinier avait gravé dans sa tête, celle du mannequin écrasé par la tristesse. Dans un certain sens, un Jun qui ne souriait pas n’était pas vraiment Jun. C’était du moins ce que ressentait Kirua en l’entendant rigoler comme un enfant le soir de Noël. Curieusement, l’ex-assassin ressentait le désir de conserver précieusement ce rire, car lui n’avait jamais pu rire ainsi, et ne le pourrait probablement jamais.


-Vous aviez une question pour moi n’est-ce pas?...


Il releva la tête vers son hôte, confus. Il se heurta à un rictus malsain déformant le joli visage charmeur de Jun. Il était à l’opposé total de l’aura d’innocence qu’il avait dégagée quelques minutes plus tôt, alors qu’il était recroquevillé sur son canapé. Kirua se raidit brusquement. Ses ongles s’enfonçairent dans le matériel de la table pour se retenir de saisir le couteau caché dans son manteau. Une alarme s’était déclenchée dans son cerveau et hurlait la présence de danger. Voyant la source de toute cette panique s’avancer vers lui, il eut l’impression que le couteau contre sa poitrine s’était enflammer. Ses doigts lui faisaient mal tellement ils forçaient contre le bois et il ressentit très nettement ses pupilles se rétrécir, comme celles d’un chat. Il faisait un effort effroyable pour ne pas se relever d’un bond et reculer à chaque pas que l’autre homme faisait. Cependant, son cœur restait à un rythme calme, en contradiction avec tout le reste de son corps.

Le jeune homme aux cheveux miels avança de longs doigts délicats et se saisit d’une mèche de ses cheveux pour jouer avec. Si Kirua aurait agit en assassin, le poignet de Jun aurait déjà été brisé et une lame serait planté profondément dans sa gorge, tranchant l’artère principale. Il serait mort en quelques minutes. Heureusement pour ce dernier, Kirua faisait tout pour agir en simple cuisinier. Le cuisinier en question relâcha la table pour ne pas paraitre trop suspect et observa le mur. Il savait que ses yeux devaient à présent êtres glacial, ronger comme il l’était par ses instincts qui lui demandaient de tuer pour assurer sa propre sûreté.

Un rire mesquin du mafieux eu le même effet sur lui qu’un hurlement de terreur. Sa main se crispa sous la table, et une partie de son esprit se demanda si, de cette position, le cœur était plus facile à atteindre que la gorge.

Il pensa ironiquement que lui-même ne pourrait jamais s’endormir avec se gamin dans une pièce proche.

Jun s’approcha encore plus, et finit par s’asseoir sur l’ex-assassin. Kirua détourna nonchalamment –du moins il l’espérait- la tête, évitant les deux océans qui le scrutait. L’odeur du savon qu’il avait utilisé dans la salle de bain lui envahit les narines. Le cuisinier ne pu s’empêcher de jeter un coup d’œil à la chevelure d’or et Jun en profita pour se rapprocher encore plus, faisant se frôler leurs nez. Le rictus évolua lentement en sourire charmeur, laissant Kirua perplexe. Comment pouvait-il changer d’aura si aisément? C’était comme un dédoublement de personnalité, quoique Kirua était plutôt mal placé pour critiquer.


-Comment pourrais-je te répondre, Kirua…?


D’une certaine manière, sa voix douce et charmeuse était encore plus effrayante que tout le reste. Peut-être était-ce dû à ses yeux qui gardaient une trace de haine profonde. C’était exactement ce que Kirua cherchait à savoir. Pourquoi était-il si haineux? Pourquoi avait-il tant tenu à savoir l’âge du cuisinier? Qu’était-il arrivé à son père? Et toutes ses questions pouvaient se réunir assez facilement en une seule.

Il dévisagea à son tour le blond, l’étudiant de ses yeux artificiellement noirs. Leur proximité lui permettait de sentir sa respiration et la soudaine accélération de ses battements de cœur. Pourquoi donc était-il si nerveux? Est-ce que quelque chose l’effrayait? Peut-être que Kirua ferait mieux de ne pas poser sa question.

Levant doucement une de ses mains puissantes, Kirua plongea délicatement ses doigts dans la chevelure doré, exactement comme lorsqu’ils étaient dans se salon. Il sourit tendrement en observant le gamin assit sur lui. La panique qu’avait ressentit l’ex-assassin s’était envolé, manipulé par le charismatique jeune homme. Il sourit de plus belle. Il s’était fait avoir par ses charmes.

Il relâcha la chevelure d’or et posa distraitement sa main sur la table pour se concentrer à nouveau sur la question. C’était rude de demander une telle chose aussi directement, mais Kirua n’avait pas de tact, et ce n’était pas aujourd’hui qu’il commencerait à en avoir.


-Pourquoi es-tu rentré dans la mafia?


L’ex-assassin ne lâcha pas l’homme du regard. Il voulait une réponse sincère.


-Ce n'est pas pour l'argent.


Kirua dit cela pour éviter que l’autre ne lui sorte cette excuse bidon. Il était évident que Jun venait d’une famille aisée, sinon riche. Non, ni l’argent ni la gloire n’étaient les causes de ses chois. C’était quelque chose qui concernait son père, Kirua en était persuadé.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Lun 29 Juin - 18:54

-« Pourquoi es-tu rentré dans la mafia? »

-« Ce n'est pas pour l'argent. »


Sur le coup, la question eut le même effet sur le petit Jun que si Kirua avait planté son couteau glacé dans sa poitrine. Ecarquillant ses yeux bleus comme l’océan, il ne se figea un petit instant. Cet homme avait définitivement un potentiel de danger, et beaucoup de petites lumières s’allumèrent dans le cerveau du blondinet.

Après un court instant, ce dernier lâcha la mèche de cheveux de l’homme, puis le regarda de ses yeux plus perçants que jamais, remplis de haine, comme un chat effrayé, mais à la fois agressif. Le mannequin regarda pendant un long moment son interlocuteur sous lui, se retenant de le tuer sur le champ. Puis Jun détourna le regard et c’était comme si cette musique meurtrière venait de cesser, pour laisser place à un long silence assez lourd qui sembla éternel. Le plus jeune des deux se demandait s’il devait dire la vérité à Kirua, puisque rappelons-nous ce dernier était un espion potentiellement dangereux qui aurait peut-être assassiné son père. Le blondinet à la bouille irrésistible dit alors d’une voix faible, ayant cédé à l’autre homme, serrant ses propres mains sur ses cuisses fines à découvert sous ces petits shorts.


-…On a tué mon père…

Jun releva la tête soudainement, puis regarda de nouveau Kirua sous lui avec ses yeux plissés. Ces derniers semblèrent avoir tournés au vert, ce qui n’était pas du tout bon signe. Il se retourna sur les jambes du maître cuisinier pour maintenant entourer son bassin de ses cuisses de pêche. Le blondinet ajouta alors d’une voix très froide, pleine de ressentiment, pas vraiment envers Kirua, mais plutôt envers la situation

- Je ne le pardonnerai jamais…!

Un moment passa et les yeux du petit mafieux semblèrent retourner lentement au bleu azur principal. Furtivement, il laissa tomber

-Satisfait?...

Puis un rire espiègle s’empara à nouveau du blond. Le chef cuisinier avait voulu le faire souffrir, c’était désormais à son tour de le faire souffrir, pensa-t-il. Le blondinet passa un doigt sur le torse de Kirua puis s’arrêta juste où se trouvait le couteau de l’ex-assassin, comme par hasard. Ayant un sourire menaçant, il demanda d’une voix mielleuse, l’observant


-Tu me caches bien des choses, Kirua…Moi aussi j’ai une question…

Lentement, toujours en fixant le plus vieux sous lui, il détacha son manteau puis saisi le couteau tranchant entre ses petits doigts fins. Faisant glisser l’arme de meurtre sur son propre cou et penchant quelque peu la tête sur le côté, toujours fixant Kirua, il laissa une trace de sang se former sur son cou, rien de sévère. Puis il descendit l’arme sur sa poitrine, effleurant ses vêtements. Ayant un petit rire macabre, Jun demanda d’une voix tellement innocente malgré ses airs meurtriers


-Pourquoi as-tu tué des gens?...Tu voulais me tuer n’est-ce pas?...Tu n’y arriveras pas, Kirua…hihihi

Jetant l’objet tranchant au sol dans un bruit métallique désagréable, il essuya un peu le sang sortant de sa petite égratignure au cou, puis le porta à sa bouche, quelque peu aguicheusement, mais toujours accompagné de son regard de chat. Le mannequin blondinet s’approcha un peu plus du chef cuisinier, rougissant un peu par leur proximité, puis lui leva le visage d’un doigt sur son menton. Les cheveux dorés de Jun tombaient sur son visage délicat, comme formant une barrière autour de la vision de Kirua qui ne pouvait que voir le visage du plus jeune maintenant. Ce dernier changea son sourire meurtrier en doux sourire, puis ajouta, approchant un peu plus son visage du sien, leurs belles lèvres se frôlant plutôt sensuellement maintenant.

-Même si on m’a dit…que tu étais derrière le meurtre de mon père…moi non plus, je n’y arriverai pas…

Jun eut un léger sourire puis sentit un petit courant électrique passer dans son corps de ses lèvres douces et rosées, comme son visage, qui ne faisaient que frôler celles alléchantes de Kirua. Le blondinet sentait son propre cœur se débattre avec fureur, il ressentait une attraction puissante pour l’instant. Il ferma ses saphirs brillants un court instant pour les entre ouvrir, dessinant alors un visage presque érotique.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Mar 30 Juin - 3:58

[22h58 Promesse tenue!!]


-…On a tué mon père…


Kirua baissa les yeux. Il semblait que la mort de père est fait plonger dans une haine sans fin plus d’un seul fils. La douleur, le vide et la tristesse de savoir son géniteur assassiné par un être quelconque, l’ex-assassin les ressentait toujours, ses émotions terribles étaient encrées à jamais au fin fond de son âme. Et pourtant, il n’était de ceux qui avaient un amour inconditionnel envers leur père. Mais de savoir que l’homme qui vous avait tout appris, l’homme qui vous avait transmis les valeurs qu’il avait lui-même bâties sur ses malheurs et ses joies, avec la plus grande franchise humainement possible vous avait été arraché si simplement par la main d’une personne banale vous inspirait la vengeance, le besoin presque vital de faire payer à cet homme sorti de nulle part et qui s’était permis de détruire votre vie.

Cependant, lorsque le moment arrivait, que la vie quittait le corps que vous aviez mis tellement d’effort à haïr, si bien que c’était cette haine qui avait animé chacun de vos gestes depuis votre perte, la paix et le soulagement tant souhaités n’arrivaient jamais. Il ne restait que se vide incomblable et l’ombre d’une peine et d’une haine éternelles. Malgré cela, on ne parvenait jamais à regretter réellement de s’être embarquer dans la quête de la rancœur.

C’était peut-être pour cela qu’il évoluait aussi aisément aux côté du jeune homme blond, car il était mû par les mêmes sentiments. Ou avait été mû dans le cas de Kirua.

Jun changea de position sur ses cuisses, se mettant –peut-être inconsciemment- dans une position désavantageuse. Pour lui faire lâcher prise, l’ex-assassin n’aurait qu’à le pousser violemment afin de frapper son dos contre la table. La voix glaciale du mannequin sortit l’assassin de ses observations.


- Je ne le pardonnerai jamais…!


Des yeux d’un bleu éclatant, masqués par le noir, se noyèrent de tristesse. Même si Jun l’avait voulu, ce serait tout simplement impossible de pardonner une telle chose. Ce n’était pas un sentiment qu’une personne pouvait contrôler. Quelqu’un prétendant le contraire n’était qu’un hypocrite.


-Satisfait?...


L’horreur s’imposa dans les yeux couleur nuit. Satisfait? Jun pensait qu’il serait… satisfait? Son cœur se tordit dans un hurlement de souffrance. Les mots de Jun l’avaient transpercé, le blessant au plus profond de lui-même. Il éprouvait de l’affection pour le jeune homme et de savoir qu’ils avaient une histoire si semblable ne faisait que le faire se sentir plus proche encore de lui. Le cuisinier ferma douloureusement les yeux. Il essaya de ne pas écouter le ricanement qui sonnait terriblement faux à ses oreilles. Un doigt glacé se promena sur sa veste. Le temps que Kirua réalise qu’il s’approchait dangereusement de son arme cachée, il butait déjà contre. Il ouvrit les yeux et fixa à son tour les yeux de la couleur du ciel. L’assassin empiétait terriblement sur la faible partie de ‘cuisinier’ qui persistait en Kirua, rendant son regard plus sombre, ses yeux plus tristes.


-Tu me caches bien des choses, Kirua…Moi aussi j’ai une question…


Jun détacha sa veste pour attraper le couteau. L’assassin le laissa faire, immobile. L’arme semblait démesurément grande dans sa petite main, semblable à un reflet de son enfance, lorsqu’il apprenait à se servir de l’arme mortelle trop grande pour ses petits doigts. La lame s’approcha de la peau délicate du cou sur lequel pleuvaient quelques cheveux d’or, entaillant finement la peau et faisant perler le sang en petites larmes. Pris d’une peur soudaine que Jun ne se blesse réellement dans le seul but de tester le cuisinier, Kirua leva rapidement la main, dans l’intention d’attraper la lame à main nue et de l’éloigner de la peau délicate du mannequin, mais il stoppa brusquement son mouvement. Jun risquait de mal percevoir son geste et de faire quelque chose de stupide. Il serra le poing, enfonçant ses ongles au travers de sa paume, réfrénant son inquiétude.

Le sang sur la lame se déposa sur le chandail de Jun, laissant une trace macabre, allant de paire avec son rire. L’assassin se sentait pris au piège, responsable de ce qui semblait à une vague de démence chez le gamin en face de lui. Il avait envie de le prendre dans se bras et de caresser ses cheveux, comme lorsque l’on console un enfant.


-Pourquoi as-tu tué des gens?...Tu voulais me tuer n’est-ce pas?...Tu n’y arriveras pas, Kirua…hihihi


L’ex-assassin baissa la tête. Que pouvait-il dire? Il n’y avait rien à répondre. Il avait tué des gens dans le même but que Jun était rentré dans la mafia; pour venger son père. Pourtant l’homme avait surement été assassiné pour de bonne raisons, il avait passé sa vie à tuer et à répandre le malheur. Ce qui était curieux, c’était que ce n’était même pas une de ses victimes qui lui avait donné la mort, ça avait été l’homme qui l’avait engagé pour un travail. Il avait désiré s’assurer que l’affaire ne serait jamais exposer en éliminant le seul témoin restant. Ironiquement, sa réputation lui avait valut la vie.

Sentant un doigt forcer son menton vers le haut et le souffle brûlant du garçon assis sur lui contre sa bouche, Kirua releva la tête. Ses joues étaient rosées et ses lèvres magnifiquement rouges. Ses cheveux encore un peu mouillés parsemaient adorablement son visage, dessinant des ombres sur son sourire qui reprenait la douceur de plus tôt. À chaque centimètre qui disparaissait entre eux, la respiration de Kirua se faisait plus profonde, ajoutant à la pesanteur de son regard.


-Même si on m’a dit…que tu étais derrière le meurtre de mon père…moi non plus, je n’y arriverai pas…


L’ex-assassin sentait la chaire pulpeuse de ses lèvres se frotter contre les siennes à chaque mots, transformant l’atmosphère tendue en quelque chose d’érotique. Leurs torses étaient appuyés l’un contre l’autre, chaque inspiration augmentant la température du sang de Kirua. Il enregistrait difficilement les paroles prononcées. Jamais Jun ne lui était apparu aussi sensuel, aussi désirable. Il pouvait presque goûter Jun et son délicieux parfum sur sa langue. Il voulait s’emparer de sa bouche, sentir tout espace entre eux disparaitre. Une main audacieuse s’aventura à frôler doucement le cou pâle, là ou la lame avait pénétré la peau. Soudain ses yeux se firent plus froids, un rictus mauvais couvrit ses traits délicats. Il murmura contre les belles lèvres de son hôte de voix profonde et presque mauvaise.


-Si j’avais voulu ta mort, tu ne te serais jamais réveillé pour souper.


Sa mains doucereuses à peine un instant plus tôt saisirent solidement la nuque de Jun, sans lui faire mal mais l’empêchant de détourner ses yeux. Les pupilles de charbon exprimaient désormais la sincérité de celui qui les possédait. Il embrassa le merveilleux visage face à lui de ceux-ci espérant en quelque part transmettre tout ce qu’il ressentait pour ce jeune homme si unique.


-J’ai tué, mais uniquement pour venger l’assassinat de mon propre père.


Il relâcha doucement sa prise, trainant ses doigts jusqu’à caresser les joues de Jun.


-Et jamais je n’ai tué un homme du nom de Myousatsuki. Et je ne voulais pas te blesser.


Son regard se posa à nouveau sur les lèvres sensuelles à porter des siennes. Incapable de résister, il s’approcha lentement et déposa un baisé au coin de sa bouche, pas directement dessus de peur de mettre le plus jeune en colère. Ses yeux était aimant, désireux de ce visage si délicat et fort à la fois.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Mar 30 Juin - 4:51

-« Si j’avais voulu ta mort, tu ne te serais jamais réveillé pour souper. »

Ces mots, aussi étrange que cela pouvait paraître, avaient eu pour effet de rassurer le blondinet. Jun sentit son cœur sauter un bond et regardait toujours aussi profondément l’homme sous lui. Se laissant saisir la nuque avec un petit sursaut, ses pupilles se dilatants, les joues du petit mafieux se colorièrent d’écarlate et de rose. Pour une des seules fois de sa vie, le mannequin rusé s’était sentit intimidé. La tête transpercée du regard d’ébène du cuisinier ténébreux, Jun pouvait cependant sentir toute la sincérité et la bienveillance dans les gestes de Kirua. Les saphirs du garçon aux cheveux de miel tremblèrent quelque peu, mais on ne puit voir aucune chute de larmes. Comme s’il recevait trop d’émotions à la fois, le cadet Myousatsuki détourna son regard rappelant les vagues dans un instant de faiblesse.

-« J’ai tué, mais uniquement pour venger l’assassinat de mon propre père. »

Kirua était donc dans une situation très proche de la sienne. Étrangement, Jun n’y croyait pas au début, mais lorsqu’il retourna son regard vers celui perçant du maître cuisinier, il comprit que c’était la vérité. La main forte qui lui avait alors saisit la nuque délicatement se desserra quelque peu, comme un feu s’éteignant au milieu d’un endroit gelé. Les doigts habiles caressèrent alors les petites joues roses du mannequin et ce dernier entre ouvra quelque peu la bouche à ce contact. Le cœur de Jun se serrait de plus en plus, un grand nœud se formait à sa gorge. Il aurait tellement aimé, à l’instant même sangloter comme jamais dans les bras réconfortants de quelqu’un qui le comprenait. Hélas, il n’y arrivait pas, pas même avec Rei, son grand frère. Jun s’était mis en tête qu’il devait être fort comme son père s’il voulait lui faire honneur et le venger. Mais à un si jeune âge, c’était regrettable d’ainsi enfouir ses sentiments les plus inoffensifs pour se protéger de la pègre. Dans la mafia, c’était la loi du plus fort et le blondinet ne pouvait se permettre de montrer une seule faiblesse.
Avait-il à ce moment échoué son objectif? Kirua était-il en train de le faire couler dans un horrible mensonge? À ce stade, Jun ne s’en souciait presque plus. Coup monté ou pas, il ne pouvait plus reculer à cet instant, il avait été jusqu’à maintenant beaucoup trop sincère et faible.


-« Et jamais je n’ai tué un homme du nom de Myousatsuki. Et je ne voulais pas te blesser. »

Alors pourquoi lui avait-on dit qu’il était un danger potentiel? Ses sources n’étaient quand même pas si douteuses. La famille Myousatsuki avait beaucoup de connections dans le sombre monde de la pègre et connaissait souvent tous les revers de la médaille. Mais pourquoi ne pouvaient-ils pas trouver une fois pour tout l’assassin de Kazuya? Pourtant il prenait une grande place dans le cercle familial. Il était d’ailleurs très important dans le clan des mafieux d’ont il faisait parti. La seule réponse à cette énigme était que l’homme qui avait tué le paternel de Jun et époux de Anastasia était, à cette heure, mort lui-même. C’était plausible.
Les réflexions du jeune homme aux perles bleues et à la tignasse d’or s’arrêtèrent brusquement lorsqu’il revint à la réalité, c'est-à-dire dans les bras de Kirua. Jun mit du temps avant de comprendre qu’il venait de recevoir ce furtif baiser au coin de ses lèvres, ne faisant que regarder Kirua sous lui d’un air presque triste. C’est au moment où il vit la lueur affectueuse dans les pupilles charbonneuses du chef cuisinier que le corps et l’âme de Jun se réveillèrent en entier. Ne pouvant vraiment résister à cette offre, le plus jeune ferma les yeux lentement, puis colla finalement ses douces lèvres contre celles toutes aussi délicates de Kirua. Passant une main dans les beaux et longs cheveux d’ébène éclatants de son nouvel amant, Jun lui offrit un tendre baiser délicat, reflétant bien sa nature. Le blondinet n’avait jamais embrassé un homme avec autant de sincérité de sa petite existence, certes il en avait embrassé beaucoup, souvent pour se tirer d’affaires ou pour obtenir quelque chose en retour, mais ce n’était qu’un geste banal, machinal et soustrait de toutes affections humaines. Ce baiser s’accentua quelque peu juste après que Jun aie décoller ses lèvres un court instant pour réaliser ce qui se passait, rougissant. Refermant les yeux, il se colla un peu plus à Kirua, puis s’abandonna totalement à lui, ne se souciant plus de rien. Plus rien n’existait à ce moment précis, le temps s’était stoppé, l’espace s’était altéré.

Comme le son de son cœur innocent qui appelait à la tendresse, Jun laissa tomber un léger gémissement doux, non plaintif, mais plus d’envie. Le blondinet avait l’envie de ne plus laisser partir le bel être juste sous lui, voulant rendre ce lien inatteignable pour l’océan d’êtres humains sur cette terre maudite, mais si merveilleuse.

Un beau sourire tendre se dessina petit à petit sur son visage qui avait retrouvé toutes ses couleurs charmantes et innocentes. Jun crispa légèrement ses fines mains sur le vêtement de Kirua, puis dit en murmurant sur ses lèvres toujours.

-Comme tu m'intrigues...

Il laissa s’échapper un petit rire espiègle, mais non menaçant. Passant doucement ses mains sur le visage et dans les cheveux souples de Kirua, il resta un moment à le contempler. Déposant sa tête parfumée des bulles savonnées de tout à l’heure sur l’épaule du chef cuisinier, il ferma les yeux et prit une grande respiration. Cette étreinte lui faisait le plus grand bien, il espérait ne pas trop troubler Kirua, quoiqu’il fût un peu trop tard maintenant. Jun soupira d’aise, ne bougeant pas, sentant la chaleur et l’aura réconfortante de son nouvel amant.

Les personnes souffrantes et heureuses formaient la vie dans ce monde. Elles se retrouvaient entre elles puis tissaient de longs fils parfois robustes et d’autres fois minces. Ces liens d’amour restaient pour la vie, surtout s’ils avaient été bien entretenus. Un nouveau lien s’était créé dans l’âme de Jun, un lien très important d’une personne assez inattendue et étrangement similaire. Il y aurait toujours des surprises dans la vie, après tout, le blondinet n’avait qu’à peine dix-huit petits printemps à sa vie.

En ce moment, son cœur s’était ouvert, dans cette étreinte, dans ce baiser.
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Mer 1 Juil - 2:22

[Désolé, petit post, je suis un peu en panne d’inspiration DX]


Jun le regarda avec de grands yeux perdus. Il eut l’amer impression d’avoir attristé le jeune homme, sans même comprendre comment. Des vagues chahutaient les pupilles de ses yeux et Kirua pensa un instant que s’il ne se détournait pas de ce regard, il allait s’y noyer. Puis, comme une lumière apparaissant dans l’obscurité, cet aura qui entourait le blond se remit soudainement à briller. Une chaleur aussi douce que ses cheveux de la couleur du miel réchauffa son cœur glacé. Les vagues disparurent derrière leur forteresse et s’engagea à la rencontre des lèvres du cuisinier. C’était un baiser innocent, un miroir de l’âme sincère de Jun, touchant l’ex-assassin plus profondément qu’il ne le crut possible. C’était le genre de baiser que Kirua avait toujours détesté de la part de ses amants. Ce baiser plein de vérité et de promesses de lendemains dont Kirua ne désirait pas. Mais offert par la bouche de Jun, il ne pouvait se résoudre à le trouver déplaisant. Au contraire, il aurait voulu qu’il ne prenne jamais fin.

Kirua avait toujours mit une barrière entre les gens qu’il fréquentait et lui-même. Il refusait de se mettre à aimer une personne, trouvant la chose trop encombrante et prenante. Un sourire décora ses lèvres en pensant à cela. C’était une toute autre histoire avec Jun, car il n’avait pas décidé de l’affection qu’il éprouvait pour le curieux jeune homme, elle lui avait été imposée. Kirua n’était pas du genre à s’opposer au destin.

Les petites lèvres pulpeuses du mannequin s’écartèrent un instant des siennes, avant de les reprendre de plus belles, au plus grand plaisir de l’ex-assassin. Celui-ci entoura le visage fin et délicat de ses mains, l’attirant encore plus proche de lui –du moins si c’était toujours possible-.

Il sentit sa chemise se friper sous la poigne fragile de Jun alors qu’il murmurait quelque chose contre ses lèvres et entama un petit rire espiègle. Leurs fronts appuyés l’un sur l’autre, ils s’observèrent et le Chef cuisinier essaya d’imprimer pour toujours les traits magnifiques de son visage dans sa mémoire. Puis la tête blonde glissa de ses mains pour se poser sur son épaule, soupirant doucement, dans un silence affectionné. Il n’y avait pas vraiment de mots pour décrire l’atmosphère et les émotions qui emplissaient Kirua. Il était tout simplement bien, d’une manière qui est indescriptible, qui ne peut qu’être ressentie.

Ce gamin dont les bras entouraient désormais possessivement la taille, Kirua voulait le voir pleurer et rire, frissonner et bouillir. Il voulait le voir vivre comme il l’entendait, n’écoutant comme toujours que ses propres envies tout en conservant sur lui un lien, une emprise indestructible.

Son visage était paisible, heureux de rester immobile, Jun emprisonné dans son étreinte. Il déposa un petit baiser affectueux dans son cou, puis une série, s’attaquant ensuite patiemment à ses cheveux. Écartant légèrement le haut de son chandail, il se permit de s’en prendre aussi quelque peu aux muscles de ses épaules.


-Tu m’intrigue tout autant…
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MessageSujet: Re: Pris sur le fait   Mer 1 Juil - 3:02

[Je comprends ^^ Désolé si je n’étais pas assez inspirant ; o ;!]

Le blondinet frissonna au contact de la série de baisers dans la région de son cou. Rougissant quelque peu, il ne laissait cependant pas voir sa gêne, toujours la tête bien enfouie dans la clavicule de Kirua. Jun sentit le haut de son shirt s’étirer et sa peau de perle recevoir un autre baiser brûlant de la part du chef cuisinier.
.
-Tu m’intrigues tout autant…

Cette phrase sortant de la bouche d’un si bel inconnu vite devenu amant attisa le petit démon en Jun qui semblait tout faire pour sortir de sa cage. Il n’en fut pas beaucoup plus pour que ce dernier prenne totalement possession des envies du petit ange cornu qu’était le blondinet. Relevant quelque peu la tête, juste pour pouvoir regarder de nouveau Kirua, son expression avait passé du garçon timide au jeune homme rusé, encore dans une fluidité sûrement héritée par sa mère. Fixant les deux charbons brillants du chef cuisinier, il y attisa le feu avec les étincelles se trouvant dans ses saphirs. Un petit sourire qui voulait tout dire se dessina sur son minois, puis Jun caressa doucement les mains de Kirua, pour les forcer à se défaire de son emprise. Ce qu’il réussit sans trop de difficultés d’ailleurs. Comme pour le provoquer, il s’assied alors sur une seule cuisse du cuisinier, serrant bien les jambes autour. Ayant un peu reculé sur sa proie, il atteignait maintenant son torse en se penchant. Déposant félinement ses deux fines mains sur le torse de l’ex-assassin, Jun lui fit un regard toujours aussi espiègle, complice même. Rougissant, il entre ouvra la bouche pour insérer le premier bouton de la chemise de Kirua entre ses dents, tirant dessus pour le détaché. Opération réussie. Il jeta un autre regard furtif au visage de sa victime en haut de sa tête blonde, puis descendit encore un peu pour s’attaquer au deuxième bouton. Il y châtie le même traitement, cette fois avec plus de sûreté. Après quelques minutes, il se trouvait désormais presque couché sur la cuisse de son invité surprise. Ses mains s’étaient déposées sur le haut de chacune des deux jambes, puis il détrôna finalement la dernière des attaches, regardant avec fierté le résultat. Un beau torse bien dessiné accompagné d’un abdomen de la même trempe! Poussa un petit rire, il remonta sa tête aux cheveux d’or jusqu’au visage du ténébreux, resserrant à nouveau ses deux petites cuisses sur celle de Kirua. Le gamin ne se gêna pas pour s’attaquer à nouveau à ses lèvres, les ayant quelque peu oublié pour détacher sa chemise. D’ailleurs, maintenant que la peau du plus vieux était à découvert, Jun y balada ses mains réchauffées dessus, découvrant les traits du chef cuisinier.

Le baiser que le petit mafieux offrait à Kirua était beaucoup plus fougueux que le précédent, moins tendre, plus charnel. Le blondinet pouvait sentir son propre corps se réchauffer quelque peu à cette proximité forcée et surtout puisqu’il avait libérer son démon intérieur. Sans hésitations, sa main qui s’était baladée sur le torse de l’autre jeune homme, se dirigea lentement et dangereusement surtout dans la région plus basse. S’arrêtant à la ceinture, elle ne se fit pas plus attendre et commença le processus complexe de suppression de la ceinture de Kirua. Sa sœur, elle, caressait toujours le torse agréable de l’homme. Le mannequin en Jun était tout à fait présent, assis ainsi le dos arqué sur un homme tout aussi séduisant, on aurait tout dit d’une pub pour des vêtements. C’était très sensuel et devenait petit à petit érotique. Ne disant rien, Jun s’exprimait par ses mouvements et ses regards. Vint alors l’instant où il pu finalement détacher la barrière autour de la taille du chef cuisinier. Ouvrant ses deux yeux azurs, plus pétillants que jamais, il décolla ses douces lèvres pour offrir un rictus à Kirua. D’une voix plus sensuelle, il lui murmura


-Nous n’avons pas eut de dessert encore…

Glissant de nouveau sur la jambe du plus vieux, Jun déposa à son tour quelques baisers dans le cou de Kirua, descendant doucement à son torse. Ses mains étaient cette fois toutes deux affairées sur les bras de l’homme, les massant délicatement, jusqu’à ce qu’une des deux succomba à la tentation et caressa lentement l’entrejambes encore vêtu du pantalon de Kirua.

L’air s’échauffait énormément et le blondinet n’hésitait plus, il savait ce qu’il voulait. Jun n’était pas le genre de garçon a avoir honte de ce genre de choses et ne se gênait pas s’il en voulait. Ce n’était pas sa première expérience, mais c’était bien la première fois qu’il le faisait avec quelqu’un qu’il considérait comme étant plus qu’une conquête.


[niakniakniak >D]
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Pris sur le fait

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