Yuukoku, la ville aux deux visages...

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 Persephone Hamshire

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Persephone Hamshire



Nombre de messages: 30
Age: 21 ans
Sexe: féminin
Sexualité: hétérosexuelle
Métier: Toujours étudiante pour devenir architecte et tue son passe temps en faisant des petits boulots. Métier à temps partiel actuel photographe.
Petit(e) Ami(e): bien trop parfaite pour en avoir un
Date d'inscription: 01/11/2009

MessageSujet: Persephone Hamshire   Mar 3 Nov - 12:04

Je m’appelle Persephone Hamshire, née un soir d’hiver d’une mère aussi froide que le manteau de la mort qui m’entourait. En effet j’étais constamment malade, une constitution faible, et pas une journée ne passait sans qu’un médecin ou même plusieurs ne m’entourent sur ordre de mon père. Ce dernier je ne me souviens pas de lui, dans mon subconscient est un homme caché par une brume épaisse. Il ne me rendait visite qu’une fois par mois selon mes bribes de souvenirs, mais malgré son absence j’étais comblé de joie. Il était aimant et me choyait avec une tendresse que je n’aurais jamais connue avec ma mère Alexia. Elle réservait son amour exclusivement pour son amant et tous dégénéra à la mort de papa, lors de mes cinq ans. La nouvelle la tua littéralement et un enfer débuta pour moi. Elle m’enfermait dans la maison me réduisant à l’état de poupée. J’étais devenu son nouvel « amour ». Elle me forçait à adopter un régime stricte dangereux pour ma santé et plus d’une fois je me retrouvais au lit durant deux belles semaines et m’obligeait à faire du sport jusqu’à l’épuisement total. Tous les domestiques trop compatissant qui me donnaient l’impression d’être une humaine furent renvoyés sauf un mon professeur Takashi Sakamoto ayant la vingtaine. Avec lui j’arrivais à respirer et il adaptait ses cours selon ma condition et quelque fois on allait jusqu’à ne rien faire juste parler du beau temps en japonais. C’était la langue qu’il voulait que j’apprenne par-dessus tout. Vers mes treize ans quand nous devenions plus complices et moi plus mûre il me racontait « l’extérieur », l’univers inconnu car Alexia restait inflexible : « tu es mienne et tu resteras toujours près de moi ! » et ma soi-disant ressemblance à mon père ne m’aidait guère. Par contre elle préférait se focaliser plus à son nouveau ami « alcool » qu’à moi « sa poupée ». A cette époque j'appris de mon professeur que j'étais une métisse, un mélange de japonais, mon père, et d'anglais, ma mère. Cette dernière a rempli les papiers pour que j'acquiers la nationalité anglaise.

Durant une nuit d’hiver, plus précisément en Décembre, à l’âge de quinze ans se produisit, comme je dirais, « le drame de ma vie ». Un soir Alexia déboula dans ma chambre en plein milieu de la nuit et m’extirpa de mon lit par mes cheveux. Elle me trainait le poing ferme et les pas assurés en criant comme une folle dans tous les couloirs du manoir. Les domestiques voyant la scène et ayant pris peur appelèrent les forces de l’ordre je présume. Moi je n’entendais rien, concentrée sur ma douleur au niveau du crâne. La douleur s’arrêta et un vent glacial m’accueillit cruellement, mordant mes joues trempées de larmes. On était à la terrasse du premier étage qui donnait vu sur le jardin qui m’était inaccessible, et juste sous nos pieds une magnifique piscine totalement congelée où une plaque s’était formée à sa surface. Soudain, elle me souleva avec je ne sais qu’elle force pour me mettre sur la rambarde. La neige qui s’était formée crissait sous mon poids tel un dernier adieu sinistre. Je me retournais, totalement effrayée, et restai pétrifiée face à l’expression d’Alexia. Oh grand Dieu impossible d’oublier. Elle me regardait comme si j’étais… un simple objet dont il fallait se débarrasser. Aucune émotion n’animait son visage, même pas un chouïa de haine. C’était l’indifférence d’un inconnu. De ses mains elle me poussait, moi impossible de réagir. J’avais réalisé que ma seule bouée à laquelle je m’étais accrochée était bien cet inconnu pensant lui plaire un jour. Je ne désirais que ceci malgré tout ce qu’elle m’avait fait. Elle était ma seule famille, ma seule connaissance et la seule avec qui je pouvais parler à tout moment. Ce n’était pas Takashi présent à ses heures de cours et disparaissant aussitôt après. Ma vie se déroula sous mes yeux et je touchai quelque chose de dur et très froid mais qui se brisait très vite sous mon corps. Ensuite une sensation horrible s’était emparée de moi, mon cœur semblait ne plus battre. J’allais mourir en tant que spectatrice d’un monde qui ignore mon existence. J’allais partir sans rien connaître et sans avoir d’amis ? Bien triste comme fin, exactement les romans dramatiques où le héros est accablé par la fatalité.
D’un coup je me retrouvais à nouveau dans du douillet et chaud, reprenant conscience je voyais des gens floues bouger rapidement et un visage penché à moi. Des lumières bleues et rouges clignotaient.

- Elle reprend conscience, venez !

A peine ces mots prononcés l’activité redoublait et les clignotements disparurent pour une lumière blanche très aveuglante. Je fermais les yeux et virai dans un tout autre sommeil.

Apparemment je restais dans le coma une belle année, exagéré m’étais-je dis. Malheureusement les médecins avaient raison, ma santé fragile ainsi que la glace qui recouvrait la piscine étaient les raisons principales de ce long sommeil. Par ailleurs j’étais étonnée de me retrouver dans un hôpital japonais et encore plus quand Takashi entra par la porte de ma chambre totalement essoufflé pour m’annoncer qu’il était mon tuteur légal.
Que dire de la suite, mon cauchemar avait cessé. Au lieu de me rendre au lycée comme tous jeunes de mon âge, Takashi me posa directement la question de mon avenir. Que veux-tu faire plus tard ? Instinctivement je disais architecte. Quelques jours plus tard il me ramena tous les formulaires et prospectus des universités traitant de ce métier. N’étant encore qu’un bébé dans ce monde inconnu je le laissais faire et passai les examens d’entrés avec succès.

Aujourd’hui à mes vingt et un ans j’étais toujours étudiante pour devenir architecte, avec comme métier à temps partiel photographe. A cause du testament à mon père, je devais quitter ma ville natale pour Yuukoku, et donc quitter mes premiers amis qui m'avaient sincèrement aimée. Les seules à me critiquer en me disant être « perfectionniste », « sage » et totalement inconsciente du danger. En effet j’avais du mal à différencier mon ami de mon ennemi et disais souvent ce que je pensais. Cette franchise froissa plus d’un mais heureusement ils avaient compris que je ne blessais pas intentionnellement. Et par-dessus tout je hais les débordements tel que se saouler jusqu’au matin ou laisser quelque chose qui m’appartient sale. Je n’y pouvais rien, je voulais que tout soit parfait. Mon étonnement fut à son comble quand je découvris qu’il y avait d’autre relation qu’homme-femme, malgré tout je restais dans mon idée d’origine, pas prête pour de nouvelles expériences. Tout le monde se moquait de ma naïveté mais je n’osais pas leur dire la raison, j’avais honte de leur révéler mon passé. Je découvris aussi une passion qu’est la photographie qui me permettait de garder en mémoire chaque expression de visage marquant, ce qui change d’Alexia l’Indifférente, et un talent pour le dessin. Je fis un dernier adieu de la main aux amis regroupés et courus, les larmes aux yeux, vers mon appartement où mes valisent attendaient.
Arrivée j’essayais de me consoler en me disant nouvelles rencontres égalent nouvelles décryptages. J’aimais essayer de décrypter les sentiments d’autrui.

Je me retournai sur moi-même dans ma chambre et m’arrêtai face au miroir. Je n’étais pas différente d’une asiatique de tout ce qu’il y a de classiquecheveux noirs et yeux en amandes noirs également coupés courts pour qu’il soit plus pratique dans mon nouveau travail. Mon nez était petit et plutôt bien là où il était et mes traits fins, hérités par mon père selon les dires de Takashi qui le connaissait très bien. De ma mère, la seule chose positive dont j’avais héritée fut une taille moyenne si on se réfère à la norme de l’Europe qui est un mètre soixante pour cinquante kilos. Ce dernier point n’est pas naturel chez moi ; je ne supporte pas le trop gras et ne peux en manger qu’à faible quantité d’où peut-être mes petits seins. Si on ignore ce petit détail, il m’arrive souvent d’être narcissique.

A cet instant je suis dans un train en direction de la ville de Yuukoku, sur ordre du testament à mon père. La tête enfouie dans mon manteau, je rêvais de ce que sera ma vie dans un terrain totalement inconnu.








PS: Est-ce-que cette présentation est valide? Je déteste le genre de présentation "physique: 7 lignes de blabla". Et sinon j'ai fait en sorte que chaque information y figure en gras souligné.
Excusez-moi d'avance pour mes fautes d'orthographes ou de grammaires.


Dernière édition par Persephone Hamshire le Mar 3 Nov - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Persephone Hamshire   Mar 3 Nov - 16:28

Pour la forme, à l'Admin de voir. Elle a déjà accepté des présentations originales, mais là ... On verra bien.

Par contre, tu n'indiques pas sa nationalité, alors que tu précises bien qu'elle n'est pas japonaise.

J'ai relevé quelques fautes, mais rien de bien dramatique (de petites fautes d'accord, un ou deux verbes conjugués à la 3ème personne alors que le sujet est à la première).

Par contre : "métier à temps partielle photogrephe" : d'abord je crois bien qu'un E s'est glissé à la place d'un A, ensuite, temps est un mot masculin ...
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MessageSujet: Re: Persephone Hamshire   Mar 3 Nov - 18:07

Bienvenue.

Tu ne suis pas le modèle de présentation que j'ai donné mais ce n'est pas grave. J'accepte celui-là. J'aime bien ta façon d'écrire.

J'attends que tu corriges les fautes indiquées par Abiel avant de te valider.

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MessageSujet: Re: Persephone Hamshire   Mar 3 Nov - 23:18

Ça ira. Fais tout de même attention en RP Wink

Ta fiche est validée.

Bon jeu.

[Je verrouille le sujet.]

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