Yuukoku, la ville aux deux visages...


 
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 Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]

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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Dim 20 Juin - 18:36

    J’étais en vacances depuis quelques jours. L’hiver semblait toucher à sa fin puisque les températures remontaient légèrement. Je n’étais pas contre ce changement, quoiqu’il pourrait tout de même être un peu plus rapide. J’avais hâte de retrouver mes tee-shirts d’été. Malheureusement, il y avait encore de longs mois à attendre. J’allais donc me satisfaire de ces basses températures mais qui s’élevaient tout de même à quelques degrés au-dessus du zéro. Et puis depuis à peu près une semaine, il ne pleuvait pas. Que demander de plus ? Peut-être que ma mère me laisse tranquille. Je n’avais pas pu passer le nouvel an avec elle vu que j’avais été de service à ce moment-là, donc maintenant, elle me harcelait pour que je passe la voir à Tokyo, ma ville natale. Elle pensait sans doute qu’en me téléphonant tous les jours, j’allais finir par craquer et descendre sur Tokyo. Le pire, c’était que ça marchait. Après quelques jours de repos sur Yuukoku, j’irais rendre visite à mes parents. Je leur devais bien ça. Ça faisait quelques temps que je n’avais pas pu aller les voir. Que ma mère me harcèle ou pas, j’aurais tout de même fini par me rendre à Tokyo.

    Mais pour l’instant, c’était repos bien mérité à Yuukoku. Enfin, « repos », c’était vite dit. Je ne passais pas mes nuits à dormir mais à faire la fête. C’était ma manière de décompresser. Mais à Tokyo, ce ne serait sans doute pas mieux. J’avais réussi à négocier avec mon meilleur ami Ranmaru qu’il prenne ses vacances en même temps que moi pour que nous nous voyions, même si ce n’était que quelques jours. J’aurais aimé lui offrir plus puisqu’il revenait d’Angleterre pour deux semaines, mais c’était malheureusement impossible. Je reprenais le boulot plus tôt que lui. Ça m’énervait un peu parce que ça devait faire un peu plus de huit mois que nous n’avions pas pu nous voir en vrai, sans webcams interposées. Mais c’était la vie. Il avait décidé de faire sa vie en Europe et moi de rester dans mon pays d’origine. Heureusement qu’il y avait internet et le téléphone sinon notre amitié en aurait sûrement pâti. Mais je n’allais pas me plaindre de cette grande distance entre nous. A chaque fois que nous nous revoyions, c’était toujours super, comme si tout ce que nous avions gardé en nous durant tous ces mois loin l’un de l’autre remontait à la surface et qu’on le vivait en version concentrée. Mes vacances allaient être dures, mais pas autant que ma reprise du boulot. Ça allait être difficile de retourner travailler après avoir passé mon temps à faire la fête, surtout lorsque c’était en compagnie de Ranmaru.

    Mais ce soir, j’allais m’amuser sans lui, mais pas seul pour autant. Quelques collègues du commissariat m’avaient proposé de sortir en boîte et j’avais accepté. Ce n’était pas de grands amis, juste de simples connaissances, mais je n’allais pas refuser cette invitation. Vive l’ambiance au travail sinon si je ne faisais pas d’efforts pour m’intégrer. Je n’étais pas le plus aimé au commissariat, loin de là même. Peut-être était-ce ma grande gueule qui dérangeait, ou mon look, si ce n’était pas mon orientation sexuelle. Les flics étaient parfois étroits d’esprit. Mais là, vu qu’on me tendait une perche, j’allais la saisir. Ça arrangerait peut-être un peu les choses si on voyait que je n’étais pas si différent d’eux. J’aimais faire la fête, boire un peu, draguer. Bref, rien de plus banal. Mes collègues et moi nous donnâmes donc rendez-vous sur le parking d’une boîte de nuit plutôt branchée où je venais de temps à autre. Nous entrâmes et allâmes nous installer sur une banquette et des fauteuils pour former une sorte de carré. C’était plus pratique pour discuter. Nous commandâmes tout de suite des verres pour nous mettre dans l’ambiance. Le temps passa sans incident et j’avouai que les sorties entre collègues n’étaient pas si terribles que ça. Ils n’étaient pas aussi ennuyants que je le pensais et m’étonnèrent même lorsqu’ils commencèrent à se lâcher, sûrement grâce à l’alcool.

    Au bout d’un moment, je me levai pour aller danser. Certains gars me suivirent et d’autres restèrent assis à boire et à discuter. Lorsque j’étais en boîte, je ne parvenais pas à rester immobile. J’avais besoin de danser. Je me déhanchai donc sur la piste de danse, ne faisant pour l’instant pas attention aux gens qui m’entouraient. Je me mettais complètement dans l’ambiance avant de voir si quelqu’un pouvait attirer mon attention et passer une partie de la soirée avec moi. J’avais pris la mauvaise habitude de séduire et de collectionner les aventures. Mes collègues le savaient donc je n’avais pas à m’en cacher. De toute façon, l’un d’entre eux avait déjà jeté son dévolu sur une brunette plutôt bien foutue. Si lui se lâchait, j’allais en faire autant. Mais d’abord, j’allais refaire un tour vers la table pour m’hydrater à nouveau. Il faisait plutôt chaud sur la piste. En retournant à ma place sur la banquette et en buvant mon verre, je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un me suive et prenne place à mes côtés. Il s’agissait d’une fille assez mignonne. Sa tête me disait vaguement quelque chose. Nous échangeâmes quelques mots et au bout d’un moment, je me rappelai l’avoir déjà rencontrée, dans cette même boîte d’ailleurs. De fil en aiguilles, elle se rapprocha un peu plus de moi et je ne restai pas insensible à son charme. Sans gêne vis-à-vis de mes collègues, j’allai même jusqu’à l’embrasser à pleine bouche et à laisser mes mains baladeuses courir sur son corps. Mais je n’allai pas plus loin. J’étais tout de même en compagnie de mes collègues et puis il était encore tôt. J’avais envie de profiter de la soirée avant de m’isoler avec quelqu’un.

    Je calmai donc le jeu avec ma compagne de ce soir. Je gardai juste un bras autour de ses épaules. Ça dissuaderait peut-être certains qui avaient des vues sur elle. Elle était à moi ce soir… Nous parlâmes encore un peu et j’échangeai quelques mots avec mes collègues. Les langues se déliaient et ils semblaient vraiment se lâcher, se laissant aller à quelques confessions un peu osées. C’était sûrement l’effet de l’alcool. Certains de mes collègues avaient une sacrée descente. Quant à moi, j’avais bu mais je connaissais mes limites. Et puis je n’avais pas besoin des effets de l’alcool pour me lâcher. A quoi bon boire des litres si ce n’était pour être malade comme un chien ? J’avais bu un peu, certes, mais j’avais toute ma tête. Par contre, cela ne semblait plus être le cas de certains hommes autour de la table. Quelques uns allaient sûrement regretter d’avoir trop forcé sur l’alcool. L’un d’entre eux se ridiculisait même, ce qui me fit bien rire. Finalement, je ne regrettais vraiment pas d’avoir accepté cette sortie. Je m’amusais et rigolais bien.

    Sourire aux lèvres, je portai à nouveau mon verre à mes lèvres pour boire quelques gorgées de cocktail. Et, au moment où je levai un peu la tête pour boire, mon regard se posa sur une table qui se trouvait à l’étage de la boîte de nuit, dans le coin VIP qui avait vue sur la piste de danse. N’était-ce pas Tatsuki qui y était assis ? Non, à bien y regarder, on aurait dit le petit frère Sugiura. Oui, c’était bien lui. D’ailleurs, par une étrange coïncidence, nos regards se croisèrent. Je levai mon verre en sa direction pour le saluer. La dernière fois que nous nous étions vus me revint en mémoire. Il s’était passé un truc bizarre. Je ne savais d’ailleurs pas comment l’expliquer. J’avais agi comme à mon habitude, mais lui avait eu un comportement étrange. Je n’avais d’ailleurs pas compris ce qui avait bien pu lui passer par la tête. Je l’avais vaguement embrassé, même pas un vrai baiser d’ailleurs, et ça l’avait mis dans tous ses états. On aurait dit une pucelle effarouchée. Mais je ne saurais dire s’il avait été énervé ou bien gêné. Enfin, s’il avait quelque chose à me dire, il n’avait qu’à venir me voir. Mais peut-être que la présence de tous ces flics autour de ma table allait l’en dissuader. Mais rien ne montrait vraiment que nous étions tous de la police. Et puis moi j’avais eu le courage (ou la folie) de passer une soirée à la table des hommes de Tatsuki, donc Kano pouvait en faire autant avec des flics, non ? Allait-il prendre le risque de venir me voir ou allait-il rester en haut à me regarder de loin ?

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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Jeu 24 Juin - 0:00


Même si les grands froids étaient un lointain mauvais souvenirs, l'hiver avait bien du mal à laisser place au printemps. Dans la tête de Kano, c'était toujours le gris le plus complet. Gris parce que synonyme de morosité... Le temps passait, mais les jours se ressemblaient. Depuis plusieurs semaines, il avait l'impression d'avoir fait du sur place. La seule bonne nouvelle qu'il avait eu était la validation de ses examens trimestriels, mais il s'en fichait royalement. Pour le reste... rien de bien neuf. Il travaillait toujours pour son cher frère, avec lequel les relations n'étaient pas au beau fixe. C'était plutôt étrange si on devait définir l'état de leur relation d'ailleurs. Il n'y avait pas de conflit apparent mais leur complicité d'antan semblait si lointaine... tellement lointaine, qu'il se demandait si elle avait vraiment existé. Peu de temps après sa rupture avec Abel, le Kumicho s'était rapproché de son petit frère. Ils travaillaient plus ensemble, mangeaient ensemble et dormaient même ensemble mais depuis la soirée au casino, plus rien... Son frère avait un caractère assez spécial, même si celui de Kano était comment dire... indescriptible, mais pour une fois, la complexité de Tatsuki surpassait celle de Kano. L'Oyabun était relativement distant avec tout le monde, y compris son petit frère. Il y avait un malaise assez palpable entre les deux hommes sans qu'il y ait pourtant eu de conflit. Il semblait que le yakuza avait perdu une partie de lui-même mais il tentait tant bien que mal de dissimuler sa souffrance. Puisqu'il s'agissait bel et bien de souffrance. Même si Kano ne voulait pas l'admettre et le reconnaître, il y avait "une seule cause" qui expliquait l'état de son grand frère ou plutôt une seule personne... Pire encore, Kano avait eu l'espace d'un instant l'illusion qu'il pourrait remplacer cette personne dans le cœur de son frère et le rendre ainsi heureux... mais tout espoir était vain. Et le silence de Tatsuki n'arrangeait rien... Fin de semaine assez morose et comme d'habitude, morale dans les chaussettes... Après un pompeux cours d'économie, le jeune Sugiura rentra chez lui et pour ne pas changer, son frère n'était pas présent. Peu importe, il avait l'habitude de faire la discussion au mur en ce moment. Vu comme cela, on pourrait presque avoir pitié de lui mais sa "bonne humeur" de d'habitude (ou plutôt sa pugnacité) n'était qu'un vague souvenir. Il était l'ombre de lui-même...
Allongé sur son lit, il écoutait un peu de musique classique... Jean Sébastien Bach "suite pour violoncelle n°1"... un peu de douceur dans un monde de brut. Peu de personne connaissait ce côté sensible de sa personnalité... On connaissait plutôt son côté manipulateur et machiavélique. C 'était d'ailleurs comme cela qu'il préférait être vu, au moins, il ne paraissait pas faible. Malheureusement, son repos fut de courte durée puisqu'un énergumène débarqua dans sa chambre sans frapper.


"Kanoooooooooo.... CHAN ! Réveille-toi un peu !"


Keiji, quelle plaie. Il était le seul à pouvoir se comporter ainsi sans s'attirer les foudres du jeune homme. Il se permit même d'éteindre la musique avant de se jeter sur le lit de son "ami". Les deux hommes partageaient en effet une amitié plutôt qu'une relation de Waka/Subordonné.
Le jeune yakuza s'assit et poussa gentiment l'indomptable Keiji.


"T'es chiant... j'ai eu une journée de cours difficile, moi ! J'ai droit au repos !"


Keiji fronça les sourcils. Les cours difficiles pour un surdoué comme Kano ? Autant dire un beau mensonge... Il ne voulait pas parler de sa sale humeur voilà tout. Il était de mauvais poil depuis des jours mais peu importe. Avec un type aussi joyeux que Keiji, aux bons maux les bons remèdes !


"Dans ce cas, une bonne douche ! Habille toi comme un tombeur, je t'emmène ! Et aucune discussion possible!"


Il enterrait sans doute les problèmes un peu facilement, mais pour lui c'était la meilleure stratégie à adopter. Il ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie en questionnant inutilement Kano, bien qu'il savait au fond que le relation fraternelle était au cœur des problèmes du jeune Wakagashira. Mais il était assez intelligent pour ne pas s'immiscer entre les deux frères. Un peu à contre-cœur, le jeune adolescent se leva et se rendit dans la salle de bain. Mine de rien, Keiji avait su le faire bouger de son lit.
Après une courte discussion, Kano se laissa convaincre pour sortir. Il mangea tout de même à la résidence en compagnie de Keiji avant de sortir en ayant pris le soin de se mettre sur son trente et un. Il avait opté pour un jean de marque italienne et pour un pull blanc à col V. Qui disait Keiji, disait soirée folle et discothèque. Kano n'était pourtant pas d'humeur festive mais en y réfléchissant, c'était tout de même mieux que de rester seul une fois de plus dans sa chambre. En plus d'avoir peu d'interaction avec son frère, il semblait que celui-ci préfère se décharger en ce moment sur Ren. Du coup, Kano héritait de petites tâches merdiques au sein du clan... Un bon coup de grâce en somme.
Arrivé en discothèque, ils rejoignirent directement le carré VIP comme d'habitude. Kano ne serait pas venu si cela avait été autrement... être collé au petit peuple, non merci ! Keiji avait donné rendez-vous à quelques filles et à quelques collègues de travail ou plutôt à quelques yakuzas.


"ALLEZ lâche-toi pour une fois merde ! Kano, regarde la belle déesse ! Elle s'appelle Megumi et elle est à la fac comme toi ! Elle fait des photos de mode ou un truc du genre ! On s'en fout ! Passe du bon temps !"

Keiji savait que Kano portait peu d'intérêt aux autres et il n'avait d'ailleurs jamais osé lui demander ses tendances mais il avait un secret espoir que son ami soit hétéro. Quoi de mieux qu'une belle femme pour remonter un moral ? ... Pour Kano, il suffisait d'un bon Tatsuki... mais là aussi, Keiji n'avait jamais fait l'effort de creuser dans ce sens, bien qu'il avait remarqué quelques bizarreries... Kano se contenta de faire un sourire forcé et de se servir un verre de champagne... Boire sans trop se bourrer la gueule était un autre moyen de se consoler. Après deux verres, il se leva pour apprécier la vue de ses pauvres types accompagnés qui se dandinaient sur la piste. Mais comme la mauvais fortune s'acharnait contre lui, il fallut qu'il croise le regard d'un type... et pas n'importe qui, puisqu'il s'agissait de l'autre enfoiré de flic. Pire encore, ce connard fini osa lever son verre en direction du jeune Sugiura. Celui-ci se contenta de le regarder de haut dans un premier temps. Quelle merde ce gars... pour qui prenait-il ? La première réaction fut l'esquive la plus totale. Quoi de mieux que l'ignorance ? Mais le petit sourire à peine visible de cet enfoiré de flic était vraiment un affront... C'était du moins ce qui courait dans l'imagination de Kano. Il imaginait à quel point le blond devait se gargariser de la situation, surtout après le coup du casino... Kano avait été simplement surpris de la situation, il avait été pris au dépourvu, voilà pourquoi il n'avait pas su répondre à la provocation de ce type. Et s'il fuyait davantage, il donnera la victoire totale à ce bâtard. Il leva son verre en direction du blond en répondant à son sourire.

*C'est ça enfoiré... tu peux sourire...*

Rira bien qui rira le dernier... Même si le jeune homme n'était pas d'humeur à jouer, il n'était pas non plus d'humeur à se laisser écraser par un flic paumé. Il retourna s'asseoir et discuta avec la jeune Megumi... Une belle potiche dégotée par Keiji mais un bon moyen de montrer à son cher ami flic que lui aussi, savait s'amuser. Il flirta même avec la jeune femme en lui caressant le visage et en lui susurrant des petits mots flatteurs... Putain que c'était écœurant... !
Jouer le minot avec cette petite conne maquillée comme une catin et parfumée comme une cocotte. Il jeta de nouveau un regard vers le flicaillon qui était visiblement accompagné d'autres flicaillons... Quel bande de cons. Après une bonne quinzaine de minutes (qui parurent être une éternité) à faire des minauderies à cette petites écervelées, le jeune yakuza décida d'aller se rafraîchir un peu. L'odeur de parfum, la musique électro de mauvais goût lui étaient montées à la tête.
Il descendit de sa tour d'ivoire pour rejoindre le "petit peuple" et se rendre aux toilettes. Celles du coin VIP étaient fermées ou plutôt... il semblait que quelques couples s'adonnaient à des plaisirs interdits en ces lieux...
Un peu perdu au milieu de la foule dansante, il s'égara dans les méandres de la piste mais une fois de plus, la mauvaise fortune s'acharna puisqu'il tomba nez à nez avec le vulgaire flicaillon... Celui-ci semblait assez occupé dans les bras d'une demoiselle.

"Tiens donc... marre de jouer les dominés ce soir, faut bien faire jouer ta virilité... Pfiou... moi qui pensais que les flics savaient se tenir en public..."

Un petit pic pour la route... Puisque Kiba avait clairement explicité la relation qu'il avait eu avec Tatsuki et qu'il avait été dominé, autant parler franchement. Et puis, Kano ne serait pas Kano s'il ne sortait pas une petite remarque salace. Il n'allait pas donner de plaisir à Kiba en montrant qu'il n'allait pas très bien ces derniers temps...
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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Jeu 24 Juin - 21:35

    Après un moment qui me parut une éternité, Kano finit par me répondre et leva à son tour son verre dans ma direction. Je souris un peu plus et terminai mon verre. Le petit frère Sugiura avait été long à la détente. Mais, malgré la distance et le vacarme de la boîte de nuit, j’avais tout de même pu entendre ses méninges tourner à plein régime. Il devait encore m’en vouloir pour la dernière fois au casino et avait dû réfléchir à l’attitude à adopter. Par chance, il avait choisi de rentrer dans mon jeu et de ne pas m’ignorer. J’aurais été déçu s’il avait fait comme s’il ne m’avait pas vu. J’en déduisais qu’il n’était pas si en colère que ça contre moi. Sinon, à sa place, j’aurais foutu un vent à la personne ou lui aurais offert un joli majeur bien dressé. Bien sûr, Kano n’était pas comme moi mais je le voyais tout de même bien faire ça pour me faire comprendre d’aller me faire voir.

    Mais… Au final, il trouva une autre tactique à laquelle je n’avais pas pensée. Celle du tombeur qui désirait me prouver qu’il savait lui aussi s’amuser, sans doute en réponse à mon attitude avec la godiche que je m’étais dégotée. Il trouva lui aussi une fille à séduire et à peloter. Bah, qu’il fasse ce qu’il veut, je ne m’en privais pas moi-même. De toute façon, ce n’était pas comme s’il y avait quelque chose entre nous. J’aimais le taquiner mais ça s’arrêtait là. Je le laissai donc avec sa potiche pour en revenir à la mienne. Gentille fille bien foutue mais pas très futée. En gros, l’expression « sois belle et tais-toi » s’appliquait bien à elle. Mais au moins, elle me permettait de me distraire et de marquer sans doute quelques points auprès de mes collègues. Si je m’étais retrouvé aux bras d’un mec, nul doute que leur sympathie serait retombée tel un soufflé et qu’ils m’auraient demandé de quitter la table. Ce n’était pas mon genre de faire attention à ce que pensaient les autres mais je préférais que l’ambiance soit bonne au travail. C’était toujours mieux pour aller bosser le matin. Et puis certains de mes collègues avaient fait l’effort de venir vers moi donc je pouvais bien faire des efforts en retour.

    En ayant marre de rester assis, je proposai à ma compagne de la soirée d’aller danser. Bien sûr, sans grande surprise, elle accepta. Je retournai donc sur la piste de danse, accompagné cette fois-ci. Sans lui demander son avis, je me collai à… C’était quoi son prénom déjà ? Enfin, peu importe. Je dansai avec elle et il me semblait qu’elle souhaitait faire son intéressante en se déhanchant comme une catin. En jetant un coup d’œil sur le côté, j’aperçus un groupe de filles du même âge qu’elle. Ah, d’accord, ma partenaire de danse était venue en boîte avec ses amies et souhaitait les rendre jalouse ou frimer en dansant avec moi. Qu’elle fasse, je m’en foutais royalement. Si elle avait besoin de prouver à ses copines certaines choses pour exister, ça montrait qu’elle n’avait vraiment rien dans la tête. Ça tombait bien, ce n’était pas son mental qui m’intéressait ce soir mais son corps. Je descendis mes mains qui étaient posées sur ses hanches au niveau de ses fesses. Ça n’eut pas trop l’air de la gêner, bien au contraire. Je continuai donc de danser langoureusement avec, avant que mon attention ne se porte sur quelqu’un d’autre.

    Kano venait de descendre du mont Olympe, plus communément appelé « étage VIP » dans cette discothèque, pour se mêler à la populace. Il n’avait par l’air d’aimer ce bain de foule. De ce côté-là, il ressemblait beaucoup à son grand frère, Tatsuki. Même physiquement il y avait beaucoup de similarités entre les deux Sugiura. Mais niveau mental, ils étaient différents. Et, comme je l’avais déjà souligné, je préférais le petit frère. Tatsuki était intéressant, je ne dirais jamais le contraire, mais Kano était plus complexe à mes yeux et c’était cette complexité que j’appréciais. Et puis c’était toujours un délice de le taquiner. Il avait un sacré caractère, beaucoup de répondant et ce je-ne-sais-quoi qui me donnait envie de le connaître un peu plus. Il semblait cacher quelque chose d’intéressant et j’avais envie de découvrir ce que c’était par pure curiosité… Je continuai de danser et, par un heureux hasard, Kano se retrouva juste à côté de moi. A moins qu’il n’ait vraiment voulu ce face-à-face ? A voir sa tête, j’en doutais. Mais il pouvait toujours faire croire que me voir le dérangeait et penser le contraire, par fierté.


    "Tiens donc... marre de jouer les dominés ce soir, faut bien faire jouer ta virilité... Pfiou... moi qui pensais que les flics savaient se tenir en public..."

    « Oh, ma petite vipère a retrouvé l’usage de la parole à ce que je vois. »


    Je m’arrêtai de danser et lâchai la fille qui m’accompagnait. Je susurrai quelques mots à son oreille et la laissai retrouver ses amies qui dansaient non loin de là. Je n’avais pas envie que cette conne reste collée à moi alors que j’avais envie d’échanger quelques mots avec Kano. Celui-ci avait eu l’extrême générosité de m’offrir sa présence sur cette piste de danse et surtout de m’envoyer en gentil petit pic comme j’aimais les entendre dans sa bouche. Néanmoins, il ne semblait toujours pas avoir compris qu’être dominé par un autre homme me faisait ni chaud ni froid. A moins qu’il l’ait mauvaise que j’ai couché avec son frère ? Tatsuki était majeur et savait parfaitement ce qu’il voulait. Ses conquêtes ne regardaient donc en aucun cas son petit frère. A moins que le petit Kano ne soit jaloux ? Cette idée me plaisait bien. Mais était-elle bonne ? J’aimerais bien creuser un peu plus cette question…

    « Tu parles de virilité mais c’est pas moi qui jouais la vierge effarouchée la dernière fois. » dis-je l’air de rien en me rapprochant de lui pour qu’il m’entende mieux. « On évite ce genre de pic lorsqu’on n’est pas à l’aise dans ses baskets chéri, d’accord ? »

    C’était vraiment l’hôpital qui se foutait de la charité et je le soulignais bien. Premières paroles échangées et déjà des pics. Mais ce n’était pas comme si c’était différent des autres fois. C’était en quelque sorte notre façon de nous saluer et d’entretenir la conversation par la suite. De ma part, ce que je venais de dire n’était pas vraiment méchant. C’était juste pour me montrer à la hauteur des pics de Kano et avoir le dernier mot. D’ailleurs, pour prouver que je le taquinais, je tirai légèrement la langue et posai mon index sur son front pour le repousser légèrement. Il n’avait pas l’air d’aimer les contacts physiques mais qu’importe, ce n’était pas ça qui allait le tuer. Enfin, j’espère…


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Ven 25 Juin - 0:06


« Oh, ma petite vipère a retrouvé l’usage de la parole à ce que je vois. »

Le jeune Sugiura se contenta de sourire en poussant un petit son dédaigneux inaudible à cause du tintamarre que faisait le soit-disant DJ aux platines. Quel enfer ! Kano était décidément devenu un vrai pantouflard appréciant plutôt musique classique, bon verre de bourbon et petit resto plutôt que discothèque et sorties entre amis jusqu’au petit matin comme tous les jeunes de son âge.
Le jeune policier n’avait vraiment pas changé. Pourquoi le ferait-il d’ailleurs ? Il était toujours aussi décontracté et charmeur. Il vira la pétasse qui l’accompagnait en quelques mots tout en finesse, puisque celle-ci n’eut pas l’air d’être vexée. Peut-être lui avait-il promis de la rejoindre quelque part d’ici quelques minutes… sans doute aux toilettes comme tous ces animaux…


« Tu parles de virilité mais c’est pas moi qui jouais la vierge effarouchée la dernière fois. On évite ce genre de pic lorsqu’on n’est pas à l’aise dans ses baskets chéri, d’accord ? »

Cet enfoiré s’approcha un peu plus de Kano pour se faire entendre mais surtout pour faire son petit effet. Le jeune Sugiura ne tomberait pas deux fois dans le même panneau, même si au fond il enrageait. Il n’avait toujours pas digéré la façon dont Kiba l’avait rabaissé lors de leur dernière entrevue ; il n’y avait pas d’autre mot pour décrire le comportement déplacé qu’avait eu ce flic… qui plus est, il avait tapé dans le mille en touchant au point faible du Wakagashira. Lorsque Kano ne maîtrisait pas la situation dans ce genre de moment intime, il perdait pied, sans compter qu’il avait une sexualité relativement complexe et mal définie. Nul doute que ce pseudo baiser était simplement une provocation supplémentaire de ce type qui n’avait pas digéré qu’un homme plus jeune que lui, lui tienne tête. Ou alors, ce pervers voulait peloter le petit frère de son ex conquête. Avoir deux Sugiura à son tableau de chasse… une autre provocation de ce vicelard ou simplement une vengeance pour avoir été jeté par Tatsuki. Ce n’était pas un secret de polichinelle que les deux hommes n’étaient plus ensemble, mais en même temps, leur rencontre avait été une erreur, surtout pour son grand frère. Lorsque Kiba se permit de lui tapoter amicalement le front en lui tirant la langue, Kano ressentit un sentiment qui ressemblait à de la pitié… ce mec essayait de se la jouer cool et amical à la fois, alors autant ne pas le freiner dans son élan. Il eut le droit à un petit sourire forcé en guise de réponse, rien de plus.

"Je vois que t’es venu accompagné… Je pensais pas qu’un type comme toi était du genre à venir…en groupe avec ses… gentils… collègues… "

Il jeta un regard hautain vers la table en question. Aucune difficulté à deviner que ceux qui étaient assis à sa table était de la flicaille. Si Kiba avait un look atypique pour un flic, ce n’était pas le cas de ses amis. Ils avaient la parfaite tronche du métier… par contre, les jeunes filles n’allaient pas du tout avec ce corps de métier. Mais même un policier était un être humain après tout…
Kano détourna le regard pour ne pas s’attarder sur cette table pleine de cafards. Il ne savait plus exactement quoi faire. Debout au milieu de cette piste bondée avec ce dandy aux mœurs légères, il n’était pas dans son élément. Et puis, ce petit con de Keiji qui l’avait entraîné ici l’avait facilement lâché pour les beaux yeux d’une demoiselle. Kano pouvait en un claquement de doigt le forcer à quitter les lieux, mais à quoi bon bousiller sa soirée.


"Bon…bah… jvais aller boire un verre au bar. Je suppose que tu vas aller rejoindre ta petite-copine de la soirée…"


Un peu perdu, il esquissa un léger sourire à Kiba. Il n’avait pas la tête à jouer les pestes ce soir, enfin, pour le moment… Il montrait un visage différent de celui de d'habitude, mais était-ce une faiblesse ou était-ce calculé ?
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Ven 25 Juin - 13:05

    "Je vois que t’es venu accompagné… Je pensais pas qu’un type comme toi était du genre à venir…en groupe avec ses… gentils… collègues… "

    « C’est la première fois. Ils sont sympas mais… Enfin, c’est des flics quoi. »


    Comme si le mot « flic » voulait tout dire. Mais n’était-ce pas la vérité ? Mes collègues étaient sympas mais je savais qu’au moindre écart de ma part, leur sympathie s’envolerait. Il fallait que je fasse attention à ce que je faisais. Je ne pouvais par exemple pas aller draguer un homme, ou bien parler avec un yakuza. Pourtant, n’était-ce pas ce que j’étais en train de faire ? Comme moi, ils n’avaient aucune preuve que les Sugiura baignaient dans des eaux troubles mais la rumeur était tenace et au fond, je savais qu’elle était fondée. Mais ce n’était pas parce que je parlais à des yakuza que j’étais forcément un flic pourri. Je ne faisais rien pour eux. A mes yeux, les deux frères Sugiura étaient avant tout des hommes donc je pouvais bien leur parler et passer du temps avec eux. Ça ne mettait pas en péril mon intégrité, même si mes collègues pouvaient avoir des doutes.

    Enfin, voilà pourquoi je disais que c’était des flics. Ils ne pouvaient pas comprendre certaines choses. Ils étaient trop bornés. Parfois, je me sentais vraiment seul au commissariat. Je n’avais pas la même mentalité que mes collègues. Mais ça ne voulait pas dire que je n’avais pas le même but dans la vie. Si j’étais devenu flic, c’était pour arrêter les criminels, défendre la veuve et l’orphelin, empêcher certains de tomber dans la délinquance… C’était juste que je n’avais pas les mêmes méthodes et la même approche que mes collègues. Je paraissais plus cool, plus proche des gens. C’était pour ça que certaines personnes me faisaient plus rapidement confiance. De plus, en infiltration, c’était un plus aussi. Qui pourrait penser que j’étais flic avec la gueule et le look que j’avais ? Je ressemblais plus à un « bad boy » qu’à un flic. Peut-être que ça me jouerait des tours un jour au l’autre mais pour l’instant, c’était plus bénéfique qu’autre chose.


    "Bon…bah… jvais aller boire un verre au bar. Je suppose que tu vas aller rejoindre ta petite-copine de la soirée…"

    Ouah, qu’est-ce qui lui arrivait ? Où était passée son assurance et ses petits pics que j’aimais tant ? Kano semblait différent tout d’un coup. Et puis c’était quoi cette idée d’aller boire un verre au bar alors qu’il pourrait tranquillement le faire à l’étage VIP, où personne ne viendrait l’importuner ? Si je ne me retenais pas, je serais prêt à poser ma main sur son front pour vérifier s’il n’avait pas de température. Il ne fallait pas avoir fait de longues études pour comprendre que quelque chose n’allait pas. Qu’est-ce qui l’avait fait changer aussi rapidement de comportement ? A l’entendre, ma « petite-copine de la soirée » semblait être un problème. Dans ses paroles, il se comparait en quelque sorte à moi. Lui serait seul au bar tandis que moi, je serais aux bras de cette conne au corps de rêve. Etait-il jaloux que je passe ma soirée avec elle et pas avec lui ? Bof, j’avais du mal à y croire. Tout le monde n’était pas attiré par moi. Je n’étais pas si narcissique que ça. Mais il y avait tout de même quelque chose qui tracassait Kano.

    « Bof… Si je suis avec elle, c’est pour faire bonne figure auprès de mes collègues. Ils sont assez fermés d’esprit dans la police. » dis-je en soupirant et en jetant un coup d’œil à la table de mes collègues. « Je vais me joindre à toi, même si ça va jazzer que je sois en compagnie d’un Sugiura. Aller, viens, je t’invite. »

    Je ne lui laissai pas vraiment le choix de refuser puisque je posai ma main dans son dos pour le pousser en direction du bar. Nous trouvâmes avec difficulté deux tabourets libres puis nous nous assîmes dessus. Je laissai Kano choisir ce qu’il voulait boire puis commandai à mon tour un cocktail alcoolisé. Ça serait sûrement mon dernier verre d’alcool de la soirée. J’avais déjà bien assez bu comme ça. Je me fixais toujours une limite, pour éviter d’être malade comme un chien. Sage décision mais j’avais tout de même trop bu pour pouvoir conduire. C’était pourquoi j’avais laissé ma moto chez moi et que j’avais décidé de prendre le taxi ce soir. En bon flic, je montrais le bon exemple. Dans mon métier, je voyais bien trop d’accidents de la route dû à l’alcool. Ça ne me donnait pas envie de tenter le diable.

    « Alors, comment va ton frère ? Il m’a complètement laissé tomber à cette soirée au casino et depuis, aucune nouvelle. Enfin, j’ai pas trop cherché à en avoir non plus. Je ne vais pas garder contact avec lui s’il veut plus me voir. » déclarai-je tout en payant les verres que nous apporta le barman.


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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Ven 25 Juin - 20:03


« C’est la première fois. Ils sont sympas mais… Enfin, c’est des flics quoi. »


Inutile de le préciser, c'était d'une telle évidence. Mais les mots sympas et flics n'allaient pas de pair pour Kano. Mais, de toute façon, il n'était pas d'humeur à sortir une petite blague salace de plus envers les forces de l'ordre.

« Bof… Si je suis avec elle, c’est pour faire bonne figure auprès de mes collègues. Ils sont assez fermés d’esprit dans la police. Je vais me joindre à toi, même si ça va jazzer que je sois en compagnie d’un Sugiura. Aller, viens, je t’invite. »

Waouh ! Mais que se passait-il ? Kiba était-il une âme généreuse ou alors Kano était si pathétique qu'il aspirait énormément de pitié ? Une chose est sûre, il allait tomber des grenouilles du ciel... Mais l'excuse de Kiba n'était pas si débile que ça en y réfléchissant. Il était bien différent des stéréotypes qu'on se faisait de la police. Il était bien plus cool, que ce soit sur son allure que sur ses habitudes. Et puis, un flic qui couchait avec un mafieux, ce n'était pas tous les jours qu'on voyait cela. Kano était toujours très méfiant vis-à-vis de Kiba, mais est-ce qu'un flic en sous-marin avouerait tout d'abord qu'il était flic et irait-il jusqu'à donner son corps à un yakuza juste pour tirer quelques infos ? Pas sûr... impossible même.

"Il fait sombre, pas sûr qu'on m'ait reconnu... Le visage de Tatsuki l'est plus..."

Kano poussa un petit soupir et haussa les épaules en même temps. Tatsuki avait une notoriété plus grande que celle de son petit frère et c'était bien mieux comme ça. Au moins, Kano était un peu plus libre de ses mouvements, enfin pour le moment... Le jeune Sugiura suivit le policier ou plutôt, il fut presque contraint de le suivre. Le blond lui tapota le dos et l’entraîna vers le bar sans vraiment attendre sa réponse. Ils finirent pas trouver deux sièges enfin libres. Il était assez logique de trouver un bar bondé à plus de 23 heures, heure à laquelle, la fête battait son plein. Regardant les barmans faire divers cocktail, Kano décida d’opter pour une verre de Curaçao. Il n’y avait jamais goûté mais cette couleur bleue l’avait toujours intrigué…

« Alors, comment va ton frère ? Il m’a complètement laissé tomber à cette soirée au casino et depuis, aucune nouvelle. Enfin, j’ai pas trop cherché à en avoir non plus. Je ne vais pas garder contact avec lui s’il veut plus me voir. »

Kano but quelques gorgées en grimaçant légèrement, alors comme ça, c’était de la liqueur d’orange… mouais. Il alluma ensuite une cigarette avant de se tourner vers son partenaire de boisson. Devait-il être surpris d’un tel aveux ? Pas vraiment… Tatsuki avait largué Kiba sans lui en toucher mot mais le plus intéressant était qu’il s’était porté disparu depuis le casino… quelle étrange coïncidence ! Le jeune homme avait remarqué un changement progressif chez son frère depuis cette même soirée. Pas besoin de deviner ce qui s’était passé. C’était même une évidence. Ce n’était pas le mariage de l’un de ses hommes de main qui avait rendu Tatsuki plus distant et plus comment dire… songeur, mais c’était certainement parce qu’il avait croisé la route d’un certain jeune homme, mais peu importe… Kano alluma une cigarette et se contenta de hausser les épaules.

"Il t’a largué, t’as dû le comprendre normalement… en ce moment, il est comment dire…soucieux. Il doit penser à l’arrivé de son môme je présume… Mais puisque son cas t'intéresse, il va très bien."

Inutile de déblatérer davantage et de raconter sa vie concernant sa relation avec son frère et les éventuelles raisons de leur « rupture », même si ce mot n’était guère approprié à cette parodie de relation. Quant à l’hypothèse selon laquelle il revoyait ce connard d’Abel depuis la soirée du casino, il préférait ne pas y penser. Mais il savait en son for intérieur, que ce n’était pas le cas. C’était même sans doute le contraire, ce qui expliquait le « laisser aller » de son frère… C’était encore pire au fond que de le savoir officiellement en couple avec Abel. Ils n’étaient plus ensemble, mais Tatsuki le désirait toujours… quelle belle merde !
Le bel adolescent prit dans ses pensées, jouait avec son verre et daigna enfin esquisser un sourire. Il y avait au moins une bonne nouvelle, Kiba et Tatsuki, c’était de l’histoire ancienne.


"Ou alors, vos plans cul l’ont lassés. Mais je suppose que tu ne te faisais pas d’illusion concernant votre relation. Vous n’avez rien à voir l’un et l’autre ! "

Bien évidemment, Tatsuki était largement supérieur à Kiba, mais inutile de le préciser...
Kano écrasa sa cigarette et posa son coude sur la table en appuyant sa tête sur sa paume de main.


"Oh Kiba-kun ! Ne me dis pas que tu te consoles en boîte de nuit avec n’importe qui parce que tu es désespéré ! Je te pensais beaucoup moins fragile !"

Il poussa légèrement le torse de Kiba du bout du doigt avant de lui tirer légèrement la langue. Chacun son tour...
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Ven 25 Juin - 23:14

    Kano choisit de prendre un verre de Curaçao. Cet alcool n’était pas vraiment ma tasse de thé. Je n’aimais pas les liqueurs d’orange. Mais ce n’était pas moi qui allais le boire et si le petit frère Sugiura aimait ça, c’était tout à son honneur. Par contre, une question me taraudait. Avait-il l’âge légal pour consommer de l’alcool ? Au Japon, il fallait avoir 20 ans. J’avais cru comprendre que Kano était encore mineur. Pff, encore une boîte de nuit qui n’était pas très regardant sur l’âge de ses clients et qui ne respectait pas la loi. C’était si commun de nos jours. Est-ce que ça valait le coup d’en toucher un mot au patron ? Je verrais ça plus tard. Je n’étais pas en service ce soir, j’étais même en vacances depuis quelques jours. Mais, si j’y pensais toujours et que je n’avais rien à faire à la sortie de la discothèque, je verrais à signaler ce problème. J’avais beau avoir l’air cool, je faisais bien mon travail.

    "Il t’a largué, t’as dû le comprendre normalement… en ce moment, il est comment dire…soucieux. Il doit penser à l’arrivé de son môme je présume… Mais puisque son cas t'intéresse, il va très bien."

    « Tant mieux alors. »


    Pour une fois, je ne m’étalai pas et restai bref. J’avais pratiquement oublié que Tatsuki allait bientôt être père. J’avais du mal à y croire. A mes yeux, il n’était pas encore assez mature pour gérer l’arrivée d’un enfant. Mais peut-être me surprendrait-il. Enfin, je ne serais sûrement au courant de rien. Il avait l’air d’avoir coupé les ponts avec moi. Je ne trouvais pas vraiment ça poli de sa part mais peu importe. Qu’il aille au diable, ce n’était pas comme si son existence m’intéressait et m’était vitale. Il ne m’avait pas fallu une soirée pour me remettre du coup qu’il m’avait fait au casino en partant comme un voleur. Voilà l’une des choses qui me faisaient douter de sa maturité. En adulte correct, lorsqu’on partait, on prévenait son cavalier flic, surtout lorsqu’on lui avait cassé les pieds pour le faire venir à une fête de mariage, fête remplie de yakuza qui plus est. Mais bon, je ne lui en voulais pas. A quoi ça servirait de toute façon ? Le monde ne tournait pas autour de Kami-sama, sobrement appelé Tatsuki Sugiura.

    "Ou alors, vos plans cul l’ont lassés. Mais je suppose que tu ne te faisais pas d’illusion concernant votre relation. Vous n’avez rien à voir l’un et l’autre ! "

    Je me contentai de rire légèrement avant de plonger mes lèvres dans la boisson alcoolisée que j’avais commandée. Personne ne pouvait se lasser de ses plans culs lorsque ceux-ci me comprenaient. Je ne voulais pas me vanter mais… j’étais plutôt un bon coup. Du moins, c’était les échos que j’avais eus de mes diverses et nombreuses conquêtes. La nuit que j’avais passée avec Tatsuki dans mon appartement avait été des plus agréables. Nous nous étions bien amusés ensemble. Et je ne parlais pas des plaisirs que nous nous étions offerts le soir où nous nous étions croisés en boîte de nuit. J’étais sûr et certain de ne pas avoir lassé Tatsuki. S’il m’avait laissé tomber, ce n’était pas ma faute. Il y avait sûrement une autre raison. Quelque chose avait dû se passer lors de cette soirée au casino. Mais quoi ? Bonne question. Peut-être était-il retourné avec son ex au final. Cet homme au physique et au nom européen, dont je ne me souvenais même plus d’ailleurs, était plutôt bien foutu. Mais méritait-il qu’on s’y attarde plus d’une année entière ? J’en doutais. Enfin, chacun ses goûts. Peut-être que cet homme convenait à Tatsuki.

    "Oh Kiba-kun ! Ne me dis pas que tu te consoles en boîte de nuit avec n’importe qui parce que tu es désespéré ! Je te pensais beaucoup moins fragile !"

    « Tsk, pour qui tu m’prends ? Je me fous totalement de ton frère. Et puis on ne peut pas vraiment parler de largage puisqu’on n’était même pas ensemble. Je te l’ai déjà dit, il n’y avait rien entre lui et moi. T’as du mal à le comprendre ça je crois. »


    Comment dire que Tatsuki m’avait largué alors qu’à la base, nous n’étions même pas en couple. Nous n’étions que des amis de baise en quelque sorte. Bien sûr, ça ne m’aurait pas dérangé de le compter dans ma liste d’amis, bien qu’il soit yakuza, mais il en avait décidé autrement. Il ne semblait plus vouloir me revoir donc je n’allais pas chercher à le recontacter. Je respectais sa décision et n’allais pas jouer le pot de colle. Comme si c’était mon genre de ramper lamentablement vers un homme pour tenter de le retenir près de moi. Kano se trompait vraiment sur mon compte. Soit il me taquinait, soit il n’avait pas encore compris quel genre d’homme j’étais. Si je trainais en boîte, ce n’était pas pour me consoler mais pour m’éclater. Je n’étais pas du genre à m’apitoyer sur mon sort. J’allais de l’avant et je croquais la vie à pleines dents, quelque soit les soucis qui pouvaient traverser mon existence. On rencontrait toujours des problèmes dans la vie. Tout n’était pas tout rose. Donc à quoi bon déprimer ? Ça ne faisait qu’aggraver le problème.

    « Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? Je t’ai vu tout à l’heure avec cette fille. J’avais cru comprendre lors de notre rencontre que le sexe et tout ce qui allait avec ce n’était pas trop ton truc. Alors quoi, tes hormones te travaillent tout d’un coup et t’as besoin de satisfaire des pulsions sexuelles ? »

    J’allumai une clope tout en souriant à Kano. J’étais comme ça, très direct dans mes propos. Le petit Sugiura devait en avoir l’habitude maintenant. Et puis lui non plus n’avait pas la langue dans sa poche. Parler de sexe ne semblait pas le déranger. Mais qu’en était-il lorsqu’on abordait sa sexualité ? Nous en avions brièvement parlé lors de notre rencontre. Il m’avait confié avoir eu une mauvaise expérience avec un homme. Ça avait été sa première fois en plus. Je lui avais conseillé de ne pas s’arrêter à ça et de retenter la chose. M’avait-il écouté ? J’en doutais un peu. Il avait beau parler librement du sexe, la pratique ne semblait pas être sa tasse de thé. Je ne comprenais pas vraiment ça. Mais enfin, il fallait de tout pour faire un monde. J’étais très « open-minded », c’était d’ailleurs pour ça que je me permettais de le taquiner à ce sujet aussi.


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Sam 26 Juin - 12:50


« Tsk, pour qui tu m’prends ? Je me fous totalement de ton frère. Et puis on ne peut pas vraiment parler de largage puisqu’on n’était même pas ensemble. Je te l’ai déjà dit, il n’y avait rien entre lui et moi. T’as du mal à le comprendre ça je crois. »


L’ego de “Mosieur” en avait-il prit un coup ? Un peu sans doute, même s’il ne voulait pas l’admettre ou l’avouer. Il ne mentait pas en disant que leur relation était du bidon. Les deux hommes n’avaient pas du tout envie de sérieux, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Chacun trouvait son compte en ne se contentant que d’une partie de jambe en l’air de temps en temps. Kiba était un coureur un peu comme Tatsuki avant… enfin, avant qu’il ne tombe amoureux de l’autre parasite. Mais même si leur relation était uniquement basée sur le sexe et qu’il n’y avait rien de sérieux, ça devait être frustrant de ne pas être celui qui ne donnait plus de nouvelles. Le flic était quelqu’un d’assez imbu de lui-même au fond et d’assez fier.

« Et toi, qu’est-ce que tu fais ici ? Je t’ai vu tout à l’heure avec cette fille. J’avais cru comprendre lors de notre rencontre que le sexe et tout ce qui allait avec ce n’était pas trop ton truc. Alors quoi, tes hormones te travaillent tout d’un coup et t’as besoin de satisfaire des pulsions sexuelles ? »

Kano termina son fond de verre ou plutôt, il se força à le terminer. Quel goût de chiotte ce Curaçao ! Mais, il fallait bien se donner un peu de nerf pour affronter les questions cash de Kiba. Mais, il appréciait beaucoup ce côté franc chez le blond ; c’était d’ailleurs l’un des points communs qu’il avait avec Tatsuki. Il ne mâchait pas ses mots quitte à parfois choquer. C’était peut-être cet aspect de sa personnalité que l’adolescent appréciait.

"Faut croire qu’il m’arrive d’avoir des envies de temps en temps… Faute à mon hypothalamus je suppose… "

Même si le jeune yakuza n’était pas porté sur la chose, il avait parfois quelques bouffées de chaleur comme tout homme sûrement, mais jamais rien de bien poussé. D’où son explication « chimique » de la chose. Lorsqu’il atteignait ses limites, il s’efforçait de sortir avec une jeune fille mais il n’avait jamais atteint le nirvana au lit, que ce soit avec l’une de ses rares petites-amies ou avec l’un des deux hommes avec lesquels il avait franchi le pas.

"Mais cette nana n’est vraiment pas mon genre… Je n’aime pas les connes écervelées. "

Et ce n’était certainement pas Keiji qui allait lui ramener une fille digne de ce nom pourvue d’un cerveau. Il y avait bien des jeune femmes érudites sur le campus, mais aucune n’avait attiré l’attention de l’adolescent…d’ailleurs, était-ce déjà arrivé ?
Pourtant, il ne savait pas exactement où cette soirée le mènerait. Il avait simplement suivi Keiji à la base, mais étrangement, il n’avait pas envie de rentrer. Ou alors, pas envie de rester seul comme d’habitude.


"Qui sait, je vais peut-être rentrer avec un mec ce soir ! "

Et pour une fois, il ne disait pas cela sur le ton de la provoc. Décidément, le délaissement de son cher Nii-chan avait entraîné de gros changements chez lui. Mais même un moment aussi solennel pouvait être pris avec rigolade.
Le jeune homme montra du doigt le verre de Kiba au serveur pour qu’il lui serve le même cocktail alcoolisé. Il fit signe d’en apporter deux, histoire de rendre la pareille au blond qui l’avait invité précédemment.

"Hmm dis-moi si tu repères un étalon ! J’ai l’impression que t’as l’œil pour ça ! Et ne me pique surtout pas ma proie !"

Un deuxième petit cocktail et Kano serait assez bien dans ses baskets pour se lâcher un peu. Pour une fois, il n’avait pas envie de balancer des saloperies, il le faisait 23h/24, 7 jours sur 7, donc autant faire une petite pause.
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Dim 27 Juin - 2:13

    "Faut croire qu’il m’arrive d’avoir des envies de temps en temps… Faute à mon hypothalamus je suppose… "

    Si Kano parlait de son hypothalamus, ça voulait dire que son peu de désir sexuel était dû à ses hormones et n’était donc pas psychologique. A un moment, je m’étais demandé si c’était sa première expérience homosexuelle qui avait entrainé un blocage total chez lui mais apparemment, ce n’était pas le cas. Tout le monde n’était pas pareil. Chacun avait un appétit sexuel différent. Lui en avait très peu. Quant à moi… Inutile d’en parler. J’avais basé mon mode de vie sur mes pulsions. J’étais un coureur et je n’avais pas peur de le dire. Il ne se passait pas une semaine sans que j’aie au moins une aventure sans lendemain. Ça me détendait et en même temps flattait mon égo. Ça faisait toujours plaisir de se sentir désirable et qu’on accepte vos avances. Mais lorsqu’on se prenait un refus en pleine figure, la chute n’était que plus haute et plus douloureuse. Heureusement pour moi, c’était rare.

    "Mais cette nana n’est vraiment pas mon genre… Je n’aime pas les connes écervelées. "

    « Pourtant, c’est celles qu’on trouve le plus dans ce genre d’endroits… Non seulement tu as peu de désir mais, lorsque tu en as, tu fais ton difficile et souhaites trouver une perle rare. »


    Je levai les yeux au ciel pour accentuer le côté dramatique de la situation. Kano faisait vraiment la fine bouche lorsqu’il désirait tirer un coup et assouvir ses pulsions qui ne se re-manifesteraient pas avant un moment. Etait-ce la marque de fabrique des Sugiura d’être compliqués ? Mais en même temps, je pouvais comprendre un peu Kano. Lorsqu’il désirait passer à l’acte, autant que ça soit avec quelqu’un qui lui plaisait vraiment vu que son désir sexuel ne se réveillerait pas avant des lustres. Ça pouvait compenser ses longues périodes d’abstinences. Je le plaignais un peu. Ça ne devait pas être drôle de ne pas prendre de bon temps de temps à autre. Lorsqu’on faisait la fête, c’était généralement alcool et sexe. Parfois drogue pour certains mais pour ma part, je m’en passais largement. Je ne voulais pas me détruire la santé et puis je n’en avais pas besoin pour me taper des délires. J’étais assez déjanté naturellement.

    "Qui sait, je vais peut-être rentrer avec un mec ce soir ! "

    « Oula, attends, je ne peux pas laisser passer ça là… »
    m’exclamai-je en posant cette fois-ci ma main sur le front de Kano pour lui prendre la température. « T’as pas de fièvre pourtant. Qu’est-ce qui t’arrives ? Où est passé le Kano que je connais ? »

    J’exagérais peut-être un peu mais quand même ! Le petit Sugiura m’avait confié avoir pratiquement fait une croix sur les relations homosexuelles et là, il m’avouait vouloir retenter l’expérience ce soir, avec un inconnu même ? J’avais du mal à me faire à l’idée et bizarrement, ça ne me plaisait pas trop. Je ne savais pas ce qui s’était passé depuis l’épisode du casino mais Kano semblait avoir beaucoup changé. J’avais du mal à le reconnaître. A moins qu’il ne me dévoile l’une de ses faces cachées ? Je m’en serais bien passé à vrai dire. Je n’aimais pas le Kano que j’avais face à moi. Il n’était vraiment pas drôle et même flippant. Je préférais me recevoir de vilains pics plutôt que de l’entendre dire qu’il désirait se taper un mec. Peut-être avait-il trop bu ? Ce n’était donc pas une bonne idée qu’il recommande quelque chose. Pourtant, c’est ce qu’il fit et il me reprit même la même chose. Dire que je m’étais dit que ce serait le dernier verre. Bon, après celui-là, je stoppais. Il ne fallait pas pousser mémé dans les orties non plus !

    "Hmm dis-moi si tu repères un étalon ! J’ai l’impression que t’as l’œil pour ça ! Et ne me pique surtout pas ma proie !"

    « Ne t’inquiète pas, ce soir, je penche plutôt vers la gente féminine. »


    Je tournai mon tabouret et posai mes coudes sur le comptoir du bar pour jeter un coup d’œil sur la piste de danse. Comme si j’allais aider Kano à se trouver un mec pour la nuit. Il rêvait complètement ! Je n’avais pas envie de le voir partir avec le premier venu. C’était trop… bizarre. Bien sûr, il faisait ce qu’il voulait, il était grand après tout. Je n’étais ni son père, ni son grand frère. C’était à Tatsuki de le surveiller. Pourtant, si je le voyais sortir en compagnie d’un mec, je ne pourrais pas m’empêcher de vérifier si ce mec était potable ou pas. Il y avait parfois des gars bizarres qui trainaient en boîte et qui voulaient se taper des minets comme Kano. Et au final, il n’arrivait rien de bon. Le petit frère Sugiura n’avait pas mon expérience, ni ma carrure. Il pourrait tomber sur un malade et au fond, je me sentirais un peu coupable s’il lui arrivait quelque chose.

    « Je ne sais pas ce qui t’arrive ce soir mais après ce verre, tu termines la soirée au jus d’orange. Légalement, tu n’as d’ailleurs pas le droit de boire de l’alcool je te signale. »

    Je pris mon verre et bus quelques gorgées en lançant un regard à Kano. J’étais très sérieux dans ce que je disais pour une fois. Il ne fallait pas oublier que j’étais flic. La légalité, ça me connaissait et je ne rigolais pas avec ça. Là, je laissais passer parce que j’étais en vacances, que j’étais un peu laxiste de temps à autre et qu’il s’agissait de Kano. Mais vu comment il agissait sous les effets de l’alcool, je préférais lui mettre le holà. Tant pis s’il n’appréciait pas, il ne pouvait pas m’en vouloir d’être franc avec lui… Je reposai mon verre sur le bar et allumai une autre clope. Je buvais et je fumais. Bon, je n’étais certes pas un bon exemple pour Kano mais j’étais majeur et je faisais ce que je voulais. Et malgré mes mauvaises mœurs, je me permettais de le fliquer. Il ferait ce qu’il voudrait dans un an, lorsqu’il aurait atteint la majorité.

    « Sors-moi un truc méchant s’il te plait. J’aime pas quand tu me parles de te taper un mec. C’est pas toi ça. »


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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Dim 27 Juin - 15:46



« Pourtant, c’est celles qu’on trouve le plus dans ce genre d’endroits… Non seulement tu as peu de désir mais, lorsque tu en as, tu fais ton difficile et souhaites trouver une perle rare. »


Et alors ? Après tout, Kano méritait quelqu'un de son rang, lui, qui appartenait à l'élite ! Enfin, il aurait pu voir les choses ainsi. Il aurait aimé penser cela, car au moins, il aurait mis sa volonté de trouver une perle rare sur "un ego démesuré", mais les choses étaient plus complexes. Quoiqu’il y avait peut-être un peu de cela… Kano avait un seul modèle qu’il idolâtrait, résultat, il comparait certainement inconsciemment ses pseudo partenaires à cette personne… Par ailleurs, quoi de plus frustrant que d’éprouver des choses anormales pour son propre frère ? Mais étrangement, Kano ne remettait pas en question ce « désir interdit » mais plutôt le fait que Tatsuki ne le regarderait jamais de cette façon. Était-il anormal ? Sans doute… mais cette chose qui était en lui le dévorait petit à petit, au point de le rendre fou… Au point de le conduire à faire n’importe quoi, quitte à se défaire de sa raison. Comme quoi, même l’être humain le plus intelligent et le plus avisé pouvait perdre tout raisonnement lorsque les sentiments s’en mêlaient. Sans compter l’extrême instabilité dont il souffrait. Plus le temps passait, plus il se rendait compte qu’il perdait pied et que ses vieux démons prenaient le dessus. Et visiblement, ses propos troublèrent tellement Kiba, que celui-ci posa sa main sur son front en insistant sur la bizarrerie de son comportement.

« Oula, attends, je ne peux pas laisser passer ça là… T’as pas de fièvre pourtant. Qu’est-ce qui t’arrives ? Où est passé le Kano que je connais ? »

Le Kano vexant, ironique et caustique ? Il était toujours là, mais il avait peine à émerger. Mais peu importe, il n’avait pas envie de se lamenter sur son sort , surtout pas devant ce flic ; premièrement, il se foutait éperdument de lui, deuxièmement, il s’était tapé son frère et enfin, ce serait trop humiliant.

"Tsk, lâche-moi, tu ne connais rien de moi !"

Prétendre qu’il le connaissait alors que c’était loin d’être le cas. Il s’était fait un avis de lui à la hâte comme tous les autres. Il le voyait comme un petit merdeux impertinent, méchant, sadique et tyrannique, qui profitait de sa position et de sa situation pour écraser les autres. C’était ce qu’il laissait paraître d’ailleurs mais ne voulait-il pas au fond que quelqu’un arrive à deviner ce qui se cachait derrière un tel comportement ? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non… Mais peu importe, Kiba pouvait ajouter à sa longue liste de descriptif l’adjectif « traînée » aussi, pourquoi pas ?

« Ne t’inquiète pas, ce soir, je penche plutôt vers la gente féminine. »

C’était tant mieux pour lui. Quand on était une bête de luxure comme lui, on pouvait aisément passer d’un genre à un autre. Voilà pourquoi Tatsuki et lui avaient sombré ensemble dans la concupiscence. Ils vivaient tous les deux dans l’excès et dans la débauche, mais Kiba semblait tout de même moins extrême et moins torturé que Tatsuki. Ce côté-ci était une marque déposée des Sugiura.
Kano termina son verre presque cul sec. Ces deux verres ne suffiraient pas à l’assommer mais ce dosage d’alcool allait l’aider à se lâcher un peu et à laisser tomber quelques barrières, les barrières sexuelles notamment. Mais même s’il avait le moral dans les chaussettes, il ne boirait pas bêtement au point de se saouler et de trop parler. Il n’était pas si stupide que cela… surtout qu’il parlait avec un flic là. Kiba avait beau ne pas avoir tout l’attirail, mais il n’en restait pas moins un policier…


« Je ne sais pas ce qui t’arrive ce soir mais après ce verre, tu termines la soirée au jus d’orange. Légalement, tu n’as d’ailleurs pas le droit de boire de l’alcool je te signale. »… « Sors-moi un truc méchant s’il te plait. J’aime pas quand tu me parles de te taper un mec. C’est pas toi ça. »

Et voilà, MOSIEUR jouait les moralistes et les types de loi. Quel hypocrite celui-là ! Comment pouvait-il se permettre de l’ouvrir alors qu’il menait une vie de débauche et surtout qu’il s’était tapé un OYABUN ! Ses actes n’étaient certainement pas en adéquation avec le code pénal et avec la déontologie du parfait petit policier !

"Quoi ? Tu vas m’arrêter ? Tsk, laisse-moi rire… "

Le jeune Sugiura posa son verre avec fracas, même si la musique avait couvert le bruit sourd du contact du verre sur le bar. Kiba devenait vraiment chiant là ! De quoi se mêlait-il ? Ok, au Japon avoir 19 ans ne signifiait pas être majeur, mais en Europe, si ! Tout était question de point de vue et puis, vu les responsabilités que Kano avait, il était tout sauf un gamin. Le jeune homme se leva et s’appuya sur l’épaule de Kiba avant de se rapprocher de son oreille.

"Va te faire foutre, toi et ta pitié à la con ! "

Il pouffa de rire et bouscula légèrement le blond qui était toujours assis au bar. Il scruta ensuite la piste avant de regarder à l’étage. Keiji lui fit de grands signes pour lui dire qu’il allait descendre le rejoindre, mais Kano lui répondit toujours en langage des signes qu’il désirait qu’il s’en abstienne. Si Keiji voulait jouer les baby-sitter, qu’il le fasse, mais de loin. Kano préférait qu’il joue son rôle de garde du corps ce soir, mais pas d’ami. Un ami qui lui ramènerait une demoiselle en croyant que ça l’aiderait à se sentir mieux. Quel imbécile !
Le jeune Sugiura recentra son attention sur la piste avant de remarquer qu’un type ne le lâchait pas du regard. Il leva même son verre vers lui en lui faisant un grand sourire. Un type de 35-40 ans sans doute, ni trop beau , ni trop moche. Kano avait peu d’expérience dans le relations amoureuses, voir aucune, mais il savait très bien lire sur le visage des gens. Et nul doute, cet homme mûr en avait après son corps. Il rendit le sourire à l’homme en question avant de tapoter amicalement l’épaule de Kiba en pouffant légèrement de rire.


"Ce fut un plaisir mais je crois que j’ai repéré un type qui me lâche pas des yeux. J’espère qu’il va réussir à me donner du bon temps et qu’il ne va pas être trop brut... Tu sais ce que c’est hein ? Kibaaa-kun ! "

Le jeune brun se défit de la compagnie du beau policier et se dirigea en titubant légèrement vers celui qui serait peut-être son futur partenaire. Peu importe s’il avait le double de son âge et s’il ne correspondait pas à ses critères de beauté. Ce soir, tout ce qui lui importait était d’oublier ses problèmes même s’il devait faire des choses qui l’écœureraient en temps normal. C’était un moyen supplémentaire de se torturer et d’ajouter plus de maux à sa souffrance. Kiba n’avait qu’à s’amuser avec sa minette et oublier qu’il était flic ce soir. Un mineur avec un type d’une quarantaine d’année, ce n’était pas une situation inédite même si c’était illégal. Restait à espérer qu’il ne gâcherait pas les plans de Kano en jouant le flic des mœurs…
L’adolescent rejoignit l’inconnu qui n’en serait bientôt plus un. Il posa la main sur son épaule et se colla à lui pour lui chuchoter des mots à l’oreille.


"Salut toi ! On fait les hypocrites en faignant de vouloir se connaître ou on passe directement à l’action ? "

Autant être cash et parler sans détour. C’était comme ça que des types comme Kiba ou Tatsuki opéraient, nan ?
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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Dim 27 Juin - 18:02

    "Quoi ? Tu vas m’arrêter ? Tsk, laisse-moi rire… "

    « Ça pourrait être une idée pour que ton frère voie les conneries que tu fais et se réveille pour prendre son rôle d’ainé plus au sérieux. »


    Je n’aimais pas le ton qu’avait pris Kano et le lui faisais bien comprendre. S’il désirait que je l’arrête, il n’y avait pas de problème. Je n’étais pas en service mais je pouvais toujours appeler des collègues qui travaillaient ce soir. Certes, ils ne se déplaceraient sans doute pas pour un adolescent qui consommait de l’alcool en boîte. C’était tellement monnaie courante. Mais je pouvais toujours faire un peu peur à Kano, même s’il semblait plus se moquer de la police que la craindre. Tsk, ces yakuza… Ils se croyaient au-dessus des lois et intouchables. C’était l’un des côtés que je n’aimais pas chez les Sugiura, quoiqu’avec Kano, c’était pire. Au moins avec Tatsuki, je pouvais en plaisanter, alors que le petit frère me manquait vraiment de respect et me rabaissait en faisant passer le mot « flic » pour une insulte suprême. Qu’il continue et j’allais lui apprendre ce que c’était le respect à ce petit merdeux.

    "Va te faire foutre, toi et ta pitié à la con ! "

    « Ma pitié à la con » ? Où avait-il vu que j’avais pitié de lui ? Je cherchais juste à l’empêcher de faire une connerie et à comprendre ce qui n’allait pas chez lui. En quoi c’était de la pitié ? Je voulais juste comprendre. L’alcool devait jouer sur son comportement mais il fallait un problème à la base pour qu’il ressorte avec la boisson. Qu’avait-il bien pu se passer depuis l’épisode du casino ? Tatsuki qui ne me rappelait pas, Kano qui perdait complètement les pédales… Qu’est-ce qu’ils avaient les Sugiura depuis ce fameux soir ? Ils me faisaient vraiment chier. Bien sûr, je pouvais les oublier, c’était d’ailleurs ce que j’avais fait avec Tatsuki, mais quelque chose m’empêchait de laisser tomber le petit frère. De la curiosité peut-être, ou un pseudo instinct fraternel. J’en savais rien. Mais une chose était sûre, j’avais envie de lui foutre ma main à travers la gueule et l’obliger à rentrer chez lui pour qu’il arrête ses conneries. La bousculade qu’il me fit n’arrangea d’ailleurs rien et je me retins au maximum pour ne pas exploser. Je ne voulais pas qu’on m’accuse de violence sur un mineur, même s’il l’aurait bien cherché.

    Heureusement, son ami intervint du premier étage. Peut-être qu’il allait le rejoindre et que ça couperait court aux idées débiles de l’adolescent. Mais à voir les gestes qu’ils s’échangeaient pour se faire comprendre dans le brouhaha ambiant, je compris bien vite que Kano désirait ne pas être importuné. Il envoya donc balader son ami et porta son attention sur la piste de danse. Je restai silencieux, le regardant faire. En même temps, je jetai aussi un coup d’œil à la foule. Je pouvais pratiquement lire dans les pensées de Kano. Il était à la recherche de son coup d’un soir. Faisait-il exprès de me provoquer ? Je ne trouvais pas ça drôle du tout. Pensait-il que j’allais fermer les yeux sur ça et le laisser se faire baiser par le premier venu ? Il faisait ce qu’il voulait avec son corps, certes, mais je n’avais pas envie de le retrouver à la morgue le lendemain ou apprendre dans quelques mois qu’il avait chopé une MST ou une autre saloperie du genre. Pourquoi voulais-je tant le protéger me demanderiez-vous ? J’en savais rien. Je vous en pose des questions moi ?


    "Ce fut un plaisir mais je crois que j’ai repéré un type qui me lâche pas des yeux. J’espère qu’il va réussir à me donner du bon temps et qu’il ne va pas être trop brut... Tu sais ce que c’est hein ? Kibaaa-kun ! "

    « Ne viens pas te plaindre après. Je t’aurais prévenu ! »


    Je pensais que cette remarque allait le réveiller un peu mais non. Il me laissa en plan et avança d’un pas légèrement titubant vers l’homme qu’il avait repéré. Je regardai avec attention la proie qu’avait choisie le petit frère Sugiura. Il s’agissait d’un homme d’une trentaine d’années à vue de nez, voire plus. Avec les jeux de lumières, j’avais du mal à le dire. Mais une chose était sûre, il avait minimum le double de l’âge de Kano, ce qui le classait à mes yeux dans la catégorie « pervers » voire « pédophile ». L’adolescent avait-il fait exprès de le choisir aussi vieux pour me faire réagir ou quoi ? Attendait-il quelque chose de ma part ou souhaitait-il que je le laisse faire sa connerie et qu’il le regrette amèrement par la suite ? J’en avais aucune idée et mon sang ne fit qu’un tour lorsqu’il se colla à ce pervers et que ce dernier posa ses mains sur lui. Je terminai dans la précipitation mon fond de verre et me levai pour me diriger d’un pas rapide vers eux. Kano l’aurait cherché… Je tapotai sur l’épaule du vieux pervers pour attirer son attention.

    « Police. » me présentai-je en montrant ma plaque que je gardais toujours sur moi et qui pouvait servir dans ce genre de situation. « Il est mineur donc laissez tomber s’il vous plait Monsieur. »

    « Quoi ? Toi un flic ? Laisse-moi rire ! Aller, dégage ! »

    « Vous voulez que je vous conduise au commissariat pour avoir confirmation ? »

    « T’as entendu ce que j’t’ai dit ? Pas ma faute s’il ne veut pas toi. Aller, bouge de là ! »

    « Après que vous ayez compris que vous risquiez gros en profitant d’un mineur. »

    « Profiter ? C’est lui qu’est venu m’voir ! Alors maintenant, tu m’laisses tranquille, sinon… »

    « Sinon quoi ? »


    Sans que je ne l’aie vraiment vu venir, le poing de ce conard s’abattit sur mon visage et je trébuchai, me retrouvant le cul par terre. En le questionnant sur ses menaces, j’avais plus attendu une réponse par des mots que par des gestes. J’avais mal évalué la situation. Merde, quel con j’étais. Finalement, le verre que m’avais offert Kano avait été celui de trop. Quelques verres plus tôt, j’aurais sûrement fait plus attention. Je me redressai tant bien que mal en portant une main à mon nez douloureux. En regardant mes doigts, je pus voir du sang. Oh non, c’est pas vrai. J’espérais que mon nez ne soit pas cassé. Mais je n’allais pas m’attarder pour le moment sur ce détail. Ce con allait me le payer cher. Mais alors que je me relevai, je vis deux bras entourer mon assaillant. Deux videurs avaient assisté au spectacle et maitrisaient l’homme pour le faire sortir. Ne me jugeant pas dangereux sûrement, ils ne me jetèrent même pas un regard, comme si je n’existais pas alors que j’avais le nez en sang. J’appuyai sur la narine qui laissait couler du sang pour tenter d’arrêter le massacre. Mais je n’en avais pas pour autant oublié ce très cher Kano à qui c’était la faute si je me retrouvais dans cet état. Enervé, je lui lançai un regard noir avant de lui dire ce que je pensais.

    « Si je te vois refaire une connerie du genre, je te fais arrêter pour racolage, c’est compris ?! P’tit con. Utilise ta main au lieu de te jeter dans les bras d’un pervers ! »

    Hors de moi, j’étais peut-être encore plus cru dans mes propos. Autant que je m’éloigne de lui pour éviter de le baffer, même s’il le méritait. Peut-être que ça lui remettrait les idées en place et que ça calmerait ses ardeurs. D’un pas vif, je me frayai un chemin dans la foule pour rejoindre au plus vite les toilettes. Dans la précipitation et l’énervement, je ne me rendis même pas compte que j’avais oublié de ramasser ma carte de flic. Je désirai au plus vite passer de l’eau froide sur mon nez pour arrêter l’hémorragie et éviter qu’il ne vire au bleu. Bien sûr, comme d’habitude, il y avait la queue. Mais voyant que j’étais dans l’urgence, on me laissa accéder aux lavabos. Je pris un gros morceau de papier pour s’essayer les mains et l’imprégnai d’eau froid avant de l’appliquer sur mon nez endolori. Apparemment, il n’était pas cassé. Mais ça me faisait tout de même un mal de chien. Peut-être que l’os était fissuré. Je commençais vraiment bien mes vacances moi. Mais tout ça ne serait jamais arrivé sans ce merdeux de Sugiura. Il pouvait continuer ses conneries s’il le voulait, je n’irais pas une seconde fois lui sauver la mise.


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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Dim 27 Juin - 22:27


Visiblement, Kano ne laissait pas le vieux hentai qu'il avait choisi de marbre. Celui-ci le saisit par la taille et glissa sa main sur ses fesses. Il y allait bien vite dit donc, mais peu importe, ce soir, le jeune adolescent ne serait pas trop regardant. Il avait seulement besoin de se foutre un peu plus en l'air qu'il ne l'était déjà.


«Je suis d'avis à passer aux choses sérieuses... Je ne pensais pas que tu étais si débauché...»

Débauché ? Quelle blague ! Ce type salivait tellement que c'en était carrément écœurant. S'il désirait Kano, ce n'était pas franchement réciproque, n'importe quel type aurait fait l'affaire, pourvu qu'il ai le dessus sur le jeune Sugiura. Malheureusement, ses plans n'allaient pas se dérouler comme il le souhaitait, puisque monsieur super flic décida de s'en mêler. Il saisit fermement l'épaule du vieux hentai.

« Police. »

Il sortit sa carte et ne laissa pas Kano en placer une.

« Il est mineur donc laissez tomber s’il vous plait Monsieur. »

Quel petit con ! Mais de quoi se mêlait-il ? Fort heureusement, son petit manège n'impressionna pas une seconde le jeune adulte puisqu'il l'envoya bouler. Il fallait croire que le petit cul de Kano valait bien une altercation avec la police, ce petit épisode fit d'ailleurs sourire le jeune yakuza. Il n'était peut-être pas conscient de la situation, mais voir deux types se battre pour lui lui apportait une sensation de satisfaction et de flatterie. Visiblement, le vicieux n'était pas le seul à être motivé, puisque Kiba continua de faire ses menaces à deux balles.

« Profiter ? C’est lui qu’est venu m’voir ! Alors maintenant, tu m’laisses tranquille, sinon… »

« Sinon quoi ? »

"Oi ! Tu joues à quoi Kiba ? C'est moi qui suis allé vers lui, alors..."

Kano n'eut pas le temps de finir sa phrases que l'adulte pervers lui en foutu une belle sur la gueule. Mais que se passait-il ? Comment ça avait pu tourner au vinaigre ? Pourquoi cet enfoiré de Kiba s'était-il mêlé des affaires de Kano ? Ce n'était pas le genre justicier !
La suite des événements échappa complètement au jeune yakuza. Tout se passa extrêmement vite. Deux gorilles arrivèrent et saisirent celui qui avait failli être son compagnon. Kiba qui était toujours au sol, tenait son nez qui saignait à flot. L'alcool avait miné ses réflexes. Il finit par se relever, tandis que les vigiles virèrent le type qui avait commencé les hostilités. Peut-être qu'ils savaient que Kiba était flic, ce qui expliquait qu'ils ne tentèrent pas de le sortir de la discothèque.
Les collègues du blond arrivèrent, mais celui-ci sembla ne pas avoir envie qu'on lui porte de l'aide. Après leur avoir envoyé un regard qui voulait en dire long, il détourna les yeux vers Kano.


« Si je te vois refaire une connerie du genre, je te fais arrêter pour racolage, c’est compris ?! P’tit con. Utilise ta main au lieu de te jeter dans les bras d’un pervers ! »

Monsieur était hors de lui à cause de sa petite gueule abîmée ? C'était bien fait pour lui, car après tout, il n'avait pas à se mêler de la situation. En quoi les petites fesses du jeune Sugiura étaient-elles importantes pour lui ? Kano savait très bien ce qu'il faisait en ramassant un type et puis, il comptait faire des choses avec ce pervers dans un coin de la boîte ou dans les toilettes comme tout le monde. Il n'était pas assez idiot pour prendre le risque de partir avec un inconnu qui pouvait très bien être le yakuza d'un clan adverse. Son comportement était peut-être inconsidéré et excessif mais il était assez intelligent pour se fixer des limites, même si son moral était à zéro. Ce qui Kiba ignorait, c'est que Kano était le numéro deux du clan Sugiura et que par conséquent, il ne pouvait plus se déplacer sans un garde du corps sans attirer les foudres de son cher grand frère...
Inutile d 'essayer de discuter, puisque le blond quitta la piste. Il allait certainement aux toilettes pour panser sa blessure. Comme si tout ce bordel ne suffisait pas, Keiji débarqua avec ses deux hommes.


"Kano ! Qu'est-ce qui se passe ? T'es blessé ?"

Il était arrivé un poil au retard pour une fois et il avait l'air de s'en vouloir, au point de délaisser ses petites pouffiasses.

"Non c'est bon, c'était pas moi... Deux types bourrés s'en sont foutus plein la gueule ! C'est bon jte dis ! Je vais aux toilettes, remonte !"

Il ramassa la plaque que Kiba avait laissé tomber lors de la bagarre, puis, il se dirigea vers les WC. Keiji resta par prudence en bas et ordonna aux deux hommes de garder un œil sur Kano devant les toilettes. Grâce à Kiba, Kano n'aurait plus de liberté ce soir... On le ne quittera plus des yeux.
Un peu effrayés à la vue d'un mec en sang, les gens présents aux toilettes sortirent. Au moins, c'était respirable maintenant. Tandis que Kiba se rinçait le nez avec un peu d'eau. Il n'y avait pas de plaie ouverte, le nez ne semblait donc pas cassé. Le petit saignement était maintenant sous contrôle. Kano s'appuya sur l'évier et agita la carte du flic.


"T'as oublié ta carte sur la piste Zorro !"

Le jeune brun pouffa de rire. La situation était si marrante, enfin, pas pour tous apparemment...

"Je sais pas pourquoi t'as fait ça, mais ne joue pas les flics modèles avec moi ! Si jveux ramasser un type dehors ou ici, tu ne pourras pas m'en empêcher, alors..."

Kano n'eut pas le temps de finir sa phrase que Kiba lui jeta une bonne poignée d'eau à la figure. Le visage et les cheveux trempés, Kano resta un instant sans réaction. Il ne réalisait pas ce que le sale flic avait osé LUI faire.

"Espèce de sale enfoiré ! Tu te prends pour qui bordel ! Je suis pas mon frère t'as compris !?

Autrement dit, le flic ne pouvait pas se permettre des familiarités comme il l'avait fait avec son frère lors de leurs moments intimes.
Dans quel état était Kano maintenant ? Trempé, il agita ses bras pour se sécher un peu. Mais, Kiba revint à la charge et le colla au mur. Pourquoi se sentait-il aussi impliqué ? Il allait tout le temps en soirée, il devait donc tous les jours voir des mineurs s'envoyer avec des majeurs. Il devait même voir des gens consommer de la drogue, alors pourquoi avait-il réagi ce soir ? Il n'était certainement pas attaché à Kano pour le défendre... Ou alors, voir le frère de son ex faire n'importe quoi l'avait fait réagir. C'était donc encore lié à Tatsuki, comme toujours... Kano détourna le regard. Sa fougue habituelle avait de nouveau totalement disparu.


"Tsk, quoi ? T'as peur que Tatsu te reproche de ne pas m'avoir surveillé ? C'est bon, il n'en saura rien, alors lâche-moi et laisse-moi retourner sur la piste..."

Mal à l'aise de faire face au blond dans un espace aussi restreint, Kano préféra opter pour la fuite. Ce n'était pas le Kano habituel, mais peu importe. Le blond avait de toute façon remarqué un changement chez l'adolescent.

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Lun 28 Juin - 0:07

    Tout en tentant d’arrêter le saignement, je pestais intérieurement, d’abord contre Kano, puis contre moi. Quelle image du flic je donnais moi ? J’étais passé pour un con qui ne savait pas se battre et qui s’effondrait au premier coup. Quelle merde. Ça en foutait un sacré coup à mon égo. Mais ça m’apprendrait à trop boire aussi et surtout à venir en aide à un p’tit con qui ne le méritait même pas. J’aurais dû le laisser partir au bras de ce pervers. Bien sûr, sous le coup de la colère, je pensais ça mais en réalité, il n’en était rien. Je n’avais pas envie que ce merdeux s’attire inutilement des ennuis. Je ne savais pas quelle mouche l’avait piqué depuis la soirée au casino mais il avait complètement changé. Je ne le reconnaissais même plus. A croire qu’il faisait exprès pour me faire rager et il y parvenait en plus. Pourquoi avait-il choisi CE mec en particulier ? Il avait dû se douter que j’interviendrais. Mais à quoi ça lui servait ? A me tester ? Mais pourquoi ?.. Perdu dans mes pensées et occupé à rincer les dernières traces de sang de mon visage, je mis un temps à me rendre compte que Kano m’avait rejoint.

    "T'as oublié ta carte sur la piste Zorro !"

    « Va te faire foutre ! »


    J’essuyai vaguement mes mains mouillées sur mon jeans et récupérai ma carte de police. Je l’avais faite tomber dans ma chute et avais complètement oublié de la ramasser dans l’énervement et la précipitation. Heureusement que Kano me la rapportait. Par contre, il pouvait toujours courir pour que je le remercie. C’était bien la moindre des choses qu’il pouvait faire. J’avais tout de même reçu un sacré coup par sa faute. Je soupirai, énervé, et rangeai ma carte dans la poche de mon pantalon. Je la gardai toujours sur moi. C’était souvent efficace pour dissuader certaines personnes d’aller trop loin dans leurs conneries. Manque de bol, j’étais tombé sur un rigolo qui ne m’avait pas cru. Ça n’avait pas toujours du bon d’avoir un physique atypique dans la police. Pourtant, malgré le comportement du pervers, j’avais su garder mon calme et en aucun cas je lui avais manqué de respect. Ce n’était pas parce qu’il était un pervers pédophile que je devais le traiter comme un moins que rien, même s’il le méritait. Kano devrait en prendre de la graine lui qui ne respectait même pas la police.

    "Je sais pas pourquoi t'as fait ça, mais ne joue pas les flics modèles avec moi ! Si jveux ramasser un type dehors ou ici, tu ne pourras pas m'en empêcher, alors..."

    Enervé de l’entendre parler, je rouvris le robinet et pris une bonne poignée d’eau pour la balancer sur Kano. Ça lui rafraichirait peut-être les idées et l’aiderait à calmer un peu le jeu. Depuis le début de la soirée, il ne cessait de me manquer de respect. J’allais le faire redescendre sur terre vite fait moi. Ça allait cinq minutes mais maintenant, j’en avais marre de son air supérieur et du « moi-je-dis-ce-que-je-veux, je-suis-intouchable ». Il me faisait vraiment chier et je n’avais plus envie de m’adresser à lui comme à un vague ami. Tant pis pour lui, c’était le flic qui parlait maintenant et ce n’était pas parce qu’il était un Sugiura que j’allais me taire et ne rien faire. Je savais que je ne pourrais jamais l’inculper pour quoique ce soit mais si une nuit au trou l’intéressait, je pouvais toujours m’arranger. Ça lui apprendrait à me regarder de haut et à me parler comme à un chien. Il avait voulu m’énerver ? Bah il avait gagné. Je l’avais pourtant prévenu mais il ne m’avait pas écouté. Il en payait maintenant les conséquences.

    "Espèce de sale enfoiré ! Tu te prends pour qui bordel ! Je suis pas mon frère t'as compris !? "

    « J’ai l’impression que c’est toi qui n’as pas compris ! »
    m’exclamai-je en le saisissant par la chemise et en le plaquant contre le mur. « Tu te calmes et t’arrêtes tes conneries, ok ? Tant que je t’ai à l’œil, t’évite de me provoquer. »

    Je serrai un peu plus mon emprise sur lui et ne cillai pas une seconde. Je voulais lui faire comprendre que tant que je l’aurais à l’œil ce soir, il n’avait pas intérêt à faire n’importe quoi. S’il désirait s’attirer des ennuis et faire sa pute, il n’avait qu’à quitter la boîte et trouver un autre pervers autre part. Ce n’était pas difficile à trouver à cette heure-ci de la nuit. Mais je ne tolérerais pas qu’il me provoque. Ça gênait le flic et le civil qui étaient en moi. Il était encore mineur. Je pouvais accepter qu’il s’envoie en l’air avec un mec qui avait la vingtaine mais pas plus. Ça c’était le flic qui était en moi qui pensait cela. Quant au civil, à l’homme « normal » si on pouvait dire ça comme ça, c’était le fait que Kano décide de se taper un mec qui gênait. J’avais cru comprendre qu’il n’appréciait pas les relations homosexuelles. Alors pourquoi tenait-il tant que ça à coucher avec un homme ? Ce n’était pas logique, à moins qu’il ne soit maso ?

    "Tsk, quoi ? T'as peur que Tatsu te reproche de ne pas m'avoir surveillé ? C'est bon, il n'en saura rien, alors lâche-moi et laisse-moi retourner sur la piste..."

    « Non mais bordel, je me fous de ton frère ! Il n’y a pas que lui dans la vie !»
    dis-je en bousculant Kano et en le relâchant finalement. « Je ne suis pas son chienchien. J’ai agi de mon plein gré, en tant que flic mais aussi en tant que type qui n’aime pas voir quelqu’un qu’il apprécie péter les plombs et faire des conneries qu’il pourrait regretter. »

    Non mais pourquoi à chaque fois Tatsuki revenait-il dans la conversation ? Certes c’était le frère de Kano et j’avais couché avec lui mais ce n’était pas comme si c’était le seul lien entre l’adolescent et moi ! Et puis pourquoi je surveillerais le petit frère ? Tatsuki était assez grand pour le faire tout seul ou bien embaucher des gardes du corps. N’était-ce d’ailleurs pas le rôle des hommes qui l’accompagnaient ? Pourquoi n’étaient-ils pas intervenus d’ailleurs ? Ça leur faisait ni chaud ni froid de voir leur petit boss se faire prendre par un vieux qui avait le double de son âge ? Moi ça me choquait, d’où mon intervention, peu glorieuse, je devais l’avouer. Mais au moins, j’avais le mérite d’avoir agi, que cela plaise ou non à Kano. Mais le petit frère Sugiura semblait être redescendu un peu sur terre et s’être calmé. Tant mieux. Mais n’était-ce pas une feinte pour que je laisse partir et qu’il en profite pour se retrouver un autre mec tout aussi peu fréquentable ? Avec lui, j’avais du mal à accorder ma confiance.

    « Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais franchement, t’as pas l’air dans ton assiette et si c’est pour faire des conneries, tu ferais mieux de rentrer chez toi. Tu n’auras qu’à te trouver une chaîne intéressante et calmer tes ardeurs de cette manière. C’est le mieux que je puisse te conseiller. »


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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Lun 28 Juin - 12:38


« J’ai l’impression que c’est toi qui n’as pas compris ! Tu te calmes et t’arrêtes tes conneries, ok ? Tant que je t’ai à l’œil, t’évite de me provoquer. »

En quoi Kano provoquait-il Kiba ? C'était ce qu'il n'arrivait pas à comprendre. Pour provoquer quelqu'un, il fallait faire quelque chose qui l'embêtait énormément et en quoi les actions de Kano embêtaient-elles le flic ? Ils n'étaient ni amis, ni liés par le sang. Kiba faisait ce qu'il voulait de son corps et c'était aussi le cas pour Kano. Que le blond prenne son rôle de flic au sérieux quand ça le chantait n'était pas une excuse. Le jeune Sugiura ne comprenait toujours pas les raisons de la colère de Kiba. Celui-ci resserra davantage son emprise sur le brun.

« Non mais bordel, je me fous de ton frère ! Il n’y a pas que lui dans la vie ! Je ne suis pas son chienchien. J’ai agi de mon plein gré, en tant que flic mais aussi en tant que type qui n’aime pas voir quelqu’un qu’il apprécie péter les plombs et faire des conneries qu’il pourrait regretter. »

Qu'il apprécie ? Mais que racontait-il ? Qu'étaient-ils l'un pour l'autre ? Que connaissaient-ils l'un de l'autre ? Rien du tout. Alors pourquoi Kiba appréciait-il Kano ? Il écartait complètement Tatsuki de ses actes, il n'y avait donc rien qui liait les deux hommes, alors pourquoi... Le jeune adolescent ne put camoufler sa surprise. Non seulement c'était la première fois que quelqu'un disait l'apprécier mais en plus, ce n'était pas lié à son frère. Kano était détesté et détestable... En même temps, il ne faisait rien pour soigner son image auprès des gens et pour attirer la sympathie, mais malgré cela, Kiba s'attardait sur son cas. Le jeune Wakagashira ne comptait pas non plus sur l'amitié de ses hommes, même s'il appréciait Keiji. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de penser que si ses hommes étaient autour de lui, y compris Keiji ou les autres, c'était uniquement parce qu'il était le petit frère de Tatsuki et qu'il était le numéro 2 ; sans cela, il y aurait bien longtemps qu'ils l'auraient lâché. C'est comme ça qu'il voyait les choses...
Le beau blond finit par le lâcher, mais Kano resta collé au mur sans réagir.

« Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas mais franchement, t’as pas l’air dans ton assiette et si c’est pour faire des conneries, tu ferais mieux de rentrer chez toi. Tu n’auras qu’à te trouver une chaîne intéressante et calmer tes ardeurs de cette manière. C’est le mieux que je puisse te conseiller. »

Et voilà, monsieur qui se donnait des airs supérieurs recommençait à jouer à l'adulte plein d'admonestations. Kano n'était pas un petit con d'adolescent qui avait besoin de calmer ses hormones et qui ne réfléchissait qu'avec ses couilles. Sur ce point, Kiba le sous-estimait. Le jeune Sugiura était vite devenu adulte, trop vite même. Et ce que ignorait Kiba, c'était que l'adolescent avait un QI extrêmement élevé (même si en ce moment il agissait comme un parfait débile) ; du coup, il avait également souffert de cette différence avec les ados de son âge. C'était comme être un adolescent d'une quinzaine d'année à l'extérieur mais en avoir trente à l'intérieur. Voilà pourquoi, il avait toujours eu du mal à côtoyer ceux de son âge. Même s'il avait toujours mis en avant cette capacité pour rabaisser les autres, en réalité, il haïssait ce petit don (si on pouvait appeler ça comme ça).

"Arrête maintenant... quelle farce, quoi t'es psy !? Comme je te l'ai dit, tu ne connais rien de moi, alors par pitié, arrête de jouer les grands frères, j'en ai déjà un. Et il vaut tous les frères du monde !"

Il en voulait un peu à son frère au fond, mais il ne pouvait pas s'empêcher de le valoriser.
Il s'écarta ensuite du mur avant de se regarder dans le miroir. Dans quel était-il était donc ? ... Il passa sa main dans les cheveux pour se les sécher un peu, avant de prendre une serviette en papier disponible dans un petit distributeur. Il se retourna et s'appuya ensuite sur le lavabo pour faire face à Kiba. Il finit par esquisser un petit sourire histoire de détendre l'atmosphère.

"On est quitte maintenant. T'as saigné et je suis trempé... Tsk, jcroyais que t'étais un flic plus cool que les autres mais jme suis trompé on dirait !"

L'adolescent semblait de nouveau être de bonne humeur en surface. Il n'avait pas envie de continuer sa discussion sur un ton dramatique. Il n'avait nullement l'intention de se confier à Kiba et de se rabaisser en jouant les "Caliméro". Il n'avait pas besoin de sa pitié, ni de son amitié, ni de rien du tout d'ailleurs. Il s'écarta ensuite de l'évier en faisant un petit bond.


"Bon... J'ai pas vraiment envie de rentrer, ni de rester ici. Je vais donc aller voir ailleurs si j'y suis msieur le policier ! Hmm... ai-je le droit de sortir d'ici ou tu vas encore garder un œil sur moi !? Si c'est le cas, il va falloir que tu m'escortes parce que je compte partir et faire de l'auto-stop ! Qui sait, un vieux pervers pourrait mettre la main sur moi monsieur le policier !"

Il fit un léger sourire, puis un clin d'œil. Vu que Kiba s'était autoproclamé "agent de sécurité personnel", autant qu'il assume jusqu'au bout. Monsieur aimait soit disant bien Kano, il ne pourrait donc pas le laisser partir. Le jeune yakuza ne laisserait pas ses hommes le raccompagner ce soir. L'avantage d'être le patron, c'était que ses hommes devaient obéir à certains de ses ordres, même à contre-cœur ou même s'ils étaient réticents à cause des consignes données par le grand manitou. Kano finissait toujours par imposer ses choix, sauf envers son grand frère, mais comme il n'était pas là... Le jeune brun se pencha vers Kiba et effleura son nez sans trop appuyer pour ne pas lui faire mal.

"T'inquiète, il n'est pas cassé. Tu auras un petit bleu ou une légère bosse, mais rien de plus... "

Que le beau gosse se rassure. Kano se dirigea vers la porte et fit un petit signe de main à Zorro.


"Je crains que si tu ne me raccompagnes pas, tu ne remplisses pas ton rôle de super agent des forces de l'ordre Kiba-kuuun !"

De nouveau très joueur, il ne put s'empêcher de titiller un peu le jeune policier et la police en général d'ailleurs. Il était comme ça Kano, un coup il broyait du noir, un coup il redevenait le Kano habituel, plein de vie et caustique...
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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Lun 28 Juin - 19:41

    "Arrête maintenant... quelle farce, quoi t'es psy !? Comme je te l'ai dit, tu ne connais rien de moi, alors par pitié, arrête de jouer les grands frères, j'en ai déjà un. Et il vaut tous les frères du monde !"

    Je ne pus que souffler, faisant comprendre que Kano exagérait. Comme si Tatsuki était le meilleur frère du monde. C’était un yakuza avec des airs supérieurs, et un vrai coureur. Je ne disais pas que c’était de gros défauts car je n’étais pas tout blanc non plus mais il y avait mieux comme frère, non ? Et puis quel frère digne de ce nom laisserait son cadet s’envoyer en l’air avec un inconnu de trente voire quarante balais ? Si j’avais un frère, je ne laisserais pas faire ce genre de conneries. Je serais d’accord pour qu’il fréquente des personnes de son âge ou un tout petit peu plus vieilles mais pas avec le double de son âge. J’avouais avoir agi comme si Kano avait été mon petit frère, l’adolescent avait raison sur ce point, mais je faisais ce que je voulais, non ? Ce n’était pas de ma faute si je ressentais un petit instinct fraternel envers lui. J’aimais bien son côté peste. J’aurais aimé avoir un petit frère qui me tienne tête et avec lequel je me disputerais comme je le faisais avec Kano.

    "On est quitte maintenant. T'as saigné et je suis trempé... Tsk, jcroyais que t'étais un flic plus cool que les autres mais jme suis trompé on dirait !"

    « Y’a des choses que je ne tolère pas, c’est tout. »


    J’étais un flic cool mais ça ne voulait pas dire que j’étais laxiste pour autant. Lorsque quelque chose me dérangeait trop, comme ce soir avec Kano et ce pervers, j’intervenais. Mais par contre, je pouvais fermer les yeux sur les verres d’alcool que servait le barman à des adolescents comme le petit frère Sugiura. A son âge, il m’était déjà arrivé de mentir sur mon âge pour avoir accès à l’alcool. Des souvenirs pas très glorieux me revinrent même à l’esprit. J’avais pris ma première cuite avec mon meilleur ami, Ranmaru. Je ne me souvenais que vaguement des conneries qu’on avait pu faire et dire dans cet état. Par contre, j’avais un parfait souvenir du lendemain avec le mal de crâne et les vomissements. J’avais vraiment fait les quatre cents coups avec lui. Mais je n’étais pas allé jusqu’à coucher avec un mec qui aurait eu l’âge de mon père. Sur ce point-là, Kano me dépassait. J’avais pourtant cru qu’il était plus sage que moi.

    "Bon... J'ai pas vraiment envie de rentrer, ni de rester ici. Je vais donc aller voir ailleurs si j'y suis msieur le policier ! Hmm... ai-je le droit de sortir d'ici ou tu vas encore garder un œil sur moi !? Si c'est le cas, il va falloir que tu m'escortes parce que je compte partir et faire de l'auto-stop ! Qui sait, un vieux pervers pourrait mettre la main sur moi monsieur le policier !"

    « Tu me cherches toi ! »


    Je lui foutus une petite tape sur la tête pour accompagner mes paroles. Ça n’avait rien de méchant. Là encore, j’agissais un peu comme un grand-frère. En tout cas, j’étais content de revoir le Kano que je connaissais, celui qui aimait me chercher avec ses remarques de petite peste. J’aimais bien avoir ce genre de rapports avec certaines personnes. C’était comme un jeu. Par contre, je ne savais pas s’il était sérieux en disant qu’il désirait quitter cette boîte. Ses « amis » étaient toujours là sûrement. Allait-il les laisser tomber et partir seul de son côté ? Je n’étais pas sûr que son frère apprécie cette idée. En plus, avec son coup dans le nez (au figuré, pas au sens propre comme moi), il serait capable de continuer ses conneries même s’il semblait avoir un peu retrouvé ses esprits. Je n’avais aucune envie qu’il se balade seul dans les rues de Yuukoku de nuit. Rhaa, mais qu’est-ce qui m’arrivait à vouloir être son garde du corps ? Il n’était rien pour moi, même si je l’appréciais bien. Nous n’étions même pas amis. Pourquoi j’agissais comme un grand-frère alors ? Je soupirai légèrement, un peu énervé par moi-même, puis me regardai à nouveau dans le miroir pour voir ce que donnait mon nez. Kano dut lire dans mes pensées car il se rapprocha de moi pour m’ausculter.

    "T'inquiète, il n'est pas cassé. Tu auras un petit bleu ou une légère bosse, mais rien de plus... "

    « J’espère bien. Je t’aurais fait payer mon opération de chirurgie esthétique si j’avais dû me refaire le nez. »


    Je ne rigolais pas en parlant de chirurgie esthétique. Si ce mec m’avait défiguré et que j’avais dû me refaire le nez, je l’aurais fait. Mon physique tenait une place capitale dans ma vie. Je pouvais parfois être pire qu’une fille. Il n’y avait qu’à voir ma salle de bain. Il y avait pleins de produits de beauté autour du lavabo et dans les placards. Je m’y perdais même moi-même parmi mes crèves tonifiantes, mes crèmes hydratantes, mes laits pour le corps, mes lotions démaquillantes, mes produits nettoyants pour mes lentilles ou pour mes lunettes… Bref, je pourrais presque ouvrir une boutique avec tout ce que j’avais. Et encore, là, ce n’était que mes produits. Si on commençait à parler de mes vêtements, on n’était pas couché. J’en avais deux grands placards dans lesquels s’entassaient pantalons, t-shirts, chemises et autres. Si mon appartement brûlait, je serais complètement désespéré de perdre tout ce que j’avais pour entretenir mon physique de tombeur.

    "Je crains que si tu ne me raccompagnes pas, tu ne remplisses pas ton rôle de super agent des forces de l'ordre Kiba-kuuun !"

    « Mais tu me cherches vraiment ! Attends voir, je vais te prendre au mot et tu vas regretter d’avoir dit ça… »


    Je me dirigeai à mon tour vers la porte pour sortir enfin des toilettes. Ce n’était pas vraiment un endroit que j’appréciais pour passer une soirée ou discuter. Difficile à croire en me connaissant un peu mais je ne m’y enfermais même pas pour tirer vite fait un coup. C’était trop glauque. Je préférais encore me payer une chambre dans un hôtel miteux. C’était peut-être un peu plus propre que des toilettes de discothèque en milieu de soirée… Je sortis donc avec plaisir pour retrouver l’ambiance festive de la boîte. Il y avait toujours autant de monde sur la piste de danse et il faisait toujours aussi chaud. Mais bizarrement, je n’avais plus très envie de danser. Je n’étais plus dans l’ambiance et puis mon nez me lançait. Je n’étais pas maso au point de risquer de me recevoir un autre coup en dansant dans cette foule. J’allais donc quitter moi aussi cet endroit et prendre l’air avant de rentrer chez moi. D’ailleurs, l’un de mes collègues me repéra et me rejoignit. J’allais le prévenir que je partais.

    « Hey, qu’est-ce qui s’est passé ? Ça va ton nez ? »

    « Ouais ouais mais je pense que je vais rentrer. Salue les autres de ma part, ok ? »

    « D’accord, je comprends. On remettra ça plus tard alors. »

    « Ok, passe une bonne soirée. »


    Je le saluai puis le laissai rejoindre le groupe de flic assis à une table de l’autre côté de la piste de danse. Ils étaient plutôt sympathiques mais je n’avais plus la tête à m’amuser. J’allais appeler un taxi et rentrer chez moi, en faisant sans doute un détour par chez Kano pour le raccompagner chez lui s’il le désirait. J’espérais qu’il prenne cette sage décision. Une bonne nuit de sommeil lui ferait du bien. S’il ne se sentait pas bien, ce n’était pas la peine qu’il empire les choses en se saoulant encore plus et en s’attirant des ennuis avec un autre inconnu. Par contre, ses « amis » allaient-ils accepter de me le confier ? Rien n’était sûr. Un flic en compagnie d’un yakuza, ça ne se voyait que dans un commissariat, après que le dit flic ait coffré le dit yakuza. Ou alors lorsque le yakuza avait kidnappé le policier pour le torturer, au choix. Mais vu que je faisais partie des « gentils », je préférais m’imaginer le premier scénario.

    « Qu’est-ce que tu veux faire ? » demandai-je en me rapprochant de Kano qui était resté près de moi. « Je ne sais pas si t’étais sérieux tout à l’heure mais moi si. Je suis prêt à t’escorter rien que pour te faire chier mon pauvre. Tu n’aurais pas dû me chercher. »


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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Lun 28 Juin - 21:50


Kiba semblait plus emmerdé par le petit bleu qu’il allait avoir sur le nez que par le petit accrochage qu’il avait eu avec l’insolent qui n’avait pas eu froid aux yeux devant sa carte de flic.

« Mais tu me cherches vraiment ! Attends voir, je vais te prendre au mot et tu vas regretter d’avoir dit ça… »

Kano éclata de rire, content de voir que l’impudent était rentré dans son jeu. Le jeune adolescent avait eu gain de cause et vu que Kiba était un adversaire de taille, il allait prendre au mot son petit défi. C’était tant mieux d’ailleurs ! Au moins, la soirée de Kano n’aurait pas été pourrie jusqu’au bout.
Les deux hommes sortirent enfin des toilettes pour rejoindre la piste de danse. Quand on y regardait de plus près, cette pièce était vraiment glauque, c’était à se demander comment les couples pouvaient y faire leurs petites affaires. Même la piste bondée était plus supportable à côté. Quoique… tous ces gens se collant les uns aux autres pour danser sur 1m² et cette chaleur poisseuse… Quelle sensation désagréable. Il n’y avait plus besoin de se demander pourquoi Kano fréquentait peu ce genre d’endroit. Il resta un peu en retrait tandis que Kiba s’enfonça un peu plus dans la foule. L’un de ses collègues le rejoignit pour échanger quelques mots et visiblement, les pensées de Kano furent confirmées puisque le flic n’allait pas s’attarder en ces lieux. Il le confirma en revenant vers le jeune Sugiura.


« Qu’est-ce que tu veux faire ? Je ne sais pas si t’étais sérieux tout à l’heure mais moi si. Je suis prêt à t’escorter rien que pour te faire chier mon pauvre. Tu n’aurais pas dû me chercher. »

Pas le chercher ? Kano était le roi en la matière et puis, c’était certainement ce qui était amusant dans leur « relation ». S’ils se contentaient de parler gentiment et d’échanger quelques verres en racontant leur vie, ils s’emmerderaient sans doute. Kano se pencha vers Kiba et le tira par le col en souriant.

"Bien, bien je me rends... Barrons-nous d’ici et escorte-moi…"

Ni l’un ni l’autre n’avaient plus envie de s’attarder en ces lieux. Kiba n’était sans doute plus d’humeur après le coup de poing qu’il avait pris en pleine figure et Kano arrivait à saturation. Mine de rien, il remerciait Keiji de l’avoir emmené ici, non pas pour avoir essayé de lui fourrer une traînée dans les pattes mais parce qu’il avait rencontré Kiba. Il avait trouvé une petite distraction. Il fit signe à Kiba de le suivre vers la sortie lorsque Keiji l’interrompit dans son élan en le tirant par le bras.

"Oi Kano, tu vas où ? Je vais plus te quitter du regard maintenant, Ikaru m’a dit que t’étais impliqué dans la bagarre tout à l’heure…"

Visiblement, la tournure que la soirée avait prise ne satisfaisait pas Keiji. Il s’en voulait d’avoir fauté en oubliant son rôle de garde du corps au profit d’une belle fille. Au fond, il n’était pas fautif étant donné que Kano s’était faufilé en douce alors qu’il était censé roucouler avec « miss tout en plastique ».

"C’est bon, profite de ta soirée, jme barre ! J’en ai marre !"

Keiji comprit vite que cette décision était motivée par une tierce personne. Il jeta un coup d’œil glacial vers Kiba. Il avait reconnu le flic qu’il avait déjà vu au casino. Après Tatsuki, c’était donc Kano… Ce flic n’était pas net, il fallait s’en méfier comme de la peste.

"Jte raccompagne..."

"C’est bon, Kiba me raccompagne. Il connaît Tatsu, alors..."

Alors, rien à craindre. Son visage était connu dans le clan maintenant. Il ne ferait donc rien d’inconsidéré. Kano haussa les épaules et fit un signe de tête à Kiba pour qu’ils s’en aillent.

"Bochan, s’il vous plaît..."

" Ta gueule Ikaru!"

Un peu excédé, il ne mâcha pas ses mots. Cet idiot de Ikaru marquait clairement le statut de Kano en l’appelant jeune maître… en plus ce surnom était complètement idiot, tout comme Oyabun-sama ou Wakagashira… Keiji qui n’était pas aussi impressionné par Kano que les autres hommes le tira par le bras et se pencha sur lui pour lui chuchoter quelques mots à l’écart.

"Putain tu joues à quoi là ? Ce type est flic ! Il s’est tapé ton frère et il te tourne autour ! Tu penses pas qu’il enquête ce con !? Tsk, il est tellement indiscret que c’est gros comme un maison ! Si tu veux rentrer, on rentre ! T’as oublié que ton frère veut qu’on te garde à l’œil !"

Keiji pensait donc que Kiba enquêtait comme un con sans couverture ! Qu’il pouvait être bête ! Et puis, même si c’était le cas, Kano était assez intelligent pour ne pas dire des choses qui pourraient se retourner contre lui et contre son clan. Quel intérêt pour un flic de décliner son identité ? Mais il était inutile de s’attarder à expliquer ça à Keiji. Il poussa un soupir et tapota la tête de Keiji.

"C’est bon jte dis... T’es mon ami mais je suis ton Wakagashira, alors obéis-moi ! Je rentre au loft et je serai en sécurité avec un flic et puis, Tatsu aussi se déplace sans escorte ! Maintenant, ne m’oblige pas à lui raconter ce qui s’est passé ce soir ! Je suis avec trois hommes et pas un pour me protéger… Wouhh !"

C’était du chantage mais peu importe. Le jeune Sugiura n’allait pas avoir peur d’utiliser les pires bassesses. Il tapota sur l’épaule du blond en souriant.

"Allez éclate-toi ! Je ne ferai pas de bêtise, il n’est pas attiré par moi ! Je vais rentrer dormir, passe après au loft si tu veux !"

Il rejoignit ensuite Kiba et les deux hommes quittèrent enfin cette annexe de l’enfer sur terre. Enfin de l’air frais et surtout du calme ! Comme les bonnes choses n’arrivaient jamais seules, il y avait des taxis sur le parking. Les campagnes de prévention de l’alcoolisme faisaient au moins des heureux. Les compagnies de taxi arpentaient les discothèques et les bars pour accompagner les gens éméchés et leur éviter ainsi tout risque d’accident de la route.
Les deux hommes prirent donc le premier taxi venu. L’air frais avait fait du bien sur le moment, mais rester dehors trop longtemps était impossible à cause du froid.

"On va chez moi ! Après tout, monsieur le justicier doit m’escorter !"

Autant le titiller jusqu’au bout et puis, il avait quitté la boîte pour accompagner messire Sugiura Kano, non ? Alors, direction les quartiers chics !

"Putain, ça fait du bien un peu de calme ! Je suis sûr que tu dois squatter les pub et discothèques en tout genre ! Je me demande comment tu fais !?"

Pour supporter ce brouhaha et tout ce monde, il fallait vraiment être un fêtard hors pair. Les gens comme Tatsuki, Keiji ou Kiba étaient vraiment anormaux. Comment pouvaient-il sortir autant ? Enfin, Tatsuki ne vivait plus dans le monde de la nuit maintenant à cause de son travail mais avant, il sortait toutes les semaines afin d’aller à la chasse au partenaire. Kano tapotait sur le clavier de son téléphone pour envoyer un SMS. En réalité, il prévenait les quelques hommes postés devant le loft pour dire qu’il ne venait pas seul et qu’il ne voulait pas qu’ils soient visibles. Quelques hommes de main faisaient le pied de grue tous les jours devant le loft depuis que Tatsuki l’avait acheté, même quand personne n’y habitait. Mais ce ne serait pas très prudent que Kiba voit des hommes de main faire le guet en bas d'un jeune adolescent. Nul doute qu'il savait que les Sugiura étaient liés à la mafia, mais il ne fallait pas donner davantage d'eau à son moulin.
Vingt minutes après, ils étaient enfin en bas du loft de Kano.


"Bon, je suppose que tu dois monter avec moi pour t’assurer que je rentre bien ! Qui sait, je pourrais feindre de rentrer et rester dans la rue !"

Autant faire chier Kiba jusqu’au bout. Et puis, ce serait un honneur d’être invité dans le beau loft d’un jeune merdeux héritier…
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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Lun 28 Juin - 23:49

    "Bien, bien je me rends... Barrons-nous d’ici et escorte-moi…"

    Kano ne semblait pas énervé par mon initiative et le prenait même à la rigolade. Au fond, je me demandais s’il n’avait pas fait tout ça pour en arriver là. Avec lui, je pouvais m’attendre à tout. En bon enfant gâté, il avait dû apprendre à ruser pour parvenir à ce qu’il voulait. Mais bon, ça ne me gênait pas de m’être fait avoir. J’appréciais sa compagnie et puis nous pourrions passer la fin de soirée ensemble, hors de ce capharnaüm. Pour une fois, je recherchais plus le calme que l’ambiance festive. Le coup que j’avais reçu m’avait sûrement refroidi. Alors, lorsque Kano me fit signe de le suivre vers la sortie, je m’apprêtai à le suivre, mais quelqu’un retint l’adolescent. C’était l’un de ses amis. Comment il s’appelait déjà lui ? Keiji, non ? Bref, ça n’avait aucune importance. Le fait était qu’il allait saouler Kano pour qu’il reste ici ou plutôt, me laisse tomber. J’avais bien compris qu’il ne me portait pas dans son cœur dès la première fois où je l’avais rencontré. C’était en boîte d’ailleurs, mais j’étais accompagné de l’autre frère Sugiura.

    "Oi Kano, tu vas où ? Je vais plus te quitter du regard maintenant, Ikaru m’a dit que t’étais impliqué dans la bagarre tout à l’heure…"

    "C’est bon, profite de ta soirée, jme barre ! J’en ai marre !"

    "Jte raccompagne..."

    "C’est bon, Kiba me raccompagne. Il connaît Tatsu, alors..."


    Sans grande surprise, j’eus le droit à un regard noir de la part du dénommé Keiji. Je ne cillai pas et soutins ce regard qui aurait sans doute dû me faire peur. Je ne voyais pas où était le problème. J’étais flic et alors ? Les Sugiura étaient assez intelligents pour ne pas laisser filtrer des informations compromettantes. Et puis de toute façon, je n’avais pas envie d’enquêter sur eux. Je tenais à ma vie donc autant ne pas les avoir comme ennemis. Le mieux était peut-être de ne pas les fréquenter du tout mais… J’avais décidé de prendre quelques risques. Je les appréciais bien, surtout le petit frère. Ce serait bête de passer à côté de quelqu’un d’intéressant à cause de nos métiers respectifs. Mais bien sûr, ça ne voulait pas dire que je tolérais ce qu’ils faisaient et que je leur viendrais en aide un jour où ils auraient besoin d’un flic. Je n’étais pas tout à fait clean avec mes petites manigances de dealeur mais jamais je ne tremperais dans des affaires louches de mafieux.

    "Bochan, s’il vous plaît..."

    " Ta gueule Ikaru!"


    A l’entente du « Bochan », je tiquai un peu. Je préférai donc m’éloigner un peu d’eux, attendant Kano un peu plus loin. Je ne voulais pas être témoin d’un règlement de compte entre yakuza. Cet abruti d’Ikaru avait laissé passer une information assez importante et je ne voulais pas en savoir plus. S’il appelait Kano « Bochan », ça voulait dire que l’adolescent était assez haut placé dans la mafia, ce qui confirmait que Tatsuki l’était aussi. Ce n’était pas une grande surprise mais au moins, maintenant, j’étais sûr que je ne fréquentais pas des yakuza de bas étage. Devais-je avoir peur ? Normalement oui mais ce n’était pas le cas. Je ne savais pas pourquoi d’ailleurs. Je me disais sûrement que si je ne leur cherchais pas les ennuis, je n’avais rien à craindre de leur part. Pourquoi me feraient-ils du mal alors que je ne faisais que les fréquenter sans arrière-pensées ? Ce n’était pas comme si j’étais en couverture et que j’enquêtais sur eux. Quoique ça serait vraiment balèze d’annoncer dès le départ que j’étais flic et enquêter sur eux par la suite. Cet idiot de Keiji pensait-il que c’était le cas ? Je n’étais pas aussi tordu que ça.

    Après avoir convaincu ses gardes du corps de le laisser tranquille, Kano me rejoignit et nous quittâmes les lieux sans oublier notre veste au vestiaire. Il faisait chaud dans la boîte mais dehors, on se les gelait. J’enfilai donc mon manteau et suivis le petit frère Sugiura vers le premier taxi que nous trouvâmes. L’air froid du dehors me fit du bien pour me donner un coup de fouet mais il accentua la douleur que je ressentais dans mon nez. Je fus donc pressé de rentrer dans le taxi, à l’arrière, à côté de Kano. Le chauffeur coupa la radio qu’il avait dû allumer pour s’occuper, le temps que des saoulards comme nous ne demandent à être reconduits chez eux. Mine de rien, les campagnes de prévention contre l’alcool fonctionnaient bien et profitaient à certains. L’argent dépensé pour les organiser était vite amorti. En plus, ce soir, le chauffeur allait faire une double course. Nous allions d’abord nous rendre chez Kano puis le taxi me déposerait chez moi.


    "On va chez moi ! Après tout, monsieur le justicier doit m’escorter !"

    « Que ça plaise ou non à tes amis, je vais mener ma mission à bien. »


    Je me prenais vraiment au jeu de Kano. Ça me permettait de m’amuser. Et puis, l’air de rien, j’apprendrais où habitait le jeune Sugiura. Je ne doutais pas que ça soit dans les quartiers chics. Après tout, les Sugiura étaient une famille pleine aux as. Inutile de préciser comment ils gagnaient leur vie. Illégalement mais en vitrine, ils tenaient une grande société et un casino, sans compter d’autres établissement sûrement. Des fois, voir l’argent que se faisaient les mafieux, les dealeurs, les proxénètes et autres gens du milieu, donnait envie de franchir la limite. Je pourrais sûrement vivre la belle vie si je le faisais et je pourrais financer sans problème les frais d’hôpital de mon père. Mais, même si j’étais sur le fil de la légalité, je préférais rester du côté de l’honnêteté, même si je passais parfois du côté de l’illégalité. Je préférais faire le bien que le mal. Et puis je ne vivais pas une vie si misérable que ça.

    "Putain, ça fait du bien un peu de calme ! Je suis sûr que tu dois squatter les pub et discothèques en tout genre ! Je me demande comment tu fais !?"

    « J’ai l’âme d’un fêtard que veux-tu. On n’est vraiment pas sur la même longueur d’onde. Moi je me demande bien comment tu fais pour ne pas sortir plus souvent. »


    Kano était beaucoup trop sage. Peut-être était-ce pour ça que, lorsqu’il désirait se lâcher, il allait trop loin. Il voulait vivre une grande expérience pour compenser tout ce temps passé à faire je ne sais quoi. D’ailleurs, comment il s’occupait s’il ne faisait pas la fête ? Dans le domaine de la légalité bien sûr. Etait-il du genre à écouter de la musique ? A lire ? A écrire ? A se promener seul ? Kano avait tout à fait raison en disant que je ne connaissais rien de lui. Je savais qu’il était grande gueule et une vraie peste mais à part ça, nada. Mais peut-être me permettrait-il de le connaître un tout petit peu plus au fil du temps. C’était déjà bien parti puisqu’il allait me montrer là où il habitait. Le taxi nous conduisit à destination et je ne fus pas surpris de me retrouver dans l’un des plus beaux et riches quartiers de la ville. Les habitations changeaient de mon modeste immeuble. Je me rendais vraiment compte maintenant que les Sugiura et moi nous ne faisions pas partie du même monde. Ils avaient beau avoir des airs supérieurs, ils savaient rester simples à mes yeux.

    "Bon, je suppose que tu dois monter avec moi pour t’assurer que je rentre bien ! Qui sait, je pourrais feindre de rentrer et rester dans la rue !"

    « Et tout à l’heure, tu vas me demander de dormir avec toi pour m’assurer que tu ne quittes pas ton joli loft en pleine nuit ? »


    Je disais ça sur le ton de la rigolade bien que je ne sache pas jusqu’où était prêt à aller Kano dans notre petit jeu. Il était du genre à aimer avoir le dessus sur les autres. Peut-être désirait-il connaître mes limites. Si c’était ça, il avait du boulot. Je serais tout à fait prêt à dormir chez lui s’il me demandait de le faire. C’était un peu comme un défit qu’il me proposait et que je ne désirais pas perdre. De toute façon, qui aurait-il de mal à dormir chez lui ? Il n’allait pas me violer… Je sortis de la voiture et, en bon escorteur, j’allai ouvrir la porte à Kano. Je prenais mon rôle très au sérieux. Et puis comme ça, Messire Sugiura était satisfait. Nul doute que ça devait flatter son égo qu’un flic soit à ses petits soins. Mais je n’avais pas l’impression de me rabaisser. J’étais joueur tout simplement.

    « On fait quoi du taxi ? Je lui demande de m’attendre le temps que je t’accompagne à la porte ou je le paye et lui demande de s’en aller ? »

    Pour une fois, je n’étais pas direct et parlais par des sous-entendus. En gros, soit je repartais tout de suite après avoir raccompagné Kano chez lui, soit il m’invitait à rester. Je lui laissais le choix. Dans les deux cas, je m’en fichais, bien que je ne sache pas ce qu’on pourrait bien faire dans son loft. Je n’avais pas l’intention de lui sauter dessus et il ne semblait pas avoir l’intention de me parler de lui. Que pourrions-nous faire alors ? Boire un dernier verre avant de se quitter ? Je pensais avoir déjà bien assez bu comme ça, tout comme Kano d’ailleurs. Je ne voulais pas trop abuser. Et si nous nous parlions banalement en abordant le sujet de la pluie et du beau temps, ça allait très vite devenir barbant. Je laissais donc le petit frère Sugiura décider. Peut-être avait-il une idée derrière la tête.

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Kano Sugiura

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Mar 29 Juin - 10:39


« Et tout à l’heure, tu vas me demander de dormir avec toi pour m’assurer que tu ne quittes pas ton joli loft en pleine nuit ? »

Kano se contenta de sourire mais ne dit pas mot. Que le blond ne s’amuse pas à tester ses limites, car il pourrait bien être surpris… Kiba aimait jouer avec le feu mais Kano était pire que lui, il avait sans cesse besoin de repousser ses limites à l’extrême. C’était sans doute son goût pour l’auto destructivité. En tout cas, les deux hommes avaient en commun un goût pour le jeu.

« On fait quoi du taxi ? Je lui demande de m’attendre le temps que je t’accompagne à la porte ou je le paye et lui demande de s’en aller ? »

Quelle question ! Qu’il ne s’attende pas à être libéré aussi facilement et puis, c’était un jeu nan ? Kiba se la jouait grande gueule et décontracté total, mais on verrait s’il allait tenir la cadence et ne pas se laisser entraîner dans les méandres de Kano.

" Renvoie-le... Hmm, je suis sujet aux déambulations et aux fugues…Ce ne serait pas sérieux si vous me laissiez seul, monsieur l’agent !"

Le jeune homme se comportait sans doute comme un gamin, mais peu importe ce qu’on allait penser de lui. Pour une fois, il se lâchait sans trop se poser de questions et sans se soucier de ce que pensait un partenaire aussi déjanté que Kiba. Il pouffa de rire avant de se mettre derrière Kiba et de le pousser pour qu’il avance jusqu’au loft. Il était un peu pompette mais il avait toute sa tête. L’alcool faisait seulement tomber quelques barrières et l’aidait à se sentir un peu plus libre. Libre et sans contraintes…enfin pour ce soir. Dès demain, il devrait de nouveau faire face à ses responsabilités, à ses études et aux exigences de son frère qui s’éloignait de plus en plus de lui.
Les deux hommes accédèrent au loft. Kano entra le premier et alluma la lumière pour éclairer l’immense salon. La décoration n’avait pas tellement changé depuis le départ de Tatsuki. Kano avait seulement repeint les murs et fait quelques petits changements, mais le portrait de sa mère était toujours au-dessus de la cheminée et le grand aquarium était toujours présent également. Il jeta son manteau sur le canapé en cuir qu’il avait remplacé. Il avait opté pour la couleur rouge, histoire de donné un aspect un peu plus « pop » à la pièce.


"Installe-toi Kiba ! Je vais allumer le feu de cheminée, il fait un peu froid ! "

Heureusement que la cheminée était moderne et qu’il n’avait qu’à raviver les brasiers pour faire repartir le feu. Il alluma ensuite une cigarette et posa le paquet sur la table pour que Kiba se serve.

"Je vais me mettre à l’aise. Si t’as soif, y a le mini bar, y compris de l’eau !"

Peut-être qu’il avait assez bu pour la soirée. Son manque de réaction lors de la bagarre confirmait cette thèse. Le principal était qu’il se mette à son aise lui aussi. Il pouvait retirer chaussure et tout ce qu’il voulait, ce n’est pas Kano qui allait se formaliser pour ça, enfin pas ce soir du moins.
L’adolescent redescendit dans le salon principal vêtu d’un survêtement et d’une chemise ouverte. Il se dirigea ensuite vers la cuisine et revint avec une pochette pleine.


"Des glaçons pour ton nez, histoire d’éviter qu’il enfle trop !"

Côté physique, il semblait prendre soin de lui. Il faisait parti du club des égocentriques comme les Sugiura’s brother d’ailleurs, ce serait donc un vrai drame pour lui d’avoir quelconque infirmité physique.
Le jeune yakuza se servit un petit verre de whisky. Il utilisait peu le bar. D’ailleurs, il venait peu ici étant donné qu’il passait ses nuits dans la maison principale. Mais vu qu’il voyait peu son frère et qu’il restait souvent seul dans l’immense villa, il se pourrait qu’il revienne de plus en plus souvent au loft. Il s’assit à côté de Kiba qui pressait la pochette glacée sur son nez.


"Putain, ça fait du bien d’être au calme… j’en pouvais plus de tout ce bruit et de ce monde ! Mais jdois avouer que tu m’as surpris…jveux dire… t’embrouiller avec ce type… T’es toujours comme ça ? Dès que tu vois une brebis galeuse, tu veux la sauver ou des conneries du genre ?"

Mine de rien, Kano était intrigué. Un « je m’en foutiste » comme lui se préoccupait-il des autres ? Ou ce soir, ça avait été une première ? Nul doute que c’était un type bien et pas si rebelle qu’il le disait… il avait des principes contrairement à certains, mais sa personnalité était assez intéressante… voire, intrigante. C’était rare, mais il attirait l’attention de Kano… et ça, c’était même un exploit.

" T’as dit un truc bizarre taleur... aux toilettes… "

Il but quelques gorgées de whisky avant de pouffer de rire et de poser son verre sur la table.

" Bref on passe… Ton nez, ça va mieux ? "

Plusieurs questions le taraudaient mais peu importe. Il n’avait pas envie de paraître ridicule devant un type aussi ironique que Kiba en s’étalant sur des détails qui n’avaient sans doute aucune importance et aucun sens à ses yeux.

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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le chat et la souris (Kano) [TERMINE]   Mar 29 Juin - 12:40


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