Yuukoku, la ville aux deux visages...


 
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 Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]

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Umi Kanashimi

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MessageSujet: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Dim 5 Sep - 20:46

La nuit précédente avait été bien remplie, très bénéfique, mais surtout très fatiguante. Umi n'avait profité que de deux heures de sommeil, il avait bien gagné le droit de profiter d'une journée de repos, mais il avait planning à respecter. Avant tout il devait appeler Nita, la discussion qu'il avait eue avec sa nouvelle partenaire Myo, était très intéressante, mais Umi avait l'impression qu'elle ne lui avait pas tout dévoilée.

Comme il l'avait deviné Nita apprit pas mal de choses à Umi, tout d'abord il confirma les circonstances de la rencontre des deux gangsters, il s'agissait bien d'une mission commune à plusieurs clans, cependant ce qui n'avait pas été précisé par Myo c'est qu'elle avait été mandatée par les grands pontes de la mafia Tokyoïte. Ensuite l'ancien Yakuza lui raconta quelques rumeurs qui circulaient sur la jeune femme, il apprit même qu'on la surnommait et à juste titre il parait « dragon ténébreux de la mort violente » et qu'elle aurait fait de la prison, il avait aussi pris connaissance de son nom de famille Shinonaga.

Avec toutes ces pistes en main, il savait où commencer ses recherches, il avait décidé de procéder lui-même à ces investigations, preuve que l'affaire lui tenait à coeur. Umi actionna l'interphone qui le reliait au bureau de Junko son assistante, cependant cette dernière ne répondit pas. Intrigué Umi se dirigea vers le bureau de la jeune femme, la pièce était in-habituellement vide, depuis qu'elle avait intégrée la Kumonosu News, Junko avait toujours été présente même malade. Il y avait une possibilité qu'elle soit toujours dans la salle de garde, mais cette salle était elle aussi vide et bien rangée. Il n'y avait pas de caméra dans cette salle, mais les vidéos du parking montraient bien que les deux femmes étaient parties très peu de temps après son départ.

Umi s'empressa d'appeler Junko tout d'abord sur son téléphone portable, puis sur le téléphone de son domicile et à chaque fois il tomba sur une messagerie. Cela faisait très longtemps que le doute ne s'était pas installé en lui, pour quelles raisons Junko ne répondait-elle pas ? Était-elle en danger ? A cause de ses activités il commençait à se faire beaucoup d'ennemis, c'était le prix à payer il en était conscient et l'acceptait.

Décidé à faire la lumière sur cette affaire, Umi décida d'aller vérifier de visu au domicile de son assistante, il s'installa au volant d'une voiture de sa société et fonça pied au plancher en direction de l'appartement de Junko, durant tout le trajet il n'a pas arrêté d'essayer de joindre Junko au téléphone, frôlant à plusieurs reprises l'accident.

Le quartier ou vivait Junko était situé a quarante-cinq minutes du quartier des affaires, mais il n'en fallut que dix à Umi pour l'atteindre. C'était un endroit a priori calme et propre, un simple coup d'oeil à l'état des bâtiments laissait suggérer que leurs occupants n'avaient pas de difficulté à boucler leurs fins de mois.

Umi était enfin arrivé devant la porte de l'appartement situé au deuxième étage, il dut insister longtemps sur la sonnerie pour que la porte s'ouvre enfin, mais à son grand étonnement ce n'est pas Junko qui ouvrit, mais la femme qu'il venait d'engager pour une mission importante. La porte devait masquer le Jeune PDG sinon Junko n'aurait jamais enlacé tendrement Myo avant de l'embrasser langoureusement.
« Et bien ! Un peu de tenue Junko »

Réalisant que son employeur venait d'assister à une scène compromettante, Junko fila dans sa chambre surement pour enfiler des vêtements plus décents que la simple chemise longues transparente qui laissait entrevoir son intimité féminine, Myo vêtue elle aussi des mêmes habits faisait toujours face à Umi sur le seuil de la porte.
« Vous ne m'invitez pas entrer Shinonaga-san ?»

Demanda-t-il avec un sourire aux lèvres, il ne voulait pas le montrer mais il était soulagé de savoir Junko en bonne santé, elle était même en sécurité dans les bras de la Yakuza, en pensant cela Umi poussa un léger ricanement.

« Quand je vous ai dit que Junko était à votre disposition hier, je ne pensais pas vraiment à cela.»

Tout en s’adressant à elle, le jeune homme observait le corps de la yakuza comme s’il voulait graver dans sa mémoire toutes ses courbes. Il le trouvait beau et ce malgré les cicatrices que l’on pouvait voir.

[L’épisode de la veille c’est ici]
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Ven 10 Sep - 1:54

Le soleil s’était déjà presque levé quand les deux femmes avaient quitté le parking de la Kumonosu News. Il faut dire que la yakuza avait lu deux fois chaque dossier, compilé plusieurs notes –qu’elle avait détruite- avant de quitter la salle. Une salle rangée et propre, avec sous les bras les draps du lit de camp, dans le quel l’assistante du patron avait dormit pendant quelques courtes heures. Les deux demoiselles avaient aussi pris du bon temps, avant et après leur dur labeur d’analyses, au risque de se faire surprendre par le PDG. Myo n’avait pas encore fermé l’œil : insomniaque et noctambule qu’elle est depuis petite, le sommeil ne viendrait la prendre que plus tard.

C’est donc pour trouver un repos bien mérité qu’elles étaient reparties, mais toutes les deux au domicile de Junko, sur son invitation, car elles avaient encore beaucoup de choses à partager. Myo avait suivit la voiture de celle-ci jusqu'à sa résidence. Elles passèrent une courte nuit. Si le lendemain le réveil fut difficile pour l’assistante, déjà bien en retard sur son horaire habituel, il le fut tout autant pour la yakuza. En fait elles avaient peu dormi véritablement même si elles avaient passé de longs moments sous la couette dans les bras l’une de l’autre, après un passage à la salle de bain.

Ce fut la faim qui les tira de leur douce rêverie et les poussa à rejoindre le monde réel. Myo enfila simplement un tablier trouvé dans la cuisine pour aller préparer de quoi déjeuner. Aucune des deux n’avait entendu le téléphone sonner, et pour cause, à leur arrivée, tôt le matin, un vêtement ôté à la hâte en traversant le vaste salon avait décalé le combiné… Aussi la cuisine devint le terrain de jeu de Myo qui y préparait riz dans son autocuiseur, petit émincés de légumes frais pour l’accompagnement et sauce douce, le tout en sifflant. Avec bien sur un thé en guise de boisson. La belle Junko l’aida un peu, surtout à trouver les ustensiles et ingrédient que la chef utilisait, puis la laissa un instant.

Quand Junko revint dans la pièce après s’être occupée du linge ramené, elle trouva tout ceci qui mijotait, chauffait, sous la surveillance d’une yakuza à demi nue en plein exercices physiques. C’est qu’elle s’entretenait, la sauvageonne, et ne lésinait pas sur les efforts à fournir pour maintenir une musculature aussi bien dessinée que ferme et puissante. Elle se releva après une série de pompes, avec quelques gouttes de sueur et le visage tendu par ce petit entrainement matinal.

Elle coupa court à la cuisson qui se terminait, et à toute discussion à venir. Ses mains passées sous l’eau du robinet revinrent caresser son hôte et l’entrainèrent sur le canapé, sans de véritable résistance de sa part ceci dit. Alors que leurs lèvres se collaient, leurs souffles se mêlaient, leurs peaux de nouveau sans entraves recevaient tant et tant de caresses, juste au moment où les derniers tissus les couvrant tombaient au sol, un coup de sonnette retenti. Cela ne suffit cependant pas à altérer leur envie mais un second leur fit échanger un regard amusé. Un petit rire, nouveau baiser, de nouvelles caresses les emportaient encore un peu plus loin…et encore un coup de sonnette !

-Dis…Tu attends un colis ou de la visite ? demanda Myo, ce que nia Junko. Ca doit être un de tes voisins, bouges pas, il va vite comprendre !

Myo enfila le premier vêtement qu’elle trouva : un chemisier léger et fin, celui porté par Junko la veille sous son tailleur. Ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules, elle les tira en arrière en se dirigeant vers la porte, et en passant par la cuisine, elle se saisit d’un couteau : pur réflexe de paranoïaque qu’elle était de plus en plus. Junko la suivait à petite distance dans sa nuisette réenfilée à la hâte, à la fois amusée de sa réaction et curieuse, peut être voulait-elle s’assurer que sa compagne n’en ferait pas trop, en tout cas, c’est tout ce que lisait Myo dans son regard et son sourire.

Sans autre habit, ni cérémonie, Myo ouvrit la porte pour voir qui avait encore appuyé deux nouvelles fois sur la sonnette. Juste au moment où Junko vint l’enlacer et l’embrasser… cherchait elle à l’amadouer ? Avait-elle cru que la yakuza s’emporterait telle une furie ? Il est vrai que son attitude pouvait amener à cette interprétation. Ou peut être la sage assistante n’avait elle aucun complexe d’apparaitre ainsi devant son voisinage et ferait elle comprendre de cette manière que le moment était mal choisit… Myo se sentait d’autant plus attirée par cette femme qui cachait bien son jeu.

Mais non, ni voisine, ni postier ni quoi que ce soit de plus étrange encore derrière cette porte. Devant elles, se tenait un homme en costume. Myo malgré sa surprise ne perdit pas son sourire en voyant Umi. Elle aurait même put s’y attendre, se disait elle, après tout, elle venait de débaucher son assistante qui devrait être à son bureau depuis plusieurs heures. Par contre, lui ne devait pas s’attendre à ce genre d’accueil !

« Et bien ! Un peu de tenue Junko »

La belle avait déjà filé en direction de sa chambre avec un regard affolé, laissa Myo en face à face avec son patron. Elle tripota le couteau dans sa main devenu totalement inepte, sans trop savoir quoi répondre mais cela n’altéra pas sa bonne humeur.

« Vous ne m'invitez pas entrer Shinonaga-san

-Bien sur, Umi-san, venez …
Elle se recula en lui tenant la porte pour le laisser passer et referma derrière lui. Myo l’entendit rire et fut bien tentée de faire de même…elle trouvait la situation assez comique.
-Vous pourriez même prendre le déjeuner avec nous ! Il est tout chaud…

« Quand je vous ai dit que Junko était à votre disposition hier, je ne pensais pas vraiment à cela

Umi se déchaussa et se dirigea vers la cuisine désignée par Myo. Elle arriva devant lui avec une démarche féline. Trop tard refermer ne serait ce que quelques boutons du chemisier. Elle n’y pensa même pas. Seul son dos était masqué au regard du jeune homme, et encore, par transparence son tatouage était facilement détectable. Elle reprit donc les dernières étapes de la préparation du repas matinal : mise en place des bols de riz et petits plats, de la sauce et découpage du poisson séché ou frais. Faisant tout cela, elle répliqua à Umi que sa remarque fit rougir.

-Voyez là la preuve que Junko-chan et moi-même avons réellement donné le meilleur de nous même, sans aucune restriction ni retenue, en nous investissant corps et âme pour établir un lien solide dans notre … collaboration. Il se trouve que… nous nous avons un peu dépassé le cadre de la bonne entente professionnelle ce qui est aussi plaisant qu’inattendu.

Elle le laissa apprécier sa réponse teintée d'humour et ses plusieurs niveaux d’interprétations relativement explicites sans être trop crus. Myo ne semblait pas mal à l’aise ni par son corps exposé, ni par la manière dont se déroulaient les évènements. Elle était pourtant désolée d’avoir fait vivre à Junko la scène du flagrant délit à la fois d’absentéisme à la justification houleuse et d’exhibitionnisme devant son patron.

-euh… nous n’avons pas noté les mesures, j’en suis navrée, de même, je tiens à vous présenter mes excuses d’avoir accaparé le temps précieux de votre assistante et de vous avoir accueillit de manière quelque peu indécente.

Elle n’entra pas plus dans les détails, mais elle se doutait que la vision de la douce étreinte entre deux femmes pratiquement sans vêtements ne le choquait pas plus que cela. Sauf peut être si l’une d’elle est une employée à son domicile pendant ses heures de travail et l’autre une gangster avec un couteau en main.

-Mais nous avons rassemblé tout ce qui nous est nécessaire pour la réalisation de notre projet avec une stratégie on ne peut mieux élaborée à l’aide du matériel fournit. Il ne manque que la tenue, j’ai pu obtenir une faveur d’un de mes contacts pour les papiers.

En effet, Myo avait passé quelques appels elle aussi à ses réseaux. Après tout, bien que ronin, elle bénéficiait encore d’appuis solides et fiables qui seraient ravis de pouvoir lui rendre ce service. Entre les faveurs qu’on lui devait, et d’autres qu’elle rendrait, elle avait pu trouver un arrangement profitable à tous. Ce qui lui permettait d’être aussi nonchalante et enjouée.

-Votre poisson, cru ou cuit ?

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Umi Kanashimi

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Ven 10 Sep - 17:25

Myo invita le jeune homme à pénétrer dans l'appartement, a la manière d'une véritable maitresse de maison, sur ses indications il se dirigea vers la cuisine, où de magnifiques senteurs l'accueillirent. Un véritable petit-déjeuner traditionnel japonais avait été préparé, ce n'était pas l'oeuvre de Junko, qui avait adopté les habitudes européennes depuis son séjour universitaire en Angleterre. Il regardait d'un oeil étonné la yakuza toujours à moitié nue.

Umi s'installa tandis que la gangster finissait de mettre la table. Elle crut bon de s'expliquer, mais le jeune homme avait déjà tout compris, la scène du baiser était assez explicite.

« Rassurez vous, Myo-san je ne vous en tiens pas rigueur tant que cela n'altère pas le travail que je vous ai confié, quant à Junko disons que je lui accorde exceptionnellement sa journée et que je ferme les yeux sur ce petit écart de conduite, ça bien sûr a condition qu'elle arrive à sortir de sa chambre. »

Puis il rajouta avec un sourire lubrique

« Et puis pour l'accueil a part le couteau, je ne trouve rien à dire, finalement celle qui est le plus perturbée c'est notre brave Junko. »

Pour le jeune homme la fin justifiait toujours les moyens, seul le résultat comptait, il s'en fichait des probables relations amoureuses ou purement sexuelles entre ses employés à condition que le travail soit bien fait. Bien qu'elle prit du bon temps la Yakuza avait finalisé son plan d'approche et semblait être prête à l'action, ce qui plaisait à Umi, par contre Junko avait transgressé une de ses règles d'or, ne jamais être en retard il aurait dû la sanctionner pour cela, mais il préféra lui accorder une journée de repos.

Umi avait tout mis de côté et renoncé à mener une vie ordinaire pour se lancer dans cette quête infernale de pouvoir, car s'était son but ultime, mais Junko l'avait suivi dans ces ténèbres et accepté de prendre des risques alors qu'elle n'avait rien à gagner. La vision des deux femmes en-train de s'enlacer avait définitivement rappelé à l'homme d'affaire, que son assistance n'était qu'un être humain et non le cyborg sans émotions qu'elle voulait faire croire a tout le monde.

Le jeune homme choisit instinctivement de consommer son poisson cru, c'est ainsi que sa mère le préparait. Alors que Myo s'afférait à la préparation du plat sur la paillasse de la cuisine il ne put s'empêcher de la regarder, cette fois il voyait son dos. On pouvait deviner par transparence la forme d'un dragon tatoué sur son dos.

« Le dragon ténébreux de la mort violente, je comprends mieux maintenant.»

Il avait dit cela sachant pertinemment que la Yakuza devinerait qu'il avait effectué des recherches à son sujet, mais après tout pour un magnat de l'information c'était une chose naturelle et Myo devait déjà s'en douter.

Il s'était rapproché prudemment de la jeune femme, il avait observé avec quelle dextérité cette dernière travaillait la chair du poisson et avait déduit qu'elle pouvait facilement lui sectionner en un mouvement deux ou trois artères, d'autant plus que la demande qu'il comptait faire était un peu osée.

« Myo-san j'aimerais le voir ! Je veux le voir comme Junko l'a vu. »

Le corps de Myo était recouvert de cicatrices, chacune semblait avoir son histoire, mais ces blessures lui avaient été infligées contre sa volonté, par contre ce tatouage qui représentait des heures, des jours voir des années de souffrances était la parce qu'elle l'avait souhaité. Umi avait décidé de plonger dans les ténèbres mais aucun signe extérieur ne le signalait par contre Myo l'affichait et avait même accepté de souffrir pour cela, Umi pensait pouvoir comprendre pourquoi en observant cette marque indélébile.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Ven 17 Sep - 23:03

Le riz était au chaud et ne nécessitait pas de soin particulier. La table était dressée, il ne manquait que les aliments, dont le dernier à préparer avant une rapide cuisson était le poisson. En écoutant Umi, qui s’était installé en posant sa veste, la yakuza s’occupait des filets de saumon.
Elle les avait déposés sur une planche et à l’aide d’un couteau fin les taillait en petit rectangles : certains de taille moyenne seraient placés à cuire à feu vif quelques instants sur une poêle chaude, ceux de petite tailles resteraient crus pour Umi, tels qu’il les avait demandés. Elle préparait ces derniers en découpant des lamelles, desquelles elle retirait la peau épaisse du poisson, alors qu’elle les laissait sur les morceaux mis en cuisson. Ses doigts plaçaient méthodiquement à chaque étape les chairs pour les tailler d’un geste vif et précis de la lame. Ses cours de cuisine et les années d’expérience lui conféraient une maitrise acquise bien plus facilement avec le plaisir qu’elle prenait à préparer ces mets.

Contrairement à ce que l’on aurait pu croire en la voyant aussi détendue, elle ne se fichait pas qu’Umi la regarde faire. Elle ne se sentait pas véritablement mal à l’aise, seulement sa ‘tenue’ ou plus exactement sa nudité pouvait avoir dans les yeux de cet homme une incidence dans la formation de pensées qui, elles, la dérangeaient. Après tout elle ne le connaissait que de la veille au soir, même s’ils avaient déjà discuté de choses assez particulières.
Elle ne voulait pas passer pour une femme facile, irréfléchie ou portée sur l’exhibitionnisme, ni lui provoquer une association d’idées l’amenant à croire qu’elle n’était pas digne de sa confiance ou du travail qu’il lui avait confié. Pourtant elle-même aurait eut des pensées érotiques, voire perverses ou des doutes sur le sérieux d’une associée en voyant cette femme cuisinant dans la cuisine de son assistante en simple chemisier. Surtout qu’il avait du sans peine deviner ce qu’il se tramait entre elles, et qu’en plus de cela il venait de les interrompre au moment où son corps répondait autant à son désir que celui de sa partenaire, c’était bien ce qui l’embarrassait.

Elle se divertissait de ces tergiversations en songeant à autre chose. Elle avait bien noté qu’Umi avait cité son nom de famille, qu’elle ne lui avait pas révélé, preuve qu’il avait fait des recherches. Un homme comme lui ne devait certainement pas manquer de ressources pour trouver des informations. Jusqu’où avait il pu remonter ? Elle se demandait aussi dans combien de temps reviendrait Junko, et comment elle appréhendait la visite de son patron, ainsi que la surprise de son face à…face avec lui à la porte.

Elle l’entendait rajouter, alors qu’elle lui tournait le dos depuis quelques instants devant le plan de travail:
« Le dragon ténébreux de la mort violente, je comprends mieux maintenant.»

Cela la fit sourire. Oui, elle portait sur elle la marque bien visible de son appartenance à un groupe très particulier. Par contre ses doigts se crispèrent sur le manche du couteau. Non pas parce qu’Umi s’était levé et rapproché d’elle, non, mais bien à la mention de ce surnom. Le poisson subit les effets de cette petite colère contenue avec un découpage plus nerveux et finit bien vite dans la poëlle. Elle n’approuvait pas tellement ce jeu de mot sur son nom de famille, que certains des membres de son clan avaient déformés pour lui donner ce surnom même si elle admettait qu’il était pourtant mérité.
Son irritation et ses souvenirs concernant les nombreux cadavres qu’elle avait laissés à Tokyo s’estompèrent bien vite pour laisser place à la surprise quand Umi, posté tout près d’elle, lui demanda :
« Myo-san j'aimerais le voir ! Je veux le voir comme Junko l'a vu. »

Elle reposa le couteau, en regardant le jeune homme, l’étonnement se lisait dans son regard, son visage se détendit. Finalement elle soupira, éteignit le feu sous la poelle et se lava les mains au robinet.

-Ce…n’est pas tout à fait … pareil, mais…

Elle sépara ses cheveux en deux mèches posées sur ses épaules, se tourna de nouveau dos à lui et doucement, ôta ses bras du chemisier et le fit lentement descendre le long de sa peau en le tenant par les manches. Elle vient le nouer au dessous du niveau des reins, plus pour garder le contact d’un tissus sur elle que par réelle pudeur.
Elle se pencha sous la lumière, pour dévoiler entièrement au regard du jeune homme ce dragon dans son nuage de fumée noire et de flammes qui ornait son dos. Il tenait dans une de ses serres un rameau de cerisier en fleur et un chapelet de cranes de démons dans l’autre. Myo avait les joues roses en songeant à ce qu’elle faisait. Ses mains recouvrirent ses seins, son cœur battait. Elle fermait les yeux, elle eut l’impression d’entrer dans un espace temps différent. Elle sentait le regard du jeune homme sur elle, la scruter dans les moindres détails. Elle se demandait pourquoi elle faisait cela, si elle n’aurait pas du protester ou donner une excuse pour refuser poliment.

Myo pensait à sa nouvelle amie, à sa chère Mitsuko, et à la jolie Russe. Myo était ailleurs. Elle se sentait vulnérable, et envahie d’une chaleur étrange. Une musique naissait dans son esprit. Elle se détachait de la réalité. Elle n’entendit même pas Junko revenir dans la pièce. Il lui faudrait quelque chose pour s’y raccrocher, sans quoi, elle ignorait quelle facette d’elle prendrait le dessus dans les moments à venir. Et mieux valait que le dragon reste endormit…

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Dim 19 Sep - 22:15

Le tatouage était magnifique une vraie œuvre d'art peinte sur peau humaine, non plutôt gravée, Umi se rapprocha un peu plus de Myo. A cet instant précis il était comparable à un papillon de nuit fasciné par une flamme il ne pouvait détourner son regard du dos dénudé de la yakuza. Son raisonnement commençait à se troubler, l'excitation le gagnait petit a petit, le temps s'était comme figé autour de lui.

Il avança la main droite vers la femme et posa délicatement le majeur sur la tête du dragon, il descendit lentement jusqu'à la branche de cerisier, ensuite traça une ligne jusqu'à la serre qui tenait un chapelet de cranes. Curieux paradoxe, la beauté éphémère de l'arbre printanier faisait face à la dure cruauté de la mort. Ce dragon lui inspirait de la crainte, mais aussi de la de fascination, il correspondait bien et bel à la description que Nita lui avait faite, un ténébreux dragon de la mort violente.

Il chuchota à son oreille, tout en regardant du coin de l'oeil Junko qui avait fait une entrée discrète dans la pièce :

« Je devrais mieux en rester la, de plus je ne voudrais pas faire de jalouse.»

La pose de subjective de Myo avait provoqué du désir chez Umi, il aurait tant aimé saisir son corps nu, le serrer, sentir sa chaleur, humer son odeur, le posséder, mais son esprit calculateur reprit le dessus, il ne devait pas oublier qui était Myo. Il savait que les deux femmes avaient passé la nuit ensemble et que ses excursions digitales risqueraient d'être mal perçues, inutile de risquer de mettre en péril le plan AKIRA pour juste pour une envie charnelle, ce qu'il ne pourrait pas obtenir de la professionnelle, il l'obtiendrait d'une autre, son répertoire téléphonique était plein de candidates.

Tout en redescendant ses mains au niveau des reins de l'experte, il dénoua la chemise et recouvrit l'épaule de Myo, il laissa ses paumes un bref instant dessus afin de sentir une dernière fois la chaleur corporelle de la gangster, il la trouvait agréable et douce, il en venait même à regretter cette relation professionnelle.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Mar 28 Sep - 16:49

Myo était un paradoxe : debout immobile, les yeux presque clos, ceinturée d’un chemisier, les bras repliés sur sa poitrine, elle se laisser sagement observer par un homme, mais lorsque celui-ci posa un doigt sur elle, elle devint aussi bouillonnante intérieurement qu’elle était figée extérieurement. Elle ne s’était pas attendue à un geste pareil sans au moins une phrase avant.
Certes elle le comprenait, et de plus Umi restait très correct et sage, se contentant de suivre le contour de la bête fabuleuse tatouée le long de son échine. Mais les réflexes, que voulez vous… les reflexes, la yakuza se battait avec son tempérament belliqueux, son instinct de préservation et une sensualité réveillée par Junko quelques moment auparavant et agacée par le bulbe digital d’Umi qui descendait sur sa peau. Heureusement que Myo savait se maitriser, un tel geste aurait pu provoquer un courroux terrible et un affrontement sans merci.

Elle sentait le parcourt : il atteignait la branche de cerisier en fleur… ces fleurs si prisées au Japon, à l’époque médiévale, les samouraïs et autres combattants en avaient fait le symbole de la vie éphémère et synonyme de la mort implacable qui les attendait. Un petit rappel, consciente qu’elle était, que sa vie pouvait trouver un destin tragique en entrant dans la voie des yakuza et un clin d’œil à son apprentissage des arts du ninjutsu.
L’index migra vers le collier de crânes de démons. Là aussi, tout un symbole. Une sorte de message codé en vérité, elle montrait par là qu’elle était capable de vaincre ses démons, et l’avait par ailleurs prouvé en éliminant ceux qu’elle estimait responsables de ses malheurs. Et puis, le collier de crâne humain est aussi un des attributs de la grande déesse Kâlî, la destructrice –et créatrice aussi, beaucoup l’oublient- chez les hindous, déesse du Temps, de la mort et de la délivrance. Elle sait qu’en sanskrit, kala désigne le temps, destructeur de toutes choses, celui qui emporte tout.

Ainsi il en était de la vie de Myo, qui pouvait à tout moment être fauchée par la mort à peine éclose et épanouie, comme la fleur de cerisier, et qui de toute manière avec le temps ne serait plus que cendres et souvenirs. Mais il n’y avait rien de morbide ou de fataliste la dedans, juste une pleine conscience que son choix de vivre en tant que Yakuza était bien assumé. Son tatouage était aussi son signe d’appartenance à ce milieu. Le dragon, motif central, est lui aussi un choix précis : il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. Tout comme elle pouvait être douce et bienveillante, ou cruelle, froide meurtrière et passer de l’une à l’autre le temps d’un éclair, car les deux états étaient des composantes complémentaires de sa personnalité.

Quand aux ténèbres qui entouraient ce dragon… eux aussi cachaient de nombreux messages. Mais elle n’eut pas le temps de se replonger dans l’évocation de ces souvenirs. Umi se rapprocha d’elle, ce qui la fit frissonner, et lui murmura

« Je devrais mieux en rester la, de plus je ne voudrais pas faire de jalouse.»

Elle rouvrit en grand les yeux et se redressa bien droite, sans faire de commentaire. Umi avait ôté le chemisier de sa taille et elle se sentit désemparée, ainsi dénudée, mais il lui reposa sur ses épaules de manière à la recouvrir. Après tout, si ses tatouages étaient visibles, ses cicatrices l’étaient out autant et cela, bien qu’elle ne le montre pas, pouvait la perturber ; après tout, elle en avait sur tout le corps et elle craignait les questions à propos de certaines d’entre elles.

-Installez vous et commencez à prendre le déjeuner tant qu’il est chaud… je vais également enfiler une tenue plus décente. Je ne serais pas longue.

Elle aurait volontiers déposé un baiser sur les lèvres de Junko, mais son visage portait encore les marques d’une timidité mise à rude épreuve devant son employeur. Myo se contenta d’une chaste caresse le long de son épaule et d’une rapide bise sur la joue. Et elle-même aurait bien prit la peine de s’habiller plus tôt, mais laisser seul Umi n’aurait pas été convenable selon elle. Puis, maintenant que Junko était là, peut être voulait il lui parler en privé de quelques affaires. Ils devraient faire vite, Myo n’avait qu’à enfiler sa jupette et des dessous bien sur.

Elle revint rapidement, en ayant prit la peine d’attacher ses cheveux en deux couettes. Cela avait laissé un moment de répit supplémentaire pour les discussions des deux compères sans pour autant se faire attendre. Elle avait pu aussi se remettre des frissons provoqués par le geste improbable d’Umi. Elle était ravie d’avoir su se contrôler. Elle n’appréhendait plus que les questions maintenant. On voyait encore ses bras et sa cuisse brulés, car les manches du chemiser étaient retroussées mais il était fermé pour camoufler le reste.

Ils purent ainsi prendre leur repas tout les trois. Myo prit place sur la chaise qui portait sa veste. Tous les plats étaient sur la table, chacun piochait ce qui lui plaisait. Elle avait bon appétit, et se nourrissait copieusement des mets tout autant que de la belle Junko qu’elle dévorait encore de ses yeux gourmands.
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Umi Kanashimi

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Mer 29 Sep - 15:42

Umi avait observé du coin de l'oeil, Junko qui était revenue dans sa traditionnelle tenue d'assistante, elle devait avoir fait vite pour se préparer puisqu'elle avait laissé ses cheveux relâchés sur ses épaules au lieu de s'en faire un chignon comme d'habitude. Elle connaissait son employeur très bien et avait dû anticiper sa réaction à moins qu'elle ne craignait celle de Myo. L’assistante avait assisté a toute la scène et on pouvait lire dans ses yeux que cela ne la plaisait pas, il est très rare que l’employée dévouée affiche de manière si évidente son désaccord, phénomène si rare que même Umi fut forcé de mettre fin à son activité ludique.

Quant a Myo elle resta étonnamment silencieuse, le jeune homme l'avait senti quand il était en contact avec elle, ce n'était pas dû a de la stupeur, elle semblait se contenir, c'est à ce moment qu'il réalisa qu'une de fois de plus il avait été trop loin. Myo était un agent super entrainé, un outil efficace, mais avant tout une femme, avec tous les mystères que cela implique. Umi avait développé une misogynie assez précoce depuis le collège, c'est à cette époque qu'il avait pris conscience qu'il avait un certain charisme qui ne laissait pas ses camarades indifférentes, les femmes représentaient une chose d'assez facile à obtenir donc dénuée d'intérêt, bien sûr cette vision changea quand il se lança dans les affaires.

Il suivait du regard Myo qui quittait la pièce, contemplant une dernière fois les courbes parfaites de son corps, avec un certain regret cependant. En attendant qu'elle revienne Umi s'installa à la table, tandis que Junko acheva de mettre la table, le travail de la yakuza était parfait les légumes, le poisson tout avaient été émincés, tranchés, cuits dans les règles de l'art. Comme l'avait conseillé Myo, Umi se servit ou plutôt se fit servir un bol de riz par son bras droit, cette dernière ignorait quelle était en congé et même si elle en avait connaissance elle agirait de manière égale, les habitudes sont dures à perdre pour certaines personnes.

Myo refit son apparition dans une tenue plus décente, mais le jeune homme n'arrivait pas se défaire de la vision de la femme nue, désirable, sensuelle. Il fallait aborder un autre sujet, il s'attaqua donc goulument aux mets qui étaient disposés sur la table.

« Hum, c'est excellent Myo-san, cela faisait des années que je n'avais rien mangé d'aussi bon, on m'avait dit que les mafiosi italiens étaient des fins cuisiniers, mais j'ignorais que cela était valable pour les yakuza. »

Il faisait référence à un vieux cliché véhiculé par les vieux films de gangster américain, cependant le jeune PDG était sincère il se régalait allégrement comme un enfant, le visage ordinairement sévère de son assistance s'illumina d'un léger sourire à cette vision.

La vie débridée du jeune homme ne lui permettait pas de savourer des instants aussi privilégiés en bonne compagnie, le nombre de fois où il se réveillait dans son propre lit en un mois pouvait se compter sur les doigts de la main, toujours entre deux rendez-vous, entre deux affaires, dormant dans des hôtels, dans les avions et autres moyens de transports qu'il empruntait, il avait même fait installer une salle de bain privée adjacente à son bureau.

« Je me demande quels sont vos autres talents cachés. »

Umi esquissa un sourire moqueur en direction de Junko, il faisait allusions à l’accueil que les deux femmes lui avaient fait, un peu plus tôt, ou plutôt a la folle nuit de passions qu’elles avaient eue. Il avait reprit le dessus sur ses pulsions du moins pour le moment, place aux choses sérieuses maintenant :

« Et concernant notre affaire en cours, vous avez un plan d'attaque, ne me faites pas languir dites-moi comment vous allez vous y prendre »

Il venait de finir son premier bol de riz, il tendit le récipient vide à Junko pour que cette dernière le lui remplisse.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Dim 3 Oct - 17:53


Chacun des aliments avaient l’air de plaire et de convenir aux goûts des attablés, ce qui fit plaisir à Myo. Elle aime cuisiner certes, mais plus encore quand ses plats sont appréciés. Voir Junko et Umi piquer dans les légumes, les poissons, ou les sauces lui procurait un certain bonheur, en plus de partager un moment de détente agréable. Umi lui fit même un gentil compliment ! Auquel elle répondit par un remerciement en bonne et due forme.

« Je me demande quels sont vos autres talents cachés. »
Il la taquinait, son regard et son sourire vers son assistante ne lui avait pas échappés –à elle non plus d’ailleurs- mais Myo ne renchérit pas. De plus, cet homme d’affaire reprit de suite la parole pour revenir sur un sujet plus sérieux :
« Et concernant notre affaire en cours, vous avez un plan d'attaque, ne me faites pas languir dites-moi comment vous allez vous y prendre »

Junko saisit le bol d’Umi pour y remettre une ration de riz. Myo finit sa bouchée de poisson frit, bu une gorgée de thé vert, et posa ses baguettes sur les petits accessoires assortis à cet effet. Par jeu elle prit soin de s’essuyer la bouche d’un geste lent avec une petite serviette de papier.

-Les grandes lignes de ce projet ont déjà été évoquées : une approche en me faisant passer pour une membre des forces de l’ordre. Je ne pourrai approfondir la mise au point de cette étape qu’une fois les papiers reçus : selon le service auquel ils correspondent, en fait, et je trouverai bien une raison plus ou moins officielle pour avoir à causer à ce charmant monsieur.
Pour la suite des événements, lui faire comprendre, comme prévu que l’aide de la police ne sera pas une option valable, mais dangereuse. Et enfin, mettre la pression. Ce qui est le premier objectif.

Myo se resservit elle aussi de riz, et de thé, en proposant également de remplir les tasses de Junko et d’Umi avec un sourire aimable, et une lueur dans les yeux… Elle n’avait pas tout dit encore, le meilleur restait à venir.

-Pour cela, Junko et moi avons déjà prit les devant. D’une part, je lui ai fournit une liste des clichés les plus intéressants de cet homme en galante compagnie.

Junko se leva et revient avec la dite liste, affirmant que les copies seraient sur son bureau dans la journée, dans une enveloppe confidentielle.

-Cela fera un petit effet quand je les lui montrerai. Ensuite, nous avons également prévenu votre photographe : il ne devra pas lâcher notre cible dans la prochaine semaine…
D’une part, il pourrait apporter de nouveaux éléments, et surtout, il pourra être le témoin de la rencontre ! Ce qui fera un moyen de pression supplémentaire : un homme politique qui dit vouloir lutter contre les abus et qui lui-même se trouve mêlé à d’étranges histoires, perd de sa crédibilité non ?
Car la prochaine étape, sera de prendre un cliché de cette même flic en costume en position bien éloignée de la loi. J’ai organisé une fausse transaction de produits illicites avec mon contact…auquel votre photographe sera également convié, le moment venu seulement, par prudence. J’ai aussi prit soin de faire suivre ce photographe par deux hommes de confiance à moi, ce serait dommage de se faire doubler !

Ce preneur de cliché a comme consigne de ne pas rendre mon visage identifiable, uniquement les insignes et les éléments de reconnaissance de l’uniforme et le visage de la cible. De même pour mes contacts, ils doivent absolument rester inconnus et non identifiables. Je ne tiens pas à leur faire de mauvaise publicité. Ils sont de toute manière au courant de cette particularité et ont accepté s’ils restent anonymes, et puis, nous serons grimés.

Après cela, il ne vous restera plus qu’à vous rappeler au bon souvenir de votre ami, s’il ne le fait pas de lui-même pour rechercher de l’aide ou des renseignements... Et vous n’avez pas à jouer le maitre chanteur, sauf si cela devient nécessaire. En premier temps, ce monsieur devra juste se remémorer que vous êtes un maitre de l’information, capable de l’aider… et qui lui a proposé un rapprochement. Car s’il rechigne encore, moi je tacherai de lui remettre la pression en lui montrant une copie de ces photos sans les lui remettre bien sur. Ainsi, s’il n’est pas entre vos mains, il sera entre les miennes, ce qui revient au même.
Cela vous convient il ? Il est encore temps de changer de méthode…


Myo reprit ses baguettes, bu une gorgée de thé, et poursuivit son repas matinal. Son petit sourire sournois montrait qu’elle était plutôt fière de ce travail fait en collaboration avec Junko. Elle avait bon espoir que ce plan fonctionne, elles avaient prévus des sorties de secours, des moyens de pressions supplémentaire et en plus, en bonus, brisaient l’image d’incorruptible de ce monsieur Yukinara. Même s’ils seront les seuls à le savoir, avec lui, ce qui serait son argument ultime pour le pousser vers Umi.
Hormis un imprévu, ce plan semblait fiable. Et les guetteurs que Myo avait demandés, sans les mentionner encore, seraient des sentinelles qui leur éviteraient de se faire surprendre par des imprévus. Si tout se passait bien, en suivant ce plan, une semaine au plus après réception des papiers et du costume, Umi obtiendrait ce qu'il avait demandé. A moins que le pauvre Akira ne le supporte pas et se suicide, ou démissionne... Car s'il appelait la police, non seulement elle ne pourrait que nier, mais il détruirait lui même sa réputation.

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Mer 6 Oct - 18:28

Umi jubilait en écoutant les paroles de la yakuza tout en analysant la liste que lui avait donnée Junko, c'était du bon travail, de l'excellent, il en oublia les mets succulents qui avait su éveiller son appétit, mais c'est sa soif d'ambition qu'il rassasiait en ce moment. Ce plan était bien pensé, toutes les pièces avaient été placées sur l'échiquier, tous les coups, toutes les possibilités de manouvres étaient soigneusement planifiés, une belle partie de maitre se préparait, cela n'empêcha pas le jeune homme d'émettre une objection, il aurait pu s'abstenir, mais sa vanité l'empêchait d'admettre que quelqu'un pouvait l'égaler voir même le surpasser dans ce domaine.

« Je vois que tout est en place, cependant il est inutile de garder un oeil sur mon photographe, pensez vous que je suis du genre à embaucher quelqu'un qui me trahirait et même si c'était le cas je m'arrangerais pour le neutraliser avant que cela n'arrive. Shinonaga-san. »

Umi avait négligemment laissé choir sur la table la liste, avant de se croiser les bras tout en fixant l'experte. Il avait utilisé une intonation de voix plus forte que d'habitude pour prononcer le patronyme de la gangster qu'il était censé ne pas connaitre dans le but de lui rappeler que son réseau étendu d'intelligence et de renseignement n'avait aucune limite.

« Peu importe, si vous avez déjà pris vos dispositions continuez, cela ne me dérange pas, je vous ai donné carte blanche après tout, tant que Yukinara tombe sous mon contrôle. Cependant, j'aimerais quand même connaitre l'identité de vos collaborateurs, quelqu'un de si prudent que vous devrait comprendre pourquoi.»

Le piège était prêt à être amorcé, il ne manquait qu'un élément et c'était à Umi de le fournir, le parfait camouflage qui ferait passer Myo pour un membre des forces de l'ordre, une tenue des plus authentiques. Mais la professionnelle l'avait devancé, le maitre chanteur ne s'attendait pas ce qu'elle soit prête à agir si vite. Il n'avait pas encore contacté le costumier chargé de l'élaboration de l'uniforme, mais il avait une idée par combler ce retard.

« Concernant votre tenue, j'avoue que votre rapidité a dépassée mes espérances, en une nuit en plus de séduire mon assistante, vous avez mis au point une stratégie imparable, chapeau bas. Je vous propose donc de mêler l'utile et l'agréable une nouvelle fois. »

Un sourire diabolique illumina son visage, alors qu'il fixait encore Myo. Umi sortit de sa veste une de ses cartes de visite, ainsi qu'un stylo, puis inscrivit une adresse et un nom au dos avec une écriture soignée accompagnés d'un étrange dessin ressemblant au pictogramme utilisé pour symboliser la reine dans les parties d'échec. Il donna la carte à la yakusa et reprit la parole.

« C'est l'adresse d'un des trop rares théâtres no de Yuukoku, le nom inscrit au-dessous est celui d'un costumier qui y travaille, laissez prendre vos mensurations, ensuite profitez du spectacle avec Junko puisqu'elle a quartier libre, une fois la représentation finit vous n'aurez qu'a récupérer votre uniforme et vous serez l'agent Kaede Ishikawa de la brigade autoroutière. »

Umi avait tout de suite pensé à cette affectation, Myo semblait être une bonne motarde et les situations pour aborder sa cible seraient légion sous cette couverture, un contrôle, un faux excès de vitesse, un pneu dégonflé elle n'aurait que l'embarras du choix. Quant au nom il avait choisi le même que celui d'Ishikawa Goemon célèbre bandit connu pour s'attaquer qu'aux grands seigneurs.

« Qu'en dites-vous, Myo-san ? »

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Mar 12 Oct - 22:46



Le jeune homme avait bu ses paroles, accroché à ses lèvres comme il avait auparavant été accroché à sa silhouette. Même plus encore, à vrai dire, car là il était directement concerné, alors que ses charmes n’étaient accessibles qu’à sa charmante assistante. Umi lui répondit ensuite, tandis qu’elle poursuivait son repas, en s’excusant par avance si elle se montrait impolie, mais après tout, un repas se mange chaud. Et Myo avait bien faim.
Umi ne rechigna que sur un seul point : la surveillance de son photographe. Il devait pourtant comprendre que cela se ferait ainsi, qu’il le veuille ou non : car si lui avait pleine confiance en son employé, Myo en revanche ne le connaissait pas, et les nouvelles technologies permettaient des choses parfois bien douteuses au nez et à la barbe de bien des gens, surtout s’ils sont peu attentifs. Sa paranoïa exigeait que cet homme ne puisse en rien ni filtrer les informations, ni les transmettre à une autre personne que elle-même, Junko ou Umi, même contre sa volonté ou par maladresse. Après tout, si les murs ont des oreilles, pourquoi n’auraient ils pas des yeux ?

De toutes manières, il concéda que la yakuza avait carte blanche, comme il l’avait promis, et donc elle ferait comme bon lui semble sur ce point. Tant mieux, elle n’aurait pas à le cacher, surtout que ses hommes étaient déjà prévenus et le dispositif mis en œuvre. Surveillance tant physique du photographe que de ses communications.

Umi réclama ensuite des informations sur ses collaborateurs. Soit, elle acceptait que l’équipe de surveillance soit de mèche avec Umi, sans aucun problème. Quand à eux, ils ne poseraient pas de questions à ce sujet, la gangster les connaissait assez pour savoir qu’ils seraient loyaux envers elle et leur organisation pour ne pas se laisser embrouiller. Affaire réglée, Myo demanda à Junko de lui fournir leurs numéros de téléphone en précisant qu’Umi devrait attendre que Myo les ait prévenus avant de les contacter.
Il avait aussi mentionné son nom de famille, ajouté à son sombre surnom ‘zanchi no nagayami’ cité plus tôt dans la conversation, pour la titiller ? Non, pour lui prouver l’étendue de son pouvoir de renseignement. Soit. A lui les mots et les informations, surement savait il d’autres choses, elle s’en moquait. Myo avait d’autres domaines de prédilection et il lui semblait qu’Umi saurait tenir sa langue. Elle trouvait même appréciable que sa réputation la suive, dans un sens, tant qu’elle ne se rependait pas comme une flamme sur une trainée de poudre.

Le PDG vanta ses mérites quand à l’organisation de cette entrevue forcée avec ce rival, au grand étonnement de Junko. Probablement Umi devait il être avare de ces éloges aussi spontanés et directs. Myo ne les apprécia que d’autant plus, avec un sourire franc et des joues échauffées à la petite allusion pas du tout masquée à sa relation avec son assistante qui ne savait plus comment cacher sa timidité, surement encore mise à mal par la manière dont Umi avait découvert ce rapprochement entre elles.

Umi griffona une carte de visite prise dans sa poche, en exposant ce qu’il avait prévu :
« C'est l'adresse d'un des trop rares théâtres no de Yuukoku, le nom inscrit au-dessous est celui d'un costumier qui y travaille, laissez prendre vos mensurations, ensuite profitez du spectacle avec Junko puisqu'elle a quartier libre, une fois la représentation finie vous n'aurez qu'a récupérer votre uniforme et vous serez l'agent Kaede Ishikawa de la brigade autoroutière. –Umi marqua une pause en lui donnant sa carte de visite- Qu'en dites-vous, Myo-san ?»

-J’en dit que l’idée est très bonne. Je préviendrai mon contact de manière à faire correspondre les identités, insignes et autres petits détails. Je vous avouerai que j’avais au début songé à un poste plus… élevé dans la hiérarchie, mais il s’avère que celui-ci est parfait. Plus simple pour une approche, et moins susceptible d’éveiller des soupçons ou une trop forte pression. Une messagère simple et efficace, n’est ce pas ?

Myo reposa ses baguettes, prit la carte, en appréciant la bonne entente qui était revenue à cette table et la petite ironie de la fliquette messagère de plus hautes instances… Cela ajouterait du crédit à l’idée d’un ensemble bien plus grand et corrompu des agents de la police qui en voudraient à ce bon directeur de cabinet.

-J’ai peur cependant de n’avoir de véhicule qui puisse correspondre, quand à en voler un, c’est une possibilité bien trop risquée pour le gain apporté. Bref, je peux toujours trouver un modèle équivalent et le maquiller, ce n’est pas le principal souci, cependant… en un délai si court, cela génèrera des frais.

Myo avait finit son repas et se resservit un thé. Elle leva la théière pour en proposer à qui en voudrait.

-Et merci pour cette petite invitation, vous nous gâtez décidemment, entre le restaurant de la veille et le théâtre aujourd’hui… Vous avez le sens de la détente, Umi-san !

Elle lui sourit gentiment, sous la table, son pied vint lentement caresser celui de Junko qui venait d’apprendre seulement maintenant qu’elle avait sa journée de libre, avec certes cette mission particulière en sa compagnie, ce qui lui faisait doublement plaisir, mais elle ne put s’empêcher de protester sur le travail à faire. Elle tenait son emploi très à cœur, et avait une grande fierté à être efficace dans celui-ci. Même si aujourd’hui, elle avait à son grand regret commis une faute, que son patron semblait prendre à la légère, voire même avec amusement.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Jeu 14 Oct - 19:13

Myo semblait approuver le plan d'Umi, elle commençait même déjà à réfléchir sur la manière de se procurer un véhicule de police, cependant elle mit en garde le jeune PDG sur un éventuel surcout. Rien qu'à sa tenue vestimentaire il était facile de deviner qu'Umi était un dépensier, dès qu'il s'agissait de produit de luxe le jeune homme était prêt à dépenser des fortunes, alors pour ce qui est de la mise en place d'un plan lui permettant d'obtenir des informations hors de prix, mettre un ou deux millions de yen sur la table représentait une dépense minime.

Umi se contenta de répondre lascivement :

« Vous n'aurez qu'à ajouter cela à votre facture et s'il vous faut une avance en espèce, Junko possède les autorisations d'accès à mes comptes spéciaux, vous n'avez qu'à lui communiquer le montant. »

Quand Umi parlait de comptes spéciaux il faisait allusion à un simple coffre dans une banque ou était entreposé de l'argent liquide, des yens, des dollars et aussi des euros. Il en avait bien sûr dans toutes les banques de la cité, simple précaution, très pratique dans ce genre situation, en règle générale les agents avec lesquels il travaillait pour ce genre d'opération n'acceptaient ni les chèques ni les cartes de crédits.

Il tendit sa tasse à Myo qui la remplit de thé chaud, Umi porta le récipient au niveau de ses lèvres, laissa la vapeur qui s'en échappait pénétrer ses narines afin d'en apprécier l'arome, puis enfin bu une gorgée. Un régal, parfaitement infusé, il poussa un léger soupir de satisfaction tout en lançant un regard admiratif à la yakusa.

Le jeune patron ne put s'empêcher de sourire à l'écoute des protestations de son assistante, Junko était décidément une employée hors du commun, irremplaçable. Il avait trouvé une perle rare, un acolyte, de toutes ses connaissances c'est peut-être la seule personne qu'il pourrait qualifier d'amie.

« Ne vous inquiétez pas Junko, je confierais votre travail à mademoiselle Akagi, je suis sûr qu'elle s'en sortira, amusez vous un peu, vous y arriviez bien avant que débarque pourtant.»

Il ne pouvait s'empêcher de taquiner la pauvre assistante, qui était devenue toute rouge, surement de colère. Le jeune homme connaissait l'animosité qu'il y avait entre les deux femmes, la fameuse mademoiselle Akagi était la rivale autoproclamée de Junko, c'est bien pour cette raison qu'il avait cité son nom.

Junko protestait, mais Myo devait déjà savoir comment occuper cette journée, elle remercia l'homme d'affaire.

-Et merci pour cette petite invitation, vous nous gâtez décidemment, entre le restaurant de la veille et le théâtre aujourd'hui... Vous avez le sens de la détente, Umi-san !


« Je sais prendre soin de mes associées et de mes potentielles associées encore plus. Quelqu'un de votre trempe ne devait pas se contenter de travailler en free lance, rejoignez-moi Myo-san, je ferais de vous élément clef de mes projets, mes moyens sont illimités, mon ambition infinie, je compte conquérir cette ville, puis cette région, ensuite le pays et peut-être le monde, mais pour cela il me faut des généraux comme vous. Je vous veux »

En disant cela Umi, il s'était penché vers Myo, leurs visages étaient face à face et n'étaient séparés que par quelques centimètres, il la fixait avec ses yeux aussi sombres que la nuit, ce n'était pas une demande en mariage qu'il venait de faire, ces vœux niais comme chérir l'être aimé pour le meilleur et pour le pire, des liens soi-disant sacrés qu'il avait vu rompre si souvent, non c'était plus fort, il demandait à un rônin de le reconnaitre comme suzerain.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Mar 19 Oct - 17:42



Le jeune homme écarta d’une réponse claire le souci posé par le financement : il était prêt à poser les billets nécessaires. Sans même chercher à discuter le prix de l’opération concernant le véhicule ni même celui de sa prestation. Très bien, Myo n’insisterait pas. Elle était heureusement pour lui assez honnête pour ne pas gonfler la note à son profit.

Tous deux appréciaient les effluves douces et légèrement acres de leur thé vert, puis elle laissa débattre avec Junko de sa journée et du travail qu’elle estimait avoir à faire malgré tout. La réponse de son patron ne semblait pas lui plaire, Myo ne se mêla pas de leurs affaires. Après tout, elle n’était pas concernée par la manière dont il gère son entreprise et l’emploi du temps ou le planning de ses employés.

D’ailleurs, celui-ci se retourna vers la yakuza, et tout en lui parlant, se penchait doucement vers elle, qui profitait encore des délicates odeurs de sa boisson entre ses mains.
« Je sais prendre soin de mes associées et de mes potentielles associées encore plus. Quelqu'un de votre trempe ne devait pas se contenter de travailler en free lance, rejoignez-moi Myo-san, je ferais de vous élément clef de mes projets, mes moyens sont illimités, mon ambition infinie, je compte conquérir cette ville, puis cette région, ensuite le pays et peut-être le monde, mais pour cela il me faut des généraux comme vous. Je vous veux »

Myo ne s’attendait pas vraiment à cela, elle souriait gentiment en analysant chaque mot au fur et à mesure qu’ils étaient énoncés. Elle comprenait où voulait en venir Umi, elle lisait dans ses yeux ce désir brûlant de conquête et de puissance. Seulement, il devait comprendre qu’elle aussi, était une prédatrice, et qu’elle ne se laissera pas apprivoiser.

-Umi-san… laissez-moi d’abord vous exprimer ma surprise face à une telle demande. Je sais que vous vous êtes renseigné sur moi, mais nous nous connaissons à peine à vrai dire. Cette proposition n’est elle pas un peu prématurée ?
Ensuite, je vous rappelle que nous venons de nous associer d’une certaine manière et même si je suis honorée d’une proposition comme celle-ci, elle pourrait être prise comme une insulte : vous ne faites partie d’aucun clan, à ce que je sache, sinon votre propre empire médiatique. Je ne nie pas sa puissance ni l’étendue de son réseau, mais, nous venons d’univers bien différent. Vous êtes entre deux mondes, Umi-san, celui de la lumière, des projecteurs et pour ainsi dire, immaculé aux yeux de la Justice ; mais avec une part d’ombre derrière cette façade, une ombre qui sera d’autant plus sombre que les feux seront forts et d’autant plus difficile à cacher que les projecteurs seront braqués sur vous. Je vous félicite d’ailleurs d’avoir su porter cet empire aussi haut de cette manière en parvenant vous épargner les éclaboussures.


Myo bu une gorgée de son thé, sans quitter des yeux Umi.
-Je vis dans cette ombre depuis bien longtemps maintenant. Elle me colle à la peau. Oserai je même dire que je la répands ? Certes, je n’ai plus guère de ‘parrain’ pour assurer mes arrières comme autrefois, mais aussi, je n’ai plus d’ordres à recevoir, et j’ai toujours une armée de l’ombre à mon service. Je ne suis pas venue seule, et j’ai toujours le petit clan que j’ai fondé derrière moi. Or, je suis celle qui tire les ficelles maintenant, et mes anciens patrons sont maintenant des associés, eux aussi. Si j’ai quitté Tokyo, c’était pour ne pas entrer en conflit avec eux.
Voyez vous, Umi-san, un proverbe dit ‘il ne peut y avoir deux dragons dans un lac’. Tokyo est un grand lac et les dragons s’y dévorent s’ils ne se partagent pas le territoire. Un jeu auquel j’ai participé. Ici, il y a encore de la place, je compte bien devenir l’un des dragons qui règne en dévorant les autres.
Œuvrons ensemble, d’accord, associons nous, j’en serai ravie. Mais d’égal à égal, avec chacun son domaine privilégié, et non comme votre vassale. Je ne vous mordrai pas Umi-san, je ne suis pas du genre à me retourner contre les amis qui me tendent la main sans que cette main n’esquisse un geste malencontreux, mais je ne m’assiérai pas à vos pieds : ma place est à vos cotés ! Chacun son territoire, chacun son trône.


Ca y est, tout était dit. Son ton était resté chaleureux, son sourire paisible ne l’avait pas quitté un seul instant. Son regard en revanche, tout comme la veille, était celui d’une chasseresse dont la pitance se composait de monstres terrifiants traqués et mis à mort. Myo lui avait posé son refus de manière franche et claire, tout en lui gardant à son profit sa loyauté et sa sympathie. Elle lui proposait belle et bien un Empire, dans lequel deux puissances cohabitaient, liées par un pacte.
Junko restait muette, comme stupéfaite par cette discussion. Umi avait sûrement déjà dut avoir à faire face à des refus, ou des propositions de collaborations. Mais certainement pas les deux à la fois, pas de cette manière et de la bouche de la femme avec qui elle avait passé la nuit. Une femme qui cachait bien son jeu, et venait de révéler quelques uns de ses atouts. Une femme qui avait tout l’air d’un dragon prêt à tout dévorer sur son passage, à répandre le chaos et la mort s’il le fallait. Une femme terrible qui venait de tendre la main à son patron, sans montrer les crocs ou les griffes, mais qui ne cherchait pas le moins du monde à les cacher.

-Oh, quelque soit votre réponse, lui dit elle avant qu’Umi ne place un mot, cela n’influencera en rien notre opération, bien sûr. Je saurai tenir mon engagement et ne chercherai pas à vous trahir ou vous doubler. Peut être le savez vous déjà, ma parole est sûre, c’est une question d’honneur dans notre milieu.

Junko les regardait tour à tour, avec une surprise mêlée d’une terreur grandissante qu’elle essayait de camoufler derrière sa tasse. Umi faisait face à la yakuza souriante, Myo reposa sa tasse et observait le jeune homme en attendant sa réponse.

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Jeu 21 Oct - 13:08

C'était bien la première fois qu'il essuyait un refus si catégorique et si courtois, Umi avait proposé à la gangster une place au paradis, mais elle préférait faire sa propre place en enfer. Le jeune homme d'affaire était le mieux placé pour la comprendre, lui aussi aurait choisi de régner en enfer parmi les démons, plutôt que de bénéficier d'une existence tranquille et confortable en échange de la servitude.

Myo avait d'autres projets et pas n'importe lesquels, elle comptait tout simplement conquérir le côté obscur Yuukoku, à sa manière, Umi frissonna en entendant cela. Puis un sourire carnassier déforma ses lèvres, elle s'était désignée elle-même comme un dragon, pourquoi avait-elle prononcé ce mot ? Une nouvelle fois l'image de Myo nue envahit son esprit, ce qui accentua encore plus son sentiment de frustration, il avait devant les yeux une femme qu'il ne pourra jamais posséder et de surcroit une potentielle rivale.

Mais cette annonce, suscita en lui de l'intérêt, imaginez un jeune dragon débarquant en ville et s'attaquant aux vieux dragons déjà en place. La paix relative que connaissait la ville de Yuukoku allait disparaitre telle une écume de mer au soleil, les trois grandes familles n'allaient pas se laisser faire, le sang allait de nouveaux couler du pain béni pour un informateur.

L'excitation le gagnait, plans et machinations se bousculaient dans sa tête, comme s'il jouait une partie d'échec mentalement, il commençait déjà à envisager toutes les possibilités et tous les risques, tous les déplacements possibles. Il ne s'était même pas rendu compte que sa main droite serrait de plus en plus fort sa tasse, ce ne sont que le bruit sec produit par le récipient quand il se brisa et la douleur infligée par l'entaille par un éclat de celui-ci, qui le firent sortir de sa torpeur.

Le liquide chaud et écarlate s'échappait par la plaie béante, se répandant sur la table formant une petite flaque qui grandissait petit à petit. La brave Junko se leva pour aider son chef, affolée par la vue du sang, mais Umi opposa un refus à l'aide de sa main indemne.

Les yeux toujours fixés sur sa blessure, Umi reprit la parole :

« Quelque chose me dit que j'ai tout intérêt à accepter, si j'ai voulu faire de vous mon général c'est parce que j'ai vu en vous un certain potentiel, hélas il semblerait que vous connaissiez aussi ce talent et vous m'avez bien piégé, vous êtes vraiment extraordinaire. »

Ce compliment était accompagné d'un sourire forcé, il ne voulait pas le montrer, mais son entaille le faisait souffrir.

« On me confiant vos futurs desseins et les moyens dont vous disposer, vous me laisser que deux choix, soit vous aider, soit vous dénoncer auprès des trois grandes familles de Yuukoku, ce qui se traduit par le choix entre la vie et la mort.»

En fait Umi envisageait une troisième voie, s'allier aux deux clans et les aider à s'entretuer, une possibilité très risquée, finalement s'allier au jeune dragon était plus intéressant, l'aider à grandir dans ce monde serait bénéfique à son entreprise personnelle et plus intéressant que d'engraisser les dragons qui résignaient déjà sur la cité.

« Myo-san, le chemin que vous comptez emprunter sera tôt au tard souillé par le sang, aussi je vous propose de consacrer notre alliance avec. »

Il tendit sa main droite encore sanguinolente a Myo. Un pacte de sang, un symbole fort, voilà ce que voulait le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Dim 24 Oct - 16:33

La mise était grosse, pour la gangster : elle s’était presque mise à nue, du moins dans ses intentions, car physiquement… elle s’était rhabillée avant le repas. Elle venait de révéler ses desseins à un type dont le business était justement de jongler avec les informations. Elle préférait le lui apprendre elle-même que par son réseau à lui, qui l’aurait su un jour. Non seulement elle se jetait dans la gueule du loup, elle venait en plus de lui designer un point qui la rendrait vulnérable : une information alléchante pour lui qui la mettrait en vilaine posture dans certaines oreilles. Son coté franc et direct, fonceuse, sans doute, mais aussi un coup de poker, car elle avait misé plus gros : un pacte, avec la promesse de se rendre tout deux maîtres de… la ville, la région? De ce que leur ambition desirerait, tout simplement.
Elle l’aurait sans doute fait à un moment ou un autre, Umi avait juste accéléré grandement les choses avec sa proposition et offert ainsi l’opportunité à Myo d’aborder ce sujet sur un plateau. Mais un plateau emplit de pièges, qu’elle venait simplement de laisser intact, seulement en ouvrant la bouche, elle venait de mettre tout le plateau et le bras d’Umi dans sa gueule béante. Elle aurait voulut le faire exprès qu’elle n’aurait pas pu.

L’excitation était palpable autour de cette table. Junko restait figée, osant à peine respirer, Umi devait très probablement s’imaginer tout les tenants et aboutissants, implications et risques de chacune des possibilités offertes à lui et Myo sentait chacune des palpitations de ses muscles cardiaques et faisait de même. En apparence, l’un comme l’autre se tenait de manière décontractée et calme.

Enfin, jusqu’à ce que la tasse que tenait Umi n’éclate. Le thé chaud se répandit sur la table, du sang perlait dedans et s’y diffusait lentement. Junko poussa un petit cri de surprise, se hâta de chercher de quoi nettoyer la table et surtout soigner la main de son patron qui avait été coupée.
Le jeune homme eut un geste pour la stopper dans son élan. Il se tenait le poignet, en regardant sa main d’où gouttait encore du sang, lentement, et se mit à parler.

« Quelque chose me dit que j'ai tout intérêt à accepter, si j'ai voulu faire de vous mon général c'est parce que j'ai vu en vous un certain potentiel, hélas il semblerait que vous connaissiez aussi ce talent et vous m'avez bien piégé, vous êtes vraiment extraordinaire. »

Il fit un sourire crispé, mais Myo en eut un doux et large qui accueillait ce compliment de son interlocuteur. Il avait finement analysé la situation, pesés les pours, contres et prit sa décision.

« On me confiant vos futurs desseins et les moyens dont vous disposer, vous me laissez que deux choix, soit vous aider, soit vous dénoncer auprès des trois grandes familles de Yuukoku, ce qui se traduit par le choix entre la vie et la mort.»

Tout deux savaient qu’il y avait bien d’autres possibilités, et non des moindres, comme jouer double jeu ou profit des gangs en place, ou de leur alliance, ou juste pour lui-même en se jouant des deux ! Ou même à regarder de manière neutre et se nourrir de leurs frasques. Mais Umi semblait avoir un petit penchant et pour le risque, et pour l’envie de faire profit, même de contrôler la destinée de son entreprise quitte à prendre part, même de manière indirecte, aux évènements à venir. Sans oublier qu'Umi avait peut être, non, surement d'autres plans, solutions et atouts pour s'en sortir.

« Myo-san, le chemin que vous comptez emprunter sera tôt au tard souillé par le sang, aussi je vous propose de consacrer notre alliance avec. »

Les dés étaient lancés, le Rubicon passé, sa décision était prise : Umi serait l’allié de Myo, elle serait le sien. Chacun avec ses propres hommes, ses propres procédés, ses propres désirs et objectifs. Ils pourraient compter l’un sur l’autre. Myo était ravie, son sourire le disait ouvertement.
Sans une once d’hésitation, elle se saisit du couteau avec lequel elle avait cuisiné, le lécha, en plongeant ses yeux dans celui de ce chef d’entreprise, puis d’un geste vif, s’entailla la main, avant de prendre celle d’Umi dans une poignée fraternelle. Leurs paumes pouvaient sentir la chaleur de leur sang, qui coulait, se mêlait, gouttait ensemble. Myo, de son autre main, passa le doigt sur le dessous de leurs mains encore réunies et récupéra quelques goutes qui perlaient sur le bout du doigt, qu’elle mit en bouche. Ce petit gout métallique, chaud, caractéristique, lui plaisait et la mettait presque en transe dans ce cas précis.

-Umi-san… nous voici maintenant unis par un pacte sacré à mes yeux. Ne l’oublions jamais, nous venons de sceller nos destins, regrouper nos forces et abandonner toute future action qui puisse nuire à l’autre. A vous la lumière, à moi l’obscurité, et à nous cette ville ! Puis le reste...

Des paroles simples et claires, pleines de bons sens, mais qu’elle devait dire. Elle souriait et son regard de fauve ténébreux se régalait de ce spectacle. Umi s’était bien gardé de le dire, mais lui aussi était un de ces dragons qui nageait dans ces eaux troubles, par ce geste, il venait de le prouver à la yakuza. Ce chef d’entreprise venait de déployer ses ailes et révéler ses griffes au grand jour, juste pour leur parade rituelle. Myo était fière de s’en être fait un allié.


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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Lun 25 Oct - 21:26

Umi fixa Myo tout le long du rituel, son attention fut décuplée quand la yakuza porta à ses lèvres son doigt imprégné de sang, cette image il ne l'oubliera jamais, à ce moment la femme qu'il avait en face de lui, celle qu'il avait quelques instants désirée, lui semblait très proches d'une de ces créatures mythiques qui peuplaient ses cauchemars d'enfant, une ogresse qui ne n'hésitera pas le dévorer en cas de trahison.

Une nouvelle fois le jeune homme s'apprêtait à bâtir son empire grâce à la mort, cette idée ne l'effrayait pas, il avait de l'assurance après tout, les premières pierres de sa société et de son succès ont été scellées grâce à un ciment imprégné de sang, celui de sa propre famille d'adoption, c'était sa première manipulation, son baptême du feu et de sang, son premier pas dans les ténèbres, seule Junko partageait avec lui ce funeste secret.

Son coeur semblait battre trois fois plus que la normale, le sang affluait si vite et si fort dans son crane qu'il avait l'impression que ses globes oculaires étaient sur le point d'exploser, ceci provoqua chez lui de nouvelles céphalées, elles étaient de plus en plus fréquentes. Pourquoi un moment de joies si intense était-il gâché ainsi, Umi attrapa son flacon de comprimés qui était presque vide, il fit tomber les derniers cachets directement dans sa bouche, puis les avala, la crise semblait s'atténuer, il put reprendre la parole.

« Ce que nous avons fait a une très forte symbolique pour moi, je n'ai pas hésité à faire tuer ma propre famille pour assouvir mon ambition, autant vous dire que les liens du sang n'ont aucune valeur pour moi. »

Des paroles qui pourraient semer le trouble et la méfiance chez la yakuza, Umi en avait conscience, mais puisque Myo lui avait confié une information sur son futur, Umi pensa que pour rétablir l'équilibre de la balance il devait lui fournir une donnée sur son passé, un lourd secret que seulement deux personnes connaissaient.

« Vous devez me trouver méprisable, mais c'est ainsi que je fonctionne tous ceux qui se dressent sur mon chemin doivent être éradiqués, vous avez déjà dû le comprendre. Mais ce qui nous lie est plus sacré qu'une appartenance à un groupe ou une organisation, nous sommes désormais liés par notre ambition. »

Umi déposa sa main blessée sur la table, le sang commençait à coaguler et prenait une teinte noire, Junko en profita enfin pour venir en aide à son patron, bien que ses yeux semblaient fixés sur la blessure de sa dulcinée, réalisant qu'une simple serviette ne serait pas suffisante pour éponger le liquide écarlate, l'assistante quitta la pièce en quête d'une trousse de premiers soins.

Umi et Myo étaient de nouveaux seuls dans la cuisine, il fixait toujours la gangster comme s'il voulait l'hypnotiser, le nouveau challenge qui se présentait semblait attiser un feu ardent en lui, illuminant ses yeux d'obsidienne d'une lueur sombre et diabolique. Cependant une question brulait les lèvres du jeune homme.

«Notre alliance est comme le tronc d’un arbre solide et centenaire, incoruptible par le temps, je représente la cime de cet arbre, exposé a la vue de tous, étendant ces branches au dessus de Yuukoku et vous les racines profondément ancrées dans le sol et s’enfonçant dans les profondeurs et les ténèbres de l’Hadès, mais je me demande pour quel raisons avez plongé dans cet abysse, vous êtes trop doué pour que se soit par nécessité. »

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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Lun 25 Oct - 23:29


Leurs sangs s’étaient mêlés, cela ne l’effrayait pas plus que cela, un jeune homme comme lui devait certainement avoir une hygiène de vie impeccable, et elle-même se savait exempte de toute maladie transmissible. Elle le vit prendre des cachets, la même petite boite qu’il avait déjà sortie la veille. Cela ne ressemblait pas à un traitement de fond, plus pour lui soulager quelque chose, probablement ce qui lui avait rendu le teint plus pâle ces dernières minutes.

Leurs mains se séparèrent, Myo porta machinalement la sienne à ses lèvres, et lapa, avec lenteur et consciencieusement la moindre petite goutte, sans le quitter des yeux. Umi lui expliquait qu’il avait fait disparaitre sa famille. Elle se demandait pourquoi un tel aveu, quelque chose qu’il ne devait pas partager à la légère. Une marque de confiance, ou d’estime même ? Avec une sorte de mise en garde cachée ? Il poursuivit son explication.

« Vous devez me trouver méprisable, mais c'est ainsi que je fonctionne tous ceux qui se dressent sur mon chemin doivent être éradiqués, vous avez déjà dû le comprendre. Mais ce qui nous lie est plus sacré qu'une appartenance à un groupe ou une organisation, nous sommes désormais liés par notre ambition. »

Maintenant elle voyait mieux ce qu’il avait voulut dire, effectivement il y avait là derrière un petit avertissement. Ne pas se dresser en obstacle à ses ambitions. Aucuns risques avec elle, puisque maintenant ils étaient liés, tant qu’il ne la trahirait pas elle ne ferait rien de ce genre, bien au contraire, elle ferait tout pour l’aider et même le défendre s’il le fallait.

Junko s’affairait de nouveau, fit comme elle put pour éponger la table, et parti bien vite, après un regard sur eux deux, chercher de quoi les soigner. Myo la dévora de nouveau des yeux : son visage à l’expression si différente de l’assistante dévouée, son corps énergique, ses délicates intentions, ravivèrent de récents souvenirs de leur nuit et matinée… Bien qu’actuellement, la pauvre hôtesse qu’elle était avait affaire avec deux invités bien spéciaux et aux actes des plus troublants. La yakuza continuait de passer sa langue et sa bouche sur sa plaie.

Umi et elle se regardaient de nouveau, chacun assis devant cette table souillée. Ce fut Umi qui brisa le court silence qui régna dans la cuisine.

«Notre alliance est comme le tronc d’un arbre solide et centenaire, incorruptible par le temps, je représente la cime de cet arbre, exposé a la vue de tous, étendant ces branches au dessus de Yuukoku et vous les racines profondément ancrées dans le sol et s’enfonçant dans les profondeurs et les ténèbres de l’Hadès, mais je me demande pour quel raisons avez plongé dans cet abysse, vous êtes trop doué pour que se soit par nécessité. »

Belle image en effet que celle-ci, qui reprenait ses idées. Umi allait cependant plus loin, car après cette espèce de constat, venait une question. Le fameux "pourquoi". Pourquoi le coté obscur pour une demoiselle comme elle. Bonne question que voilà. Elle prit de sa main intacte la tasse de thé, et en bu une gorgée, le temps de trouver quoi dire de valable.

-Difficile d’y répondre clairement. Ce n’est effectivement pas la nécessité, je ne vous l’apprends pas je suppose, et vous le sauriez tôt où tard, ma famille est assez aisée. Pour ce qui est du talent comme vous dites, cela n’empêche en rien de prendre cette voie. Or, cette voie a eut ceci d’attirant, de jouissif et addictif : les sensations fortes qu’elle procure.

Elle se pencha vers lui, et entre chaque phrase, s’occupait de sa main, toujours avec sa langue et sa bouche. Umi était au centre de son point de vue. Elle le devinait tendu, pendu à ses lèvres, avide de connaitre la suite, les révélations qu’elle lui faisait n’avaient pourtant rien d’extraordinaire.

- L’adrénaline quand il y a de l’action, les joies de constater qu’un plan durement élaboré s’est déroulé à merveille, les petits travers impondérables à compenser par de l’improvisation et de la créativité alors que le droit à l’erreur est pratiquement inexistant. Le jeu de la vie et de la mort, mais plus rapide, impitoyable et avec de plus gros paris et gains possibles. Le pouvoir dans mes paroles et dans ma main. Voilà, ce qui m’a attiré.

Elle reprit une gorgée de thé, la dernière de sa tasse et la reposa sur la table. Elle se concentra de nouveau sur le pdg en face d’elle. Junko se glissa à ses côtés et examina sa main, écoutant elle aussi de manière indirecte pendant qu’elle nettoyait et pansait la paume d’Umi.

-Oh, bien, sur, on y laisse des plumes parfois, bien sur, j’aurai pu choisir une autre approche pour goûter à tout ceci. Les arts martiaux, les sports mécaniques, l’armée, la bourse ou le marqueting peut être, *Elle écarta vite ces deux dernières hypothèses d’un geste* enfin, les bureaux, très peu pour moi.
Voilà, ce fut mon choix. J’ai été déshéritée, j’ai connu quelques revers, et des coups durs bien sur. Mais j’ai gagné bien plus que n’importe qui marchant dans les clous sans faire de vagues. Une nouvelle famille de confiance, ma propre fortune, et l’avenir que je me construirai selon mes désirs, avec les moyens que je me donnerai. J’ai fondé mon clan au lycée déjà pour cela. Quant à mon surnom, même si je ne l’apprécie pas trop, je ne l’ai pas volé. Ce n’est pas innocent.
Un peu comme vous je suppose… pour aller plus loin, plus vite et plus fort que les autres, vous n’avez pas hésité à faire ce que vous dictait votre instinct, vos désirs, et non suivre les voies toutes tracées, n’est ce pas ? Chacun sa manière, et la vôtre est tout aussi intéressante et profitable, mais cela doit procurer des sensations du même acabit, provenir des mêmes élans, je présume...


Myo avait une furieuse envie de cigarette depuis la fin du repas, cela commençait à la démanger. Or, elle ne voulait pas fumer chez Junko. Si bien que cela réveillait d’autres envies moins avouables, des choses bien moins permises par les lois ou les mœurs. Surtout que cette petite discussion, où elle avait mis tout ce qu’elle ressentait, exacerbait ces désirs sauvages et émotions qu’elle avait évoqués. Elle venait de le dire, elle n'était le genre à donner des ordres et attendre que cela se passe: elle participait activement aux plans établis.

Heureusement, Junko était revenue, elle avait commencé par la main d’Umi peut être pour ne pas la couper dans ses parole. Elle était venue ensuite vers Myo, et avait finit de s’affairer à réaliser une désinfection et un pansement convenable. En toute dextérité, qui plus est, elle devait avoir une certaines habitude à prendre soin de blessures. Cette douce Junko fut la proie des pulsions de Myo qui la fit s’assoir sur ses genoux pour l’embrasser une fois sa besogne finie. Oui, elle en eut un peu honte, mais elle la désirait tant.

Avec un soupir satisfait, la sauvageonne laissa la belle –qui cachait bien son jeu de sage secrétaire, elle le savait- se relever, bien qu’elle ne se soit pas débattue, ni avait émit la moindre protestation. Elle alla ranger sa trousse de soin et la replacer là où elle l’avait prise. Myo commençait à débarrasser la table, pour ne pas se sentir trop envahissante. Aussi parce qu’elle avait la bougeotte. Cela ne l’empêchait pas d’attendre de son collaborateur une réponse, peut être une remarque aussi. Elle le cherchait encore des yeux entre deux plats à poser dans l’évier, attentive à ce qu'il avait à dire.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Jeu 28 Oct - 19:10

Avec sa perspicacité habituelle, Umi écoutait les paroles de Myo, il faisait attention a chaque mot, à chaque changement d'intonation, à chaque virgule, une attitude qu'il avait toujours adoptée face à un interlocuteur si bien que s'en était devenu un reflexe pavlovien, les yeux fixés sur cette bouche fardée sang, qui de nouveaux réveillait une envie qu'il croyait maitrisée. Lentement et doucement Umi se rapprochait du visage de sa magnifique partenaire, ces lèvres il voulait en connaitre le gout, mais l'entrée de Junko dans la pièce le fit se redresser d'un bond.

Junko fit son ouvrage avec la dextérité d'un chirurgien, il semblerait qu'elle soit parfaite quoi qu'elle fasse, le nouveau baiser fougueux échangée entre les deux femmes ainsi que la fausse pudeur que manifestait l'employée, confortait Umi dans cette pensée. Il suivit Junko du regard quand elle s'éloigna de la table avec un regard malicieux. Umi se félicitait toujours qu'il était un fin connaisseur de l'être humain, mais il n'aurait jamais pensé que son assistante glaciale soit un monstre si ardent de sensualité, pour la première fois depuis qu'elle était devenue son associé, le jeune homme éprouvait du désir à son encontre. Mais cette pensée fut balayée rapidement par l'image de Myo, plutôt par le terrible dragon qui ornait son dos.

Umi se reconnaissait parfaitement dans la description que la yakuza avait fait de sa vie, à croire que le diable ou quelques esprits malins avaient oeuvré dans les ténèbres pour que ces deux êtres au parcours presque identique se rencontrent. La question de la gangster fit sourire le jeune PDG, les raisons qui l'avaient motivé à emprunter ce tortueux chemin ombreux étaient les mêmes, pire la sensation qu'il éprouvait quand il piégeait dans sa toile une pauvre victime était même devenue une drogue, le poussant à viser des cibles de plus en plus puissante, de plus en plus dangereuses, prenant même le risque de perdre sa société, cette organisation créée uniquement pour assouvir sa faim sans limites.

« Vous avez raisons et dire que j'ai faillit faire partie de ces moutons prêts à sacrifier que je chasse aujourd'hui.»

Une simple allusion à des projets d'adolescents, il était encore lycéen quand il pensait pouvoir intégrer la prestigieuse université Todai, un cursus universitaire parfait qui lui ouvrirait les portes du paradis, c'était avant qu'il ne goute au délice de la manipulation et du mensonge et qu'il passe sous le porche de l'enfer. Un aller simple pour un monde qu'une poignée d'êtres humains peuplait.

« Moi aussi j'ai fondé mon petit clan comme vous, certes pas de manière aussi précoce et surtout légalement, vous l'avez deviné, je parle de la KUMONOSU News, mais bien que nos deux armées utilisent des armes différentes, leur finalité reste identique : la soumission de nos ennemis, je dirais mêmes qu'elles sont complémentaires.»

Ce constat était simple et évident, Myo devait maitriser la violence dans sa forme la plus pure et la plus artéritique si on en jugeait par son surnom et devait ravager comme la géhenne tous ses ennemis, mais que serait un feu sans cette petite brise subtile pour l'attiser, voila ce qu'était Umi un léger souffle de vent a priori inoffensive et sans danger, mais capable de déchainer des tempêtes et d'attiser les flammes de l'Etna grâce à ses précieuses et uniques informations.

« Mais nous avons déjà assez parlé ce matin, j'imagine d'après ce que j'ai vu que vous avez hâte de rester seule avec Junko, en ce qui me concerne j'ai une journée assez chargée à finir, je vais donc prendre congé de vous. »

Ce qu'Umi ne voulait pas avouer, c'est qu'il n'était pas sur de résister à la tentation d'enlacer Myo ou Junko, peut être que ce sentiment était dû à une surdose médicamenteuse, mais son corps réclamait de sentir la chaleur et la moiteur d'une femme, heureusement pour lui que la suppléante de Junko, mademoiselle Akagi était loin d'être farouche.

Sans attendre, une réponse de l'experte le jeune homme se leva et se dirigea vers la sortie de l'appartement, se faisant il croisa Junko, qu'il salua d'un clin d'oeil. Il se dit que cette magnifique surprise matinale était l'œuvre de son assistante, si elle n'avait pas cédé aux assauts amoureux de la yakuza, cette alliance n'aurait jamais eu put se faire.

C'est sur cette pensée que le jeune homme laissa les deux femmes, un jeune dragon venait de débarquer a Yuukoku, un dragon avide de sang et de pouvoir ,cette ville allait connaitre un grand bouleversement et Umi en sera un des artisans.
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MessageSujet: Re: Surprise matinale [Shinonaga Myo] [TERMINE]   Jeu 16 Déc - 0:21

Après quelques paroles, le jeune homme annonça qu’il lui fallait partir. Tenir une entreprise telle que la sienne devait aller de pair avec un emploi du temps bien remplit, la visite à son assistante avait probablement un peu chamboulé celui-ci. De même, les deux demoiselles avaient également un rendez vous à honorer, pour récupérer une panoplie faite sur mesure. Elles raccompagnèrent Umi au seuil de l’appartement. Myo laissa Junko échanger quelques informations avec son patron, sans oublier de le saluer avant de regagner la table pour finir de débarrasser.

Quand la belle assistante revint, la yakuza avait finit de nettoyer la plus grande partie des ustensiles et plats utilisés. Elles avaient donc quartier libre jusqu’à la représentation au théâtre et la petite entrevue organisée par Umi. Myo prit soin de prévenir le faussaire favori de son clan pour obtenir les papiers lui permettant d’incarner au mieux la fameuse ‘agent Kaede Ishikawa de la brigade autoroutière’ qu’elle deviendrait bientôt. Pendant ce temps Junko vérifia sur le net les horaires du spectacle, le trajet à prendre et d’autres choses que Myo ne prit pas la peine de vérifier.

Les deux demoiselles profitèrent de leur après midi pour prendre du repos. Après tout, leur nuit avait été courte, une sieste aussi réparatrice qu’elle fut coquine leur fit le plus grand bien. Après quelques exercices, Myo insista pour passer chez elle, de manière à se changer, ce qu’elle fit une fois une rapide douche prise. Junko l’avait accompagnée, elles feraient le trajet dans sa voiture jusqu’au théâtre, après une clope et un nouveau bandage sur la main.

Sur place, tout se déroula comme l’avait prévu Umi : arrivées en avance, le costumier les fit entrer par une issue réservée aux employés. Les mesures furent prises en un rien de temps, le matériel pour faire les retouches à un habit de scène plus vrai que nature ne prendrait que quelques heures à ce professionnel. Myo songeait déjà à le porter chez elle, pour vaquer à ses occupations habituelles, ce qui lui donnerait une petite usure pour renforcer le réalisme.
Hormis les papiers, le casque et les bottes, il ne lui manquerait plus que la moto. La yak disposait déjà d’un système de radiocommunication ‘confisqué‘ sur un agent il y a bien longtemps, à l’époque destiné à surveiller les échanges des forces de l’ordre quand elle allait sur le terrain à Tokyo, qui ici se révèlerait un accessoire encore plus criant de vérité et fort utile.

La complémentarité entre leurs deux clans, évoquée par Umi, se vérifiait déjà. Les contacts de l’homme médiatique, les liens étroits qu’elle-même avait gardé dans la capitale, et la bonne entente entre leurs ‘employés’, leur étaient déjà utiles, pour leur bien à tout deux.
L’idée même que Junko ait pu servir, de manière volontaire ou non, d’entremetteuse dans la seconde rencontre et donc l’alliance entre son patron et la yakuza en passant la nuit avec elle, n’effleura pas un instant l’esprit de la demoiselle, qui de toute manière s’en serait bien fichu si c’avait été le cas.

Pour les prochains jours à venir, seule une chose occupait ses pensées : l’objectif à atteindre, ce dont elle avait besoin pour le réaliser, et comment obtenir le meilleur résultat. Dès le lendemain de la représentation, Myo quitta le domicile de l’assistante en même temps qu’elle et ne la revit que trois jours plus tard, l’attendant devant chez elle. Elle l’informa qu’elle avait maintenant en sa possession tout le matériel nécessaire, l’opération allait pouvoir commencer. La prochaine fois qu’elle verrait Umi, ce serait pour un débriefing après la mission. Bien sûr, elles passèrent la nuit ensemble. Myo s’éclipsa de nouveau au matin quand Junko eut à se rendre à son bureau.
Deux jours plus tard, au bord de la route qui le ramenait chez lui après une réunion tardive –et une visite chez sa maîtresse-, ‘Kaede Ishikawa’ s’entretenait avec Akira Yukinara, le directeur de cabinet qui donnait du fil à retordre à Umi. Il ne restait plus qu’à attendre…que le beau gros poisson dodu morde ou non à l’hameçon. De toute manière, le harpon était prêt ! Il serait sortit bientôt du lac.

[fin ici, donc, prochain rdv avec Umi où bon lui semble]
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