Yuukoku, la ville aux deux visages...


 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 You cast a spell on me [PV Vincent Berys]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Sam 24 Mar - 14:18

Si les journées d’avril étaient douces, les nuit restaient cependant très fraîches. Mais cela n’empêchaient pas les promeneurs nocturnes de sortir dés que l’astre diurne s’élevait au-dessus des hauts immeubles de Yuukoku. Ils étaient de trois types… Les travailleurs de la nuit comme les prostitués et leurs matons ou les mafieux qui vérifiaient l’état de leurs propriétés, les papillons de nuit qui faisaient le tour des boîtes de nuit et des bars histoire d’oublier un peu leurs soucis quotidiens, et ceux qui venaient d’arriver et jouaient imprudemment aux touristes. Ces derniers risquaient souvent gros car ils ne connaissaient pas les coins et recoins de la ville qu’ils devaient à tout prix éviter… Aaron, lui, avait patiemment appris à les connaître et faisait désormais partie de la seconde caste de ces bêtes de la nuit.

Les mains dans les poches de son blazer noir, il faisait claquer ses talons sur le trottoir pavé d’une venelle illuminée par de hauts lampadaires. Autour de lui s’élevaient de petites maisons en pierre et en bois, typiques du Japon de l’époque Meiji. Il appréciait particulièrement ce coin de la ville où s’alignaient plusieurs bars et parfois des hôtels qui louaient des chambres à l’heure. La foule était toujours dense ici, les citoyens avaient le sourire aux lèvres et la bière à la main, ils semblaient joyeux alors que rien ici n’aurait permis de l’être réellement.

C’était le moment de la journée qu’il préférait.

D’un geste, il sortit son portable et l’ouvrit mais réfléchit pendant quelques secondes.

3 jours s’étaient passés depuis cette rencontre plus qu’étrange avec cet ancien policier blond et durant tout ce temps, Aaron n’avait cessé de penser à lui, de se poser des questions, de se demander où il habitait, ce qu’il était en train de faire et surtout… Il s’était plusieurs fois retenu de l’appeler. Il ne savait s’il s’agissait d’attirance ou de curiosité et avait fini par en venir à la conclusion qu’il s’agissait sûrement des deux.

Par prudence, il avait voulu faire des recherches sur lui mais s’était ravisé, préférant choisir soigneusement un autre lieu de rencontre plutôt que de commencer à se faire des idées.

L’appeler… ou lui envoyer un message ?

Aaron s’arrêta.

A sa gauche, des maisons dont les fenêtres étaient sombres car il était déjà plus de 23h, et à sa droite, le fameux pub dont il avait parlé à Vincent. Le son d’une cornemuse s’échappait de sous la porte et indiqua à Aaron qu’il ne s’était pas trompé sur le thème de la soirée. Un sourire illumina alors son visage et il commença à pianoter sur le clavier tactile de son portable.

« 23 rue des coquelicots – L’ambiance est au beau fixe ce soir, je commande une bière pour toi ? E.I.»

Il appuya sur « envoyé » et ferma son portable avant de pousser la porte en bois du bar. Une chaleur doucereuse l’enveloppa immédiatement et l’odeur de la bière et des liqueurs titilla ses narines.

Il ne pourrait pas fumer à l’intérieur, ce qui était le gros point noir de la soirée mais si Vincent répondait positivement à son message, il n’en ressentirait pas forcément le besoin. Oui, c’était un peu tard pour une proposition de rendez-vous, Aaron devait bien l’avouer cependant, il n’aimait pas faire comme tout les autres et le stress d’une rencontre l’aurait un peu trop tarauder s’ils en avaient convenus deux heures plus tôt. De plus, il l’avait volontairement tutoyé dans son message pour instaurer un climat de confiance immédiat.

Il ôta son blazer d’une traite et alla s’asseoir dans le fond du bar, sur un des divans. C’était un coin un peu plus reculé et intime mais surtout, il lui donnait une vue directe sur la porte d’entrée. Il y avait du monde, mais ce n’était pas bondé malgré tout. Il se commanda un whisky avec de la glace et ne préféra rien prendre pour Vincent pour le moment, ne sachant pas si d’une il viendrait et si de deux il voudrait réellement boire une bière. Mieux valait ne pas prendre trop d’initiative sous peine de vexer ou d’obliger…

* Non Aaron arrête de penser… *

Il prit le temps de jeter un œil sur la petite pièce. Une lumière tamisée, une petite scène dans le fond sur laquelle siégeait un orchestre, des canapés sur les côtés et les fameuses tables rondes… Il y avait aussi une minuscule piste de danse mais personnes n’avait encore décidé de s’y aventurer. Il remarqua, accoudé au comptoir, un homme en complet brun avec un chapeau sur la tête, donnant l’impression d’être tout droit sortie d’un vieux polar à l’américaine.

* Le Bourbon Kid nous fait l’honneur de sa présence… *
Pensa Aaron en citant un de ses livres favoris.

Il toucha machinalement le collier qui pendait à son cou.

Pour la soirée et la nuit, il avait opté pour une tenue mi-classe, mi-décontractée. Une sorte de waistcoat noir à manches courtes qui lui descendait sur les hanches, un t-shirt gris et une chemise blanche sous le col de laquelle il avait glissé ce que l’on aurait pu prendre pour un chapelet au premier coup d’œil mais qui ne se terminait non pas par la croix chrétienne mais par la croix celte. Une ceinture blanche, un pantalon noir et ses bottes habituelles. Comme chapeau, il avait préféré son chapeau melon noir à son gris de la nuit.

Il se sentait à l’aise ainsi.

La seule chose qui le différenciait de la journée était la dague en lame de serpent qu’il gardait dans son fourreau, accroché sur son dos et sous ses vêtements assez amples pour bien le dissimuler, légèrement en biais afin de l’attraper rapidement si le besoin se faisait sentir.

Il ne sortait jamais sans… On est jamais trop prudent comme on dit, hm ?





_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Sam 24 Mar - 16:44



Bullet- Archive



Vincent bailla bruyamment pour la énième fois de la journée. Depuis trois jours, depuis sa rencontre officielle avec Aaron. Quoi qu’il fasse, il n’arrivait pas à oublier l’image qui c’était gravé dans son esprit : le brun, les cheveux voletant doucement au gré du vent, des pétales de fleurs de cerisiers tournicotant autour de lui dans un ballet connu d’eux seules. Il soupira. Cela faisait trop longtemps qu’il avait attendu cet instant, et il avait beau se montrer patient il se sentait néanmoins tirailler par une force invisible. Le jour de leur rencontre, il avait fait un rapport à Yezabel, lui disant qu’il avait peu de piste pour le moment à lui fournir, et qu’il continuait à suivre différentes pistes. Puis, il avait ruminé, encore et encore. Il était sorti de nouveau plusieurs fois, essayant de retenir la tentation qui le ramenait irrémédiablement vers Aaron. Le Week end était alors passé, calme, paisible… foutrement ennuyant !!!

Et soudain, un soir, alors qu’il écoutait depuis plusieurs minute la bande originale de « Sherlock Holmes- A game of Shadows » ; film qu’il s’était empressé d’aller voir d’ailleurs, en grand fan de Sherlock Holmes ; et qu’il avait adoré en passant, son téléphone vibra. Il bondit tel un diable sortit de sa boite avant de s’en saisir, et de lire le sms, un grand sourire aux lèvres.

« Thank you very much for your invitation, I’m coming » Répondit-il.

Etonnamment, il se sentit métamorphosé, plein de vie et de force. Joyeux, il embrassa son écran d’ordinateur avant de lancer « Thank you Sherlock Holmes, you are my chance » Avant de se diriger vers la salle de bain pour prendre une bonne douche bien mérité ; pas question d’arriver dans un bar british, en si bonne compagnie, puant comme un fauve en cage. L’eau était chaude et vivifiante. Elle glissait tel un torrent sur ses muscles saillant, mêlé au savon et à la mousse du shampoing. Une fois sortit, la taille entouré d’une simple serviette blanche, il se sécha, se mit de son eau de toilette habituel, puis se dirigea vers sa chambre. Celle-ci contenait un lit à deux places, et sur un grand pan de mur, une immense armoire avec glace qui était déjà là à son arrivé.

Il hésita. Devait-il opter pour une tenue typiquement british, ou bien pour quelques chose de plus décontracté ? Comme il ne savait pas à quoi s’attendre, autant venir décontracté… Il choisit donc un tee shirt noir moulant, un jean bleu marine légèrement délavé à certain endroit et mis des poignet de cuir dont le lacet de cuir était clairement visible. Et qu’il dut resserrer. Il planqua ensuite, par pur habitude, un couteau, et une arme à feu. Il retourna enfin faire un petit tour dans sa salle de bain, ébouriffa ses cheveux indiscipliné et encore humide, avant d’attraper sa veste de cuir léger, parfaite pour les nuits encore fraiche, et sortit.

Dehors, une légère fraicheur embaumait l’air, mais Vincent n’y prêta guère attention vu qu’il n’était pas frileux. De toute façon à choisir, il préférait ce genre de climat frais, un peu moite qu’au grosse chaleur qui assommait la populace en été. Il ne lui fallut guère de temps pour découvrir le fameux bar, il s’y repéra d’ailleurs grace à la musique. Si quelques minutes avant il passait une musique plutôt douce et conviviale, à son approche, comme par hasard, il reconnut très rapidement les premiers enchainements de trip hop, tel que Massive Attack et surtout Archive, en plus, par une chanson qu’il aimait particulièrement et non seulement qui convenait bien à son état d’esprit.

« You make me feel » l’accueillit donc à bras ouvert. L’anglais ne put retenir un sifflement d’admiration. Pour un peu, il se serait vraiment cru dans l’un des nombreux pub anglais qu’il avait fréquenté de son adolescence jusqu’à son départ de l’Angleterre. « Bullet » enchaina ses notes, et d’un sourire, Vincent ne put s’empêcher de fredonner les paroles. Sa langue maternelle lui manquait, son pays lui manquait bien plus qu’il ne l’avait cru, et il ne s’en rendait compte que maintenant, en retrouvant cette ambiance si familière et cher à son cœur. Il jeta un regard parmi les tables. Pour un peu, il se serait presque vu attablé avec Lance, jeune adolescent de 17 ans, à boire sa première bière, le rire si facile, face à un mentor si sévère, et en même temps si doux…

Mais ce fut Aaron qu’il vit, et une nouvelle image de toute beauté se grava dans son esprit. Une étrange chaleur monta en lui alors qu’il avait la sensation d’avoir des milliers de papillons qui cognait, complètement fou dans son estomac. Il s’approcha doucement, essayant de composer son visage habituel avant de lancer.

« Hey ! I’m here ! »

Il inspira, puis se mordillant légèrement la lèvre supérieure, il s’installa en face de lui, ses yeux cherchant les siens.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Dim 25 Mar - 4:25

Les quelques gorgées de whisky commençaient doucement à le mettre à l’aise sans pour autant lui tourner immédiatement la tête. Depuis le temps, le jeune homme avait appris à tenir l’alcool beaucoup mieux que n’importe quel gros gabarit ne pourrait le faire.

Un sourire un peu idiot ne cessait d’étirer ses lèvres depuis que Vincent lui avait répondu. Il avait accepté son invitation… et dans peu de temps il serait là, devant lui. Mais cette fois-ci, Aaron le verrait sous les lumières tamisées du bar et bien souvent, les personnes avaient une toute autre apparence la nuit que le jour… C’était même parfois complètement aberrant.

Il ôta son chapeau et passa ses doigts dans ses cheveux noirs, les ébouriffant plus qu’ils ne l’étaient déjà. Un regard en coin lui appris que l’homme au complet brun était toujours assis au bar et n’avait pas bougé d’un pouce. Il fronça légèrement les sourcils et ses yeux bleus s’assombrirent. Il était rare de voir des Yakuza dans cette rue et encore moins dans ce bar réputé pour être neutre. Aaron espérait que les mafieux n’avaient pas prévu une descente inopinée ce soir et, aux vues des regards méfiants du barman, il n’était pas le seul à le penser… Il n’avait encore jamais réellement eu affaire à eux, sauf une ou deux fois dont une où il avait bien failli en ressortir avec quelques bleus mais la bagarre avait tourné court et assez bizarrement…

Il prit une autre gorgée de ce délicieux whisky distillé avec des glaçons qui commençaient déjà à fondre lorsqu’une voix l’interpella.

« Hey ! I’m here ! »

Aaron tourna alors les yeux et vit Vincent. Son esprit fut alors purement absent pendant une demi-seconde, le temps pour lui de bien appréhender la tenue de son vis-à-vis. Si le jeune homme avait très bien gardé en mémoire les épaules dénudées et la silhouette sportive de Vincent, il ne put que penser deux choses sur l’instant : de un, le noir lui allait foutrement bien et de deux… il allait devoir revoir son avis catégorique sur les vêtements moulants…

En effet, malgré la lumière assez basse de la pièce et le fait que Vincent portait une veste, on pouvait déjà très bien remarquer les courbes saillantes et fermes de son torse… et le bleu du jean lui allait très bien. Oui, oui, juste le bleu…

Aaron prit une nouvelle gorgée de whisky (un peu plus rapidement celle-ci) sans lâcher Vincent du regard, celui-ci s’asseyant juste en face de lui. Un léger sourire tendre et amusé se dessina sur ses lèvres.

« Hey… » Répondit-il tout doucement. « Thank you for coming. Have you found the place easily ? »

Il se laissa quelques secondes pour observer Vincent, pour se rappeler les traits fins de son visage, ses cheveux blonds dont les reflets étaient un peu plus sombres sous cette lumière et son regard toujours aussi perçant qu’il trouva encore plus beau que dans ses souvenirs. Non, Aaron pouvait déjà le dire, la nuit lui allait plus que bien et ne le changeait en rien.

« Que veux-tu boire ? » Reprit-il au bout d’un moment. Il leva une main pour appeler un serveur et retourna les yeux vers le blond. « Oh, j’espère que ça ne te dérange pas que je te tutoies ? En japonais bien entendu… L’anglais ne fait pas la différence. Ce qui est assez pratique en fait… »

Un serveur lui fit signe qu’il allait arriver dans une minute. Aaron put donc baisser la main. Il regarda alors Vincent de haut en bas sans aucune gêne, avec un petit sourire sur le coin des lèvres.

« J’espère que tu n’es pas contre les dragueurs invétérés et souvent un peu saouls… Nous sommes dans une rue où la communauté gay aime se retrouver. Et dans cette tenue, tu risques d’avoir plusieurs propositions. »

Il ne lâcha pas le regard de son vis-à-vis, reportant son verre à ses lèvres d’un geste volontairement lent.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Dim 25 Mar - 11:31



« Yes ! I Have found easily » Répondit le blond en s’asseyant.

Son regard refusait de quitter celui d’Aaron. De nouveau, il sentit cette attraction qui les reliait comme un fil invisible… Comment disait les japonais déjà, le fil rouge de la destinée ? Il avait du entendre cela une fois, dans un livre, mais il ne se souvenait plus vraiment des détails… et pas moyen de demander à Aaron sans soulever tout un tas de question. D’un geste souple, il enleva son manteau qu’il accrocha au dossier de sa chaise contre lequel il se laissa aller en arrière, se retenant de mettre les pieds sur la table d’une manière qui n’avait rien d’orthodoxe… Puis, le bar avait l’air sympa, alors il n’avait pas trop envie d’embêter le barman par-dessus le marché.

Rapidement, il jeta un bref regard. La soirée était calme, les gens allaient venaient, hormis un homme en complet marron qui semblait aussi peu mobile qu’une statue de cire. L’ancien inspecteur fronça les sourcils. Ce pourrait-il que ce soit un Yakuza ? Auquel cas, que venait-il faire ici ? Il n’était d’ailleurs pas le seul à l’avoir remarqué. Le barman semblait nerveux, il claquait plus facilement les verres et jetait en permanence des regards nerveux autour de lui. La soirée risquait donc de ne pas être aussi enjouée qu’elle le paressait… Du moins, il allait devoir être sur ses gardes et surveiller de près cet homme.

« Je serais ravie de te tutoyer… je préfère d’ailleurs, le vouvoiement m’agace assez facilement. Ca met des barrières entre les gens… Et je voudrais une Chimay, j’en rêve depuis que je suis au Japon ! »

Il resta un instant silencieux, le sourire aux, mais à l’affut du moindre geste d’Aaron, comme du moindre geste dangereux qui pourrait les menacer. Mais son allure décontracté avait tendance à faire baisser la garde de ses potentiels attaquants, aussi, il ne se priva pas pour paraitre le plus décontracté possible, même s’il l’était effectivement un tant soit peu, en si douce compagnie.
Le serveur lui ramena rapidement la douce Chimay auquel il rêvait tant depuis plusieurs jours. Il avala quelques gorgés avec un réel enthousiasme, avant de s’exclamer en reposant la bouteille sur la table :

« Oh my … It’s so good. »

Il changea ensuite de position sur sa chaise. Si Aaron commençait à rentrer sur le terrain du sujet gay, des propositions possible et autre détail du même acabit, il allait en avoir pour son argent. Vincent n’avait rien oublié de leur première rencontre, et l’envie de l’embrasser était toujours aussi fortement ancrée dans son esprit. Il le désirait ardemment, ça il ne pouvait le réfuter, mais pour le moment, le jeu de la séduction lui convenait. Après tout, depuis le temps qu’il le surveillait, il n’était plus à ça prêt non ? Et puis il voulait qu’ils se connaissent l’un l’autre, comme il ne l’avait jamais désiré par le passé avec quiconque. Alors… le jeu en valait la chandelle ? Et pour ça, il pouvait se montrer d’une patience à toutes épreuves… ou presque.

« Oh… Don’t worry about this. Je suis plutôt habitué… Et de toute façon, il n’y a qu’une seule proposition que j’attends… Et j’espère, en toute lucidité » Dit-il en s’avançant vers Aaron, les coudes sur la table, sa tête dans le creux de ses mains à le jauger du regard. Aah… Il était un excellent joueur, et il devait bien l’admettre, celui-ci lui ferait volontiers soulever des montagnes !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Dim 25 Mar - 16:31

Aaron se mit à rire de bon cœur en l’observant profiter sans aucune honte de sa Chimay. Il se rendit compte du côté bon vivant de Vincent et de ce grand sourire décontracté qui illuminait son visage par moment et qui contrastait étonnamment avec sa carrure. Oui, on aurait pu s’attendre à ce qu’un homme tel que lui, grand et musclé, soit aussi joyeux et souriant qu’une chaîne de montagnes mais non… Les traits de son visage et ses beaux yeux bleus inspiraient la sympathie et donnaient juste envie à Aaron de sourire en permanence… Ce qui était franchement ridicule mais tellement bon en même temps.

Vincent n’était là que depuis deux minutes et déjà le jeune professeur oubliait qu’il n’était pas celui qu’il disait être, qu’il ne s’appelait pas Etsuna et que les bases qu’il donnait à leur rencontre n’étaient pas solides du tout. Ou bien, il préférait éviter d’y penser pour le moment.

Il reprit une gorgée de whisky qui lui brûla la gorge et releva les yeux vers le blond, les lèvres toujours sur le verre.

« Et de toute façon, il n’y a qu’une seule proposition que j’attends… Et j’espère, en toute lucidité »

« Oh… » Répondit-il, sans le lâcher du regard. Un petit sourire au coin des lèvres, il lui lança un regard tout à fait innocent. « Et bien j’espère également que cette proposition ne se fera pas trop attendre… Mais tu as l’air d’un homme patient donc... Ne perds pas espoir. »

Il lui lança un petit clin d’œil malicieux et posa les coudes sur le bord de la table, croisant les bras devant lui.

« Alors, que fais-tu de tes journées de vacances ? A part courir pendant des heures et sauter sous les roues des vélos qui passent par là ? »

Nouveau rire.

« Non pas que cela me dérange particulièrement, après tout, ce n’est pas tout les jours que j’ai un beau blond dans lequel foncer tête baissée. »

Plus loin, le serveur fit malencontreusement tomber un verre qui se brisa en éclats sur le parquet auburn. Aaron tourna les yeux vers lui et le vit récupérer les morceaux, les mains tremblantes, visiblement mal à l’aise d’être aussi prêt de l’homme au complet brun.

« Il y a de la tension dans l’air… » Murmura machinalement Aaron avant de reposer les yeux sur son verre et de continuer d’une voix plus basse. « C’est assez inhabituel de voir un yakuza ici… La dernière fois que ça a été le cas les choses se sont mal déroulées. Si jamais ça recommence, promis, on prend la poudre d’escampette. »

En effet, il avait eu affaire à un de ces gros bras en costume trois pièces qui pensaient qu’un simple regard curieux vers lui suffisait pour lui proposer de le rejoindre dans la salle arrière pour une séance privée. Aaron avait poliment refusé en lui disant d’aller se payer un tour au Boys Club du coin mais il l’avait étrangement mal pris…

« Pour un premier rendez-vous, je trouverais ça dommage de tout gâcher car trois quatre pauvres types veulent faire respecter leurs lois… » Il rit à nouveau puis s’arrêta, se rendant compte qu’il venait d’utiliser le mot « rendez-vous » et « premier » côte à côte dans une même phrase, ce qui était complètement nouveau et inattendu pour lui… « Enfin… premier… » Marmonna-t-il comme pour se rattraper.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Dim 25 Mar - 20:02

Yoko Kanno- No one's home

Vincent ne put répondre à sa première phrase que par un sourire à la fois songeur et amusé. Ah décidément, le jeu prenait une tournure intéressante. Comment à cet instant, ne pas céder à la tentation de tout lui révéler ? De lui dire combien de fois il avait cherché son regard, combien de fois il l’avait admiré de loin sans pouvoir le toucher… Combien il le protégeait aussi en ce moment même. Un double jeu dangereux, mais il devait tenir, quoi qu’il lui en coutait actuellement. Aussi, il se contenta de boire une nouvelle gorgée de cette bière décidément délicieuse, avant de rétorquer :

« Je l’espère également… Mais le jeu en vaut la chandelle, alors je ne suis pas prêt d’abandonner. »

So regard chercha à nouveau à accrocher le sien. Par ce simple regard, Vincent voulait tout dire à Aaron, combien il avait envie de nouer une relation avec lui, pas une relation fait que de leur corps nu l’un contre l’autre, de caresse de chaleur… Non, il voulait aussi devenir proche de lui mentalement, faire partie de sa vie, de son cœur, de son âme. Il voulait pouvoir lui dire qu’il le protégerait quoiqu’il puisse arriver, de son frère, de son passé, de ses démons. Mais s’il lui disait maintenant, Aaron ne comprendrait pas. Il prendrait certainement la poudre d’escampette en pensant que Vincent lui aurait menti pour profiter de lui… Tellement faux, et en même temps, pourrait-il lui en vouloir ? N’était-il pas en train de lui mentir, de chercher à l’attirer dans ses filets ? Sauf que lui aussi se sentait piéger, piégé de sa destinée, piégé dans ses si beaux yeux…

La bière l’aida à tenir son jeu. Une fois la première consommée, il en redemanda une autre. Cette bière avait décidément un curieux gout de reviens y, un gout et un parfum qui le ramenait en arrière, dans un autre pub, dans un autre pays, en une autre compagnie. Lance… Combien de temps encore sentirait-il les dégâts de la peur et de la souffrance le tenailler encore et encore, fourailler dans ses entrailles avec tellement de cruauté… Il ne devrait peut-être pas boire. Oh, il tenait très bien l’alcool, sauf que la boisson avait tendance à l’aider un peu trop facilement à faire tomber ses barrières… Et il ne pouvait pas se le permettre actuellement. Pas alors que les dés étaient jetés et continuait de rouler, encore et encore…

Heureusement, les paroles d’Aaron le ramenèrent à la réalité. Il devait se concentré sur lui, uniquement, c’était impératif.

« Mais je ne suis pas n’importe quel blond moi monsieur… »

Il reprit une gorgée, mais fronça une nouvelle fois des sourcils en entendant le verre se briser. Machinalement, il porta sa main vers son arme caché dans son pantalon, mais ses réflexes l’arrêtèrent. S’il pouvait finir la soirée ici, ils auraient de la chance décidément… Il inspira lentement, expira, puis regarda de nouveau le brun qui lui parla de yakuza. Il grogna, mais hocha la tête. Pourvu qu’il n’y en ait pas, sinon il risquait fort d’y avoir de la casse, et pas pour lui, et Vincent ne tenait pas encore à montrer cette facette particulière de sa personne…

Il se rapprocha un peu plus de la table et machinalement, attrapa la main d’Aaron avant de porter ses doigts à ses lèvres… Du moins fit-il mine, ses lèvres se contentant de frôler sa peau si douce…

« Alors c’est bien un « rendez-vous »… Ne crains-tu pas les conséquences d’une telle… sortie ? »

Et soudainement, ses dernières paroles échangés avec Tristan lui revinrent « N’avez-vous pas peur que je puisse le souiller ? » Il ne pouvait oublier son regard… Oh non il ne le souillerait pas, il veillerait à ce qu’aucune souillure puisse l’atteindre, et surtout pas celles de son frère, de cet homme qui avait un regard si froid et empli de haine…

« I Want to touch you… I want to protect you... » Murmura-t-il à demi, un murmure à peine audible alors qu’il baisait ses doigts du bout des lèvres…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Lun 26 Mar - 16:58

Du coin de l’œil, Aaron remarqua le réflexe de Vincent lorsqu’il porta sa main sur son côté… et automatiquement, il comprit qu’il dissimulait une arme sous son manteau. Non, Aaron n’est pas un surhomme doué d’une vision à rayon x mais comprenons-nous bien, descendre d’une famille de yakuza et avoir vécu une bonne partie de son adolescence et de sa jeune vie d’adulte dans un milieu tel que celui-ci vous apprenez à décoder ce genre de geste. Et une réaction telle que celle de Vincent, qui sembla se reprendre et essayer de se calmer, ne pouvait pas passer inaperçue pour lui.

Il releva les yeux vers lui, faisant comme si de rien était. D’un geste tout à fait calme, il finit son verre et le reposa lentement sur la table, les yeux baissés vers les traces humides qu’il avait laissé sur le bois sombre. Vincent était un ancien flic, c’était donc normal qu’il ait le droit de porter une arme et normal également qu’il l’ait sur lui… Surtout dans ce genre d’endroits, ce genre de ville… Mais quelque chose au fond de lui lui fit ressentir à nouveau ce petit sentiment de méfiance, comme lorsque le blond lui avait parler d’ « imprudence ». Non pas qu’il se sente mal à l’aise d’avoir un homme armé en face de lui, qui plus est un homme avec lequel il était en train de flirter mais sa situation l’incitait à se poser des questions.

« Oh je me doute bien que tu n’es pas n’importe quel blond… » Souffla-t-il doucement, plus pour lui-même que pour réellement répondre à Vincent.

A ce moment-là, trois hommes entrèrent dans le bar. Vêtus de costumes trois pièces, ils n’avaient pourtant absolument pas la tête d’hommes d’affaires… L’un avait même une coiffure faisant penser à la toque en plumes d’un grand chef indien, un autre n’avait aucun poil sur le caillou mais son crâne était recouvert de tatouages qu’Aaron ne put identifier de là où il se tenait. Il les observa, les yeux brillants de cette curiosité qui l’agitait si facilement dans ce genre de situation, lorsque quelque chose détourna son attention… Et pour détourner son attention, il fallait que ce soit quelque chose de très spécial. Mais ça l’était… puisque Vincent venait d’attraper sa main et la portait maintenant à ses lèvres. Aaron retint son souffle lorsqu’il sentit celui de son vis-à-vis frôler sa peau... Instantanément, ses doigts se resserrèrent autour de ceux de Vincent au lieu de se retirer. Pourquoi ferait-il cela… Cette idée ne lui venait même pas à effleurer l’esprit d’ailleurs.

« Alors c’est bien un « rendez-vous »… Ne crains-tu pas les conséquences d’une telle… sortie ? »

Les yeux fixés sur ceux de Vincent, Aaron ne put qu’émettre un faible « Aaaah… ». Très éloquent comme réponse n’est-ce pas ?

La bouche à moitié ouverte, les sourcils haussés, il tenait une tête particulièrement ridicule mais ne s’en rendait pas compte, trop occupé qu’il était à regarder les lèvres du blond bouger contre ses doigts, à sentir l’humidité de sa bouche brûler sa peau. Et un long frisson descendit le long de son épine dorsale. Il réapprit par miracle à respirer et agrandit encore plus les yeux lorsque Vincent murmura quelque chose en anglais qu’il n’entendit qu’à peine. Il ne saisit que quelques mots comme « you » et « want » ce qui au fond suffisait à construire une phrase assez claire de sens.

Mais ça ne le dérangea pas. Au contraire.

« Vincent… » Lui souffla-t-il. « Regarde-moi… »

Il retira lentement ses doigts de l’emprise du blond sans le lâcher du regard, ses iris s’agrandissant sous le poids d’un désir soudain qui l’enveloppait peu à peu de sa chaleur dévastatrice. Mais au lieu de reporter sa main vers lui, il la glissa sur la joue de Vincent et se pencha vers lui, au-dessus de la table, écartant la bouteille de bière comme si elle constituait un rempart plus que dérangeant pour lui. Son visage se retrouva plus proche de celui de Vincent qu’il n’avait jamais été auparavant, si proche que son nez touchait légèrement celui de son vis-à-vis. Les lèvres d’Aaron s’ouvrirent doucement… pour parler ? Pour l’embrasser ? Non… Elles se refermèrent presque aussitôt et vinrent se poser à la commissure de celles de Vincent, dans un geste doux, tendre… dénué de toute la violence qui était sur le point d’exploser autour d’eux. Les yeux mi-clos, ses cils caressaient l’arcade sourcilière du blond et cette douceur sous ses lèvres lui fit oublier pendant quelques secondes où ils se trouvaient. Il n’avait qu’une envie, décaler sa bouche pour l’embrasser correctement.

Mais il ne fallait pas qu’il oublie au contraire.

Aaron caressa la joue de Vincent tout en glissant ses lèvres vers son oreille.

« Sortons. » Murmura-t-il avant de s’éloigner sans attendre de réponse.

Il posa un billet de 2000 yens sur la table et prit le chemin de la sortie, prenant soin d’éviter la trajectoire des quelques hommes qui venaient d’entrer.

Celui à la coiffure indienne leur lança un regard curieux et louche, mâchouillant une chique de tabac bruyamment tout en donnant un coup de coude à l’un de ses comparses.

Partir d’ici… et vite.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Mar 27 Mar - 8:15

Yoko Kanno - Words that we couldn't say

Vincent se sentait emporter dans un torrent d’émotion confuse et inexplicable. Tout se mêlait dans son cœur et son esprit, en un lent ballet qui lui donnait l’impression de flotter. L’alcool ? L’ambiance ? Ou tout simplement la main d’Aaron dans la sienne, son corps si proche et si lointain à la fois ? Il sentait une à une ses barrières tomber et pourtant il devait tenir. Il ne pouvait rien révéler, pas encore, et parfois, il se demandait s’il le pourrait vraiment… Tout ce qu’il pouvait faire, c’était devenir proche de lui. L’aimer, le protéger. C’est tout ce qu’il voulait réellement, et rien d’autre ne pourrait davantage de combler de joie. C’était devenu son but depuis que Tristan lui avait donné la mission de le retrouver et de lui ramener. C’était une sensation étrange, un souhait si concret, tangible comme il n’en avait pas eu depuis si longtemps… Et dans son esprit, ne cessait de raisonner cette ultime phrase de Lance « Si tu veux pouvoir protéger, il faut devenir fort, encore et encore… » Et il le ferait, quel qu’en soit le prix à payer.

« Vincent, regardes moi »

Perdu dans ses pensées, le blond sursauta légèrement et releva les yeux. Dans sa main, celle d’Aaron ne la lâchait pas, bien au contraire, elle la tenait avec force, comme si… Comme si quoi ? Pouvait-il vraiment espéré en si peu de temps ? Alors la main d’Aaron lâcha lentement la sienne. Son regard en revanche ne le lâchait plus. Vincent se sentit aspirer par ses yeux, avec la même force que sur la photo qu’il gardait caché précieusement dans son bureau, fermé par plusieurs clés. Aaron portait là une lentille, et pourtant, il voyait clairement à travers ses magnifiques yeux vairons qui accrochaient ses yeux sans les lâcher.

Sa main caressa son visage. Aaron s’approcha encore. Son cœur cessa de battre un instant. Un long frisson traversa son corps alors qu’il semblait deviner ce qui se passait au ralenti, spectateur et acteur à la fois. Il inspira profondément. Allait-il encore faire mine de l’embrasser ? Allait-il encore jouer ou bien… Il n’eut pas longtemps à attendre. Pas besoin de prononcer le moindre mot… Ses lèvres touchèrent les siennes. Son cœur explosa dans sa poitrine. Une douce chaleur implosa en lui, traversa tout son corps chargé d’adrénaline. Ce n’était pourtant pas un baiser, ses lèvres étaient juste à la commissure des siennes, mais elles appelaient à bien plus et Vincent du en appeler à tout son self-control pour ne pas aller plus loin sans l’obliger, d’une certaine façon. Il ne voulait pas de ça. Il voulait apprivoiser Aaron. Il voulait que ce soit lui qui prenne la décision d’aller plus loin ou non, et jamais, en aucun cas lui imposer, même inconsciemment.

Cependant, il était impossible qu’ils aillent plus loin l’un l’autre dans ce pub. Les choses allaient être dangereuses, son sixième sens ne cessait de lui crier par de petit picotement à la base de la nuque. Trois hommes étaient entrés, et ils n’avaient rien du parfait petit citoyen modèle. Aussi, quand Aaron lui proposa de sortir, il ne se fit pas prier. D’un mouvement leste, il se redressa, et alors qu’ils passaient près des yakuzas, et l’ancien policier lui murmura au creux de l’oreille, passant sa main derrière sa taille, sans vraiment l’enlacer :

« Restes près de moi »

Il regarda ensuite les trois hommes qui les regardaient partir avec un drôle de regard, et Vincent leur en renvoya un qui aurait facilement pu dire « Menace nous, une fois, et je te refais le portrait ok ? ». Puis ils sortirent. L’ambiance dehors était tout aussi pesante. Son inquiétude augmenta, ils ne devaient surtout pas s’attarder.

« Bon bah… voilà notre soirée bien vite écourter… Tu veux manger quelque chose ? Tu connais un autre endroit où on pourrait casser la croute ? Ou alors on peut toujours prendre à emporter et manger chez-moi si tu le souhaites… » Acheva-t-il d’un sourire amusé, alors qu’il l’entrainait loin du bar.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Ven 30 Mar - 23:51

Aaron sentit la main de Vincent se poser sur sa taille et pencha légèrement la tête, surpris. Il ne répondit rien, se contentant d’ignorer les regards des trois hommes et poussa la porte en bois massif du bar pour sortir.

Il lui était arrivé de croiser le pas d’hommes qui pensaient que sa silhouette frêle faisait de lui un homme fragile et efféminé incapable de se défendre dans les situations difficiles. Ça ne l’avait jamais réellement agacé mais en même temps, il tenait à ce que les choses soient remises dans leur contexte : la plupart du temps, ces hommes jouaient les protecteurs fleur bleue dans le seul but de passer la nuit avec lui et en général, ces types-là, Aaron les envoyait se faire voir sans état d’âme. Mais lorsqu’il sentit la main de Vincent dans son dos, le jeune homme comprit ou espéra qu’il n’en était pas de même pour lui. Le blond semblait réellement vouloir le protéger si jamais ces Yakuza leur cherchaient des ennuis, et cela sans en attendre une quelconque contre partie. Enfin, c’est ce qu’il lui semblait être en apparence.

L’air de la nuit était frais. Il mit son cardigan et sortit son paquet de cigarettes. D’un geste qu’il avait fais des milliers et des milliers de fois, il l’ouvrit, en sortit une qu’il mit entre ses lèvres et l’alluma en protégeant la flamme de la paume, prenant le temps pour chaque mouvement, laissant le silence maintenant bien palpable de la rue lui faire oublier la mauvaise musique du bar.

Les pavés s’étaient vidés d’une partie de leur public. Combien de temps étaient-ils restés ? 20 ? 30 minutes ? Pas beaucoup plus à vrai dire.

Aaron inspira sur le petit tube de nicotine puis se retourna vers Vincent et sursauta.

« Oh désolé, tu essayes d’arrêter et moi je me mets à fumer devant toi… Je suis vraiment un crétin ! » Il écrasa le bout de sa cigarette sur une poubelle dont le couvercle était prévu à cet effet et la rangea dans son paquet. Cette simple et unique inspiration avait tout de même eu son petit effet et avait quelque peu calmé ses pensées.

Casser la croûte ? Il sentit son ventre grogner silencieusement à cette idée. Ce n’était peut-être pas une mauvaise idée. Mais il haussa un sourcil lorsque Vincent proposa d’aller chez lui. C’était tentant… Et il ne fallait pas être devin pour savoir comment aller se finir la soirée, étant donné cet espèce d’aimant indéfinissable qui semblait l’attirer vers le blond… alors aller chez lui ne serait pas réellement brûler les étapes, au contraire, ce ne serait que la suite logique de cette rencontre.

Mais Aaron voulait tout d’abord clarifier certains points.

Il s’approcha à nouveau de Vincent et ancra son regard dans le sien. Zut, on n’a pas idée d’être aussi grand… Dans cette position, le brun devait presque lever les yeux au ciel pour bien voir le blond.

Un regard en coin par l’une des fenêtres du bar lui apprit qu’un des yakuza avait toujours les yeux rivés sur eux. Aaron prit doucement le col de Vincent dans sa main et fit quelques pas en arrière pour l’entraîner en dehors de son champ de vision.

« Premièrement… » Commença-t-il en relevant les yeux vers le blond. « Je sais que je n’en ai pas l’air comme ça, mais je sais très bien me défendre. Ton « reste près de moi » n’aura aucun effet sur moi car si la situation se dégrade je ne me contenterai pas de rester sagement derrière toi en te laissant donner les coups. De plus… » Il sourit, l’air taquin. « Si tu crois que ce genre de chose me fera craquer pour toi plus vite, sache que tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’au poignet. »

Il se suréleva légèrement sur ses talons pour gagner quelques centimètres.

Ses doigts serrèrent un peu plus le col de la veste de Vincent et l’incitèrent à se pencher vers lui… Il posa alors très doucement ses lèvres sur les siennes et resta ainsi quelques secondes, prenant une légère inspiration car oui, les lèvres de Vincent étaient exactement comme il se les était imaginées. Ce n’était pas un frôlement car leur bouche se touchaient mais ce n’était pas un baiser prononcé car il pu continuer à parler.

« Et deuxièmement… Avant que je n’accepte de découvrir l’appartement d’un ancien flic anglais presque à la retraite, j’aimerais que tu me dises… » Ses mains lâchèrent le col et le bout de ses doigts glissèrent sous la veste, touchant le tissu chaud du t-shirt. Il pu sentir l’esquisse des formes de son torse et cette simple caresse lui donna des frissons contre lesquels il dut faire impasse. Ses doigts descendirent sur les pectoraux puis sur le ventre… et il écarta légèrement le pan de la veste. « Pourquoi as-tu jugé bon de venir à ce rendez-vous avec une arme à feu… Tu craignais que je ne sois pas ce que je dis être… ? »

Il sourit malicieusement, ses lèvres toujours aussi proches de celles de Vincent.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Sam 31 Mar - 10:56

Vincent emmena avec lui Aaron hors du bar. Le vent s’était levé et soufflait doucement, apportant un brin de fraicheur au blond qui avait besoin de s’éclaircir les idées. L’ambiance du bar, sa chaleur, l’alcool qui endormait ses sens et faisait tomber ses barrières, le corps d’Aaron si proche, les yakusa qui troublait cette confusion… L’air lui remit les idées en place. Il soupira, il fallait qu’il reprenne ses esprits, les choses allaient beaucoup trop vite, et même s’il souhaitait réellement se lier au brun, il lui fallait du temps. Du temps pour faire taire cette peur sournoise qui fouraillait ses entrailles et qui risquait fort de leur faire vivre un enfer à tout deux. Peur d’être seul à nouveau, abandonné, peur de se réveiller un matin sans personne à ses côtés, peur de tout perdre… Peur aussi que Tristan ne les retrouvent, ou bien qu’Aaron ne découvre la vérité que trop tôt… Il inspira, expira lentement, il fallait qu’il se calme, maintenant.

Ils étaient loin du pub quand Aaron arrêta leur marche le temps de prendre une cigarette et de l’allumer. L’odeur de la nicotine le calma. Et c’est seulement à cet instant qu’il se rendit compte qu’il avait toujours son bras derrière sa taille sans l’enlacer, juste en un geste protecteur si naturel qu’il ne s’était pas rendu compte de ce qu’aurait pu en penser son comparse. Il voulut protester face à ses paroles mais referma la bouche aussi vite qu’il l’avait ouverte. Le corps d’Aaron, si proche du sien lui donnait des frissons, faisait courir dans ses veines une charge d’adrénaline si forte qu’il en eut mal ; Mal de ne pouvoir le toucher davantage, mal de devoir maitriser son corps tout entier… Mais il avait appris, ou plutôt Lance lui avait enseigné. Il lui avait appris à attirer confiance, distance, sureté et plus que tout, à cacher sa peur, la détresse, la douleur.

Aussi il essaya de paraitre le plus stoïque possible alors que les lèvres d’Aaron frôlaient les siennes. Ses mains tressautèrent, son corps frémit de plus belle mais il se contenta de l’écouter et de ne pas lâcher ses yeux de ses iris brillant telle une mer en pleine tempête. Il serra les dents alors qu’il frôlait son torse, sa main se leva un bref instant mais retomba. Au moins, ses anciennes leçons de prudence semblaient avoir fait mouche. Un sourire amusé se traça sur son visage. Maintenant c’était à son tour de parler, et malgré la confusion qui régnait en lui, il était tout à fait capable de donner le change.

Doucement, il attrapa les mains du brun et les éloigna de lui, reculant d’un ou deux pas. Une telle proximité était trop risqué pour ses nerfs, et si Aaron sous entendait qu’il pourrait seulement le vouloir dans son lit et que cela le gênait, et bien, autant s’éloigner raisonnablement le temps qu’il s’exprime à son tour. Lentement, il sortit de son paquet souple une cigarette qu’il alluma de son éternel zippo, la lumière brève faisant étinceler un bref instant ses yeux, tel ceux d’un loup dans les bois. Il inspira, puis expira une bonne bouffée de nicotine qui acheva de le calmer. Alcool et nicotine, un mélange enivrant et dangereux, mais c’était toujours mieux que de céder à la tentation trop vite. Mais le proverbe ne disait-il pas :« Le meilleur moyen de faire cesser la tentation, c'est d'y succomber. » ?

«Alors premièrement. Je sais très bien que tu sais te défendre, sans quoi, avec ta langue bien pendu et ton charme indéniable, tu ne serais certainement pas vivant à l’heure qu’il est. Je suis désolé si mon geste a pu te paraitre comme une marque de faiblesse, mais ce n’est pas le cas. Pour moi, protéger est une seconde nature, peu importe la personne qui est à mes côtés, je l’a protège, c’est tout. »

Il s’arrêta le temps de finir sa cigarette, éteignit son mégot qu’il rangea dans son paquet, n’aimant guère en semer comme les cailloux du petit poucet, et s’approcha de nouveau d’Aaron. Leurs corps se frôlèrent et, vif comme un serpent, il attrapa le poignard que le brun pensait parfaitement cacher au blond. Mais Vincent avait des yeux partout, et un simple frôlement de sa taille avait suffi pour sentir l’arme. Il la fit jouer un instant dans sa main, avant de la tendre vers le manche, pour que le brun puisse la récupérer et la ranger.

« Et deuxièmement… Si moi je porte une arme, pourquoi me le reprocher alors que tu fais de même ? Craignais –tu que je puisse t’entourlouper ? Pour ma part, je garde une arme à feu, ou plutôt, cette arme à feu toujours sur moi aussi naturellement que le fait que je protège les autres... »

Il sourit le temps qu’Aaron range sa dague et s’approcha de nouveau, pour lui murmurer au creux de l’oreille.

« Bien, puisqu’il semblerait que ma proposition soit un peu prématuré ou trop… direct, connais-tu néanmoins un bon restau où on pourrait casser la croute ? Car tu ne comptes pas achever la soirée si tôt non ? Il nous reste encore toute la nuit pour discuter et apprendre à se connaitre…"

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aaron Ideoga

avatar

Nombre de messages : 24
Age : 25 ans
Sexe : Masculin
Sexualité : Homosexuel
Métier : Professeur de lettres anglaises
Petit(e) Ami(e) : Débute une relation timide avec Vincent Berys
Date d'inscription : 31/10/2011

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Sam 31 Mar - 12:21

Aaron ne réagit pas lorsque Vincent éloigna ses mains un peu trop sans-gêne, mais se contenta de lui lancer un regard de pure déception. Il le vit reculer de quelques pas et mit sagement ses mains dans ses poches, l’air faussement boudeur. Faussement ? A mi-chemin à vrai dire puisqu’il aurait bien aimé continuer son petit jeu. Le bout de ses doigts brûlait par la simple caresse qu’il avait pu lui administrer et il avait envie de recommencer encore, et encore… Mais Vincent ne semblait pas de cet avis.

Il l’observa s’allumer une cigarette et haussa les épaules avant de reprendre celle qu’il avait mise de côté. La nicotine lui remettrait certainement les idées en place.

« Non, tu n’as pas à t’excuser. Tout ce que je voulais te faire comprendre, c’était que tu n’avais pas à t’embêter à le faire avec moi… Me protéger, je veux dire. La dernière chose que je veux, c’est être un poids pour quelqu’un. »

Son regard se baissa l’espace de quelques secondes sur le trottoir et machinalement, ses pensées dérivèrent vers son ancienne vie, vers Aligorv, vers d’autres personnes qu’il ne reverrait jamais et d’autres qu’il ne devait surtout pas revoir. Pourquoi s’acharnerait-on à essayer de le protéger si les ennuis venaient de lui-même ? Car il était une source d’ennui… Non, pire que cela, Aaron était une source de danger. Il se demanda alors quel jeu il était en train de jouer, car ce dernier était loin de celui qu’il jouait avec ses aventures d’un soir habituelles… Ce n’était peut-être pas une mauvaise chose de ralentir…

Mais il chassa ses pensées en reprenant une large bouffée de nicotine qui les voila d’un nuage brumeux, assez opaque pour qu’il arrête de se rendre inutilement morose. Il devait en profiter malgré tout, même s’il devait avant tout faire attention de ne pas dépasser les limites. Après tout, depuis combien de temps ne s’était-il pas senti aussi à l’aise avec quelqu’un ? Un peu de compagnie et d’affection ne pourraient que lui redonner un semblant de courage… Il devait juste veiller à ne pas attirer d'ennuis à Vincent.

Aaron relevait les yeux lorsque Vincent s’approcha d’un pas rapide. Il sursauta, leva le menton et posa par réflexe une de ses paumes sur le torse du blond tandis que l’autre allait attraper son poignet pour l’empêcher d’ôter l’arme de derrière son dos. Mais il s’arrêta dans son geste, se contentant de hausser les sourcils et de lui lancer un regard atterré.

« Hey ! »

Ok, il devait bien avouer qu’il avait été pris à son propre jeu là.

Il reprit l’arme lorsque Vincent la lui tendit et la rangea soigneusement à sa place, écartant les pans de son cardigan et de son waistcoat qu’il défroissa peu après.

« Ce n’était pas un reproche, je suis juste intrigué… Et oui puisque tu demandes, je craignais que tu ne sois un de ces psychopathes qui suivent pendant des semaines quelqu’un avant de lui tomber dessus comme par hasard un bel après-midi et de le charmer jusqu’à l’attraper dans leurs filets… Mais tu n’es pas comme cela n’est-ce pas ?»

Il sourit en coin et posa sa joue contre celle de Vincent lorsque celui vint lui murmurer d’autres mots à l’oreille. Ses lèvres se posèrent à nouveau sur la peau rugueuse où une barbe naissante pouvait se faire sentir.

« En quoi est-elle prématurée ? Laisse moi encore réfléchir le temps de trouver une supérette ouverte ou un restaurant qui fait des plats à emporter et peut-être que je te suivrai. »


Il posa sa paume sur le menton de Vincent et le recula tout en s’écartant pour finir sa cigarette et commencer à remonter la rue.

« Donc, si j’ai bien compris… » Reprit-il en marchant à reculons. « Tu n’es plus flic mais tu as encore des réflexes et le sens de l’honneur. Loin de cette vision du policier anglais ripoux je dois dire… ou de celui avec son chapeau en feutre noir tu sais… Avec l’insigne sur le devant. Je ne t’imagine pas avec… Quoique… »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Vincent Berys

avatar

Nombre de messages : 20
Date d'inscription : 16/03/2012

MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   Dim 1 Avr - 10:21

Vincent fronça les sourcils. Il n’aimait pas trop ce que sous entendait Aaron. Un poids ? Pour qui ? Pour lui ? S’il y avait bien une idée qu’il n’aimait pas, c’était celle-là. Peut-être parce qu’il le renvoyait à un passé qu’il voulait révolu. Peut-être parce que lui aussi, voilà très longtemps, il avait ressenti cette impression, alors qu’il était orphelin. Il ne comprenait pas pourquoi un inconnu, un homme d’une telle force qu’était Lance trouvait dans un pauvre gamin paumé. Il avait cherché à savoir, et tout ce qu’il avait récolté, c’était une bonne claque à l’arrière du crâne. « Idiot, c’est ma décision, et tu n’as pas à en juger. » et derrière ses paroles trop franche, il avait entendu bien d’autres paroles… Et c’est là qu’avait commencé son désir de devenir plus proche de cet homme, de devenir fort aussi…

Aussi, il se contenta d’attraper le menton d’Aaron entre ses doigts et lui murmura, sur un ton bien plus doux qu’il n’en avait l’air :

« Idiot. Tu n’es un poids que si tu le veux. Et si les gens décident de te protéger, c’est parce qu’ils le veulent et tu n’as pas à aller contre leur décision. C’est leur choix, voilà tout, et leur reprocher ne fera que les mettre en colère… moi compris »

Il sourit néanmoins et cette fois accepta plus facilement la proximité du corps d’Aaron. Il ne put cependant s’empêcher de partir d’un grand rire quand il sous entendait qu’il aurait pu le prendre pour un psychopathe… Ah s’il savait comme une partie de ses paroles étaient vraies… A la différence qu’il n’avait jamais eu de mauvaises intentions, bien au contraire. Si Aaron savait que oui, il le suivait depuis des semaines et qu’il avait attendu le moment propice pour l’aborder… mais d’un autre côté, il le protégeait bien plus qu’il ne le pensait. Non seulement il taisait ses informations à Tristan, mais en plus, il lui brouillait les pistes, histoires de bien le faire chier… Qui a dit que Vincent n’aimait pas jouer avec le feu ? Et en la matière, il était particulièrement doué…

« Non, je ne suis pas un psychopathe… Ou alors un psychopathe vicieux, mais je ne crois pas que tu me juges ainsi non ? »

Son cœur fit un bond dans sa poitrine alors que le brun acceptait son invitation… Ah apparemment, il n’était pas le seul à manipuler un tant soit peu ici… Tant mieux, le jeu en devenait encore plus intéressant, et Vincent n’aimait pas les victoires faciles. Il était un homme de challenge, qui aimait les défis difficile, car les réussir les rendait encore plus agréables.

Si ses mains montèrent vers ses cheveux, cherchant à les caresser du bout des doigts tandis qu’il sentait la caresse des lèvres de son comparse sur sa joue, il n’en eut guère le temps. Mais la soirée ne faisait que commencer non ? Il sourit et lança un regard amusé au brun qui s’éloignait encore. Combien de fois allaient-ils encore jouer au jeu du chat et de la souris ? Seulement, qui était le chat et qui était la souris ? Voilà un questionnement fortement intéressant…

Sa mâchoire se crispa quand Aaron fit allusion aux flics ripoux. Son poing se serra inconsciemment à la pensée d’un vieux souvenir qu’il préférait oublier à tout jamais. Car s’était à cause de l’un d’eux qu’il avait arrêté sa carrière d’inspecteur débutant à peine. Jamais il ne pourrait oublier le jour où il s’était présenté dans le bureau du commissaire, avec toutes les preuves accusant un haut fonctionnaire de trafic de drogue. C’était peu de temps après l’attentat qu’ils avaient subi lui et Lance, son bras en écharpe, en témoignait encore. Il n’avait pas supporté la vérité qui s’était dévoilé brutalement à ses yeux. Ses chefs, pourris jusque la moelle défendant un trafic de drogue… La honte et la colère l’avait tant submergé qu’il avait déposé brutalement sur le bureau impeccable son insigne et son flingue de service. Il s’était juré ce jour-là, que jamais plus il ne laisserait de telles ordures le manipuler, ce qui avait lancé sa houleuse carrière de détective privé.

Mais ce n’était guère le moment de remuer de tels souvenirs. Il inspira profondément, avant d’esquisser un sourire taquin et de répondre :

« Je ne supportais pas l’uniforme, et puis, je trouvais que pour aborder les gens, c’était mieux de se présenter en civil qu’avec une insigne qui criait haut et fort leur culpabilité ou bien leur peur… C’était plus facile de tromper l’ennemi aussi… Enfin tout ça… c’est du passé. Bien, qu’est ce qu’on mange alors ? J’ai une faim de loup ! » Acheva-t-il pour tenter de changer de conversation, tout en lui lançant un regard de prédateur qui disait « je me contenterais pas de soulager mon estomac ce soir si tu continues de me tenter comme tu le fais. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: You cast a spell on me [PV Vincent Berys]   

Revenir en haut Aller en bas
 
You cast a spell on me [PV Vincent Berys]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cast up
» Présentation Spell [validée]
» "Boss Set"
» Citadel Finecast
» Crafting 146+

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yuukoku, la ville aux deux visages... :: Le Quartier des Loisirs :: Les Bars et Restaurants :: Les Bars-
Sauter vers: