Yuukoku, la ville aux deux visages...


 
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 Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE

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Echo Bailey

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MessageSujet: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Lun 3 Sep - 14:59


Echo, après s'être étiré une dernière fois, s'assit au bord de son lit. Le studio était plongé dans la pénombre: les volets étaient baissés, mais de toute manière la nuit n'allait pas tarder à tomber dehors. Habitué à l'obscurité, le jeune homme enjamba ses affaires qui traînaient sur le sol et fila à la cuisine. Il cligna des yeux sous la lumière blafarde du frigidaire, avant de prendre quelques gorgées de lait à la bouteille. Il avait l'estomac complètement noué.
Ce soir, c'était le grand soir.
Sans allumer la lumière, il passa dans la salle de bains, ouvrit le robinet de la douche, laissa l'eau chauffer tout en se déshabillant et laissa le bruit de l'eau l'assourdir quelques minutes. Il se lava les cheveux, se frotta vigoureusement le corps pour se réveiller.
Il ferma le robinet, sortit, se sécha sans faire attention, entièrement absorbé par l'idée que cette soirée au Puzzle était sa dernière.

Ce soir, songea-t-il en enfilant des vêtements propres, un gros deal serait conclu au Puzzle, entre le dealer Kazuo et "Cesar", un illustre inconnu qui venait de mettre sur le marché une drogue très performante. Le tout sous l'oeil bienveillant du patron d'Echo, bien évidemment. Peut être même qu'il y aurait Clay, qui viendrait mettre son grain de sel dans l'affaire, vu que Cesar, au départ, était son contact, mais qu'Echo avait filé son numéro à Kazuo pour rembourser sa propre dette.

Ce soir, tout ce beau petit monde serait réuni, comme à son habitude, dans l'arrière salle du Puzzle.

Mais ce soir, il y avait un petit détail qui changerait tout. Des micros, placés par Kiba Tenkai dans la pièce, mettraient ces belles gens sur écoute, guettant le moment où le lieu du rendez vous de livraison tomberait.

Echo jeta un dernier regard à son reflet dans la glace. Il avait du dormir deux heures à tout casser, depuis son dernier service, et cela se voyait un peu sur son visage. Mais dès demain, il pourrait se reposer tout son saoul. Il arrangea les boucles encore humides qui foisonnaient sur son crâne, repassa dans sa chambre, enfila ses chaussures, prit ses écouteurs, ses clefs et son portefeuille, puis quitta l'appartement.

Son pied battant le rythme de ce qu'il écoutait, il prit le métro sans prendre le temps, comme il faisait d'habitude, de regarder les autres passagers.
Il allait rester au bar, toute la soirée. Ne pas bouger du comptoir.
Ne pas faire d'affaires, ne pas accepter de passes. Se tenir calme, si ça dégénérait derrière. Se tenir calme si la police débarquait. Fuir aussi vite qu'il le pouvait si les choses tournaient mal pour lui. Parce que ce soir, il n'était pas question qu'il y laisse sa peau. C'était le Grand soir, celui de son nouveau départ.

****

Il prenait le deuxième service ce jour-là. Les lieux étaient donc bien animés; il y avait beaucoup de clients, du bruit, il faisait chaud. Echo regarda sa montre. Vingt deux heures; la réunion devait se tenir entre minuit et une heure, selon la fermeture du bar. Moins il y avait de monde dans les parages, mieux ce serait.

Echo salua froidement Kuro, qui servait avec lui et lui rendit son salut avec tout autant de fraîcheur. Les deux hommes se lancèrent ensuite sans échanger le moindre mot, dans la préparation des commandes des clients qui s'agglutinaient au bar. Echo se permit quelques blagues, quelques petits sourires dragueurs. Ce n'était pas la peine de rouler des yeux terrifiés; à part le faire soupçonner, cela ne servait à rien.

Il se demanda ce que faisait Tenkai, à cet instant. L'écoute avait-elle déjà commencé? Entendait-il ce qui se déroulait dans la pièce voisine? Le jeune anglais espérait que tout fonctionnerait correctement, malgré le bruit de fond de la musique.

Alors qu'il pilait la glace d'une caïpirinha, une voix bien connue le salua cordialement. Echo, sentant une bouffée de haine l'envahir, se contenta de répondre poliment à Kazuo.
- Je te sers quoi?
- Ton meilleur whisky. C'est la fête, ce soir!
Sans rien dire, Echo le servit, faisant signe, comme de coutume, que c'était offert.
Le dealer, levant ironiquement son verre au serveur, quitta le comptoir. Echo le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il ait franchi la porte du couloir.

Les mailles du filet se refermaient.


Dernière édition par Echo Bailey le Ven 7 Sep - 11:59, édité 1 fois
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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Lun 3 Sep - 22:17

    Durant deux jours, je passai mes journées enfermé au commissariat à organiser avec mes collègues le déroulement du grand soir, le soir où le patron du Puzzle et ses compères allaient tomber. Ce n’était pas mon étape préférée mais nous étions obligés d’y passer, pour tenter de prévoir d’éventuels problèmes et leurs solutions. Il y aurait un fourgon près du bar pour capter les informations envoyées par les micros placés dans l’arrière salle de l’établissement. Ce fourgon avait l’air vétuste pour se fondre dans le décor. Un véhicule flambant neuf aurait sans doute attiré l’attention. Il y aurait aussi d’autres véhicules, d’intervention ceux-là, regroupant une équipe d’hommes armés, ceux qui feraient irruption dans le Puzzle et arrêteraient la joyeuse petite troupe. D’autres groupes seraient positionnés à plusieurs endroits de la ville, ceux qui étaient les plus susceptibles d’être le lieu de rendez-vous de la livraison de drogue. Je ferais parti d’un de ces groupes et avais demandé à être celui le plus proche du Puzzle. Tant pis si je ne faisais pas parti de l’équipe qui arriverait la première sur le lieu de livraison, je voulais être le plus près possible du bar si jamais les choses se gâtaient pour Bailey. Il n’y avait pas de raison mais mieux valait-il être prudent.

    Le grand soir arriva. Comme mes collègues, j’enfilai un gilet pare-balle et me munis de mon arme. J’espérais ne pas avoir à m’en servir mais il valait mieux l’avoir sur soi si ça dégénérait. Nous étions enfin prêts. Il y avait un bleu dans mon équipe. C’était sa première vraie intervention. Jusqu’à maintenant, il était allé sur le terrain pour des choses faciles. Je le rassurai donc et lui donnai quelques conseils. Je ne voulais pas qu’il panique au dernier moment et fasse tout foirer. Mais ça devrait bien se passer. Je l’avais en quelque sorte pris sous mon aile. J’étais passé par là aussi quelques années plus tôt. Pour mes collègues, ça remontait encore plus loin donc ils avaient peut-être oublié ce que c’était d’être un bleu. Tous avaient dépassé la trentaine, voire la quarantaine ou la cinquantaine pour certains. Les policiers de Yuukoku faisaient partie d’une espèce vieillissante en voie d’extinction apparemment.

    Vers vingt-heures trente, nous nous mîmes en place. L’équipe du fourgon d’écoute alluma à distance les micros. Elle retransmit aux autres groupes l’enregistrement mais pour le moment, il n’y avait rien d’intéressant. D’après Bailey, la réunion aurait lieu plus tard dans la soirée mais, pour être sûrs de ne rien manquer, mes collègues et moi avions décidé de nous mettre en place plus tôt, quitte à attendre longtemps. Nous eûmes le temps de papoter dans notre fourgon. Heureusement, je n’étais pas tombé sur « chemise mauve ». C’était Bailey qui aurait le plaisir de le voir. Je ne lui avais rien dit pour lui faire la surprise. Bon, c’était un peu méchant mais je trouvais ça marrant. Nous en rigolerions plus tard, bien qu’il n’y aurait sans doute pas beaucoup de choses à en dire. « Chemise mauve » serait pris avec l’arrestation du patron du Puzzle et des autres dealers. Il ferait moins attention au personnel de l’établissement. En tout cas, j’espérais que l’Anglais allait bien, qu’il ne stressait pas trop. Le lendemain, tout serait terminé.


    ****************

    [Dans l’un des fourgons d’intervention près du Puzzle]

    « Vivement que cette fichue réunion commence ! J’en ai marre de poireauter ! » lâcha l’un des flics, surnommé affectueusement « chemise mauve » par un certain barman.

    « Sois patient, nous allons être bien occupés au moment de l’interpellation puis de l’interrogatoire. Profite du calme avant la tempête. »

    « N’empêche, je me demande comment Tenkai a réussi à avoir toutes ces informations, au point d’obtenir un mandat pour ces micros, pas vous ? »
    demanda un troisième agent de police.

    « Il a un indic, mais impossible de lui faire cracher son identité. J’espère qu’il est fiable ce type, qu’on ne fasse pas ça pour rien, comme la dernière fois. »

    « Faut dire que t’as pas géré la dernière fois avec cet étranger. T’aurais dû faire plus attention et le chopper avant qu’il n’aille se réfugier dans les chiottes. »

    « C’est bon… »
    répondit « chemise mauve », agacé. « C’est sûr que j’aurais pu le faire parler si je l’avais choppé avec la came et qu’on aurait bouclé le boss plus tôt mais bon, ce qui est fait est fait. Au final, c’est Tenkai qui va récolter tous les lauriers. Ça me fait un peu chier mais je dois admettre qu’il fait du bon boulot. »

    « Ça ne m’empêchera pas de penser qu’il est louche… Je n’le sens pas moi. Qu’est-ce qu’un gars de Tokyo vient faire ici ? Ça doit être plus intéressant de bosser à la capitale pourtant. Et puis… »

    « Hé, fermez-la, je crois que ça commence à arriver dans l’arrière salle ! Ecoutez !... »
    ordonna un quatrième agent qui avait été plus attentif à l’écoute qu’à la conversation.


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Echo Bailey

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Mar 4 Sep - 13:14



Echo, en servant une jeune femme à l'allure d'étudiante, vida la bouteille de martini blanc. Il regarda sous le bar et remarqua qu'il s'agissait de la dernière bouteille. Le reste était dans le débarras. Il s'approcha de Kuro lui soufflant qu'il allait à l'arrière.
Le serveur lui barra une seconde le passage:
- Qu'est-ce que tu vas faire?
Echo fronça les sourcils, agacé.
- Je vais chercher une bouteille qu'on vient de vider. Tu as décidé de me fliquer?
Kuro lui lança un long regard, mais finit par s'effacer. Avec un petit soupir excédé, le jeune homme se faufila à l'arrière. Ouvrant la porte de la réserve, il chercha une seconde, pensant à ce qui venait de passer. On ne pouvait pas dire que ses rapports avec son collègue avaient été cordiaux, mais ce soir c'était le pompon. Pourtant, Kuro n'avait aucune raison de jouer au plus malin: Echo l'avait surpris en train de se servir dans les bouteilles du bar, et pas les moins chères. Et maintenant, c'était lui qui avait l'impression d'être surveillé! Il ne pouvait pourtant pas cacher Kiba, son prétendu copain, dans un recoin du bar, ou dans un sac, lui. En tous cas c'était agaçant d'avoir Kuro sur le dos. Comme s'il n'avait pas déjà assez la pression.

Il prit la dernière bouteille de martini, notant au passage qu'il faudrait en recommander. Certains alcools descendaient plus vite que d'autres, même sans l'influence de Kuro.

En repartant dans le couloir, il faillit se prendre la porte menant à la salle, que quelqu'un ouvrait grand. Son patron lui fit signe de s'effacer, ce qu'Echo fit sans broncher pour le laisser passer. Il était suivi d'un autre homme, assez grand et fin, dont les cheveux assez longs ondulaient doucement en arrière. Il portait un costume de bonne facture, et avait sous le bras une petite serviette. Un troisième homme, entièrement vêtu de noir, fermait la marche. Une besace manifestement vide se balançait sur sa hanche. Echo les suivit du regard jusqu'à ce qu'ils disparaissent dans le salon privé. Il en aurait mis sa main à couper: il venait de croiser "Cesar".

Il était 23h30, le deal n'allait pas tarder à commencer; le jeune homme prit ses cigarettes en retournant au comptoir, et sortit en griller une. Il laissa son regard se promener le long de la ruelle. Tout au loin, presqu'au niveau de l'avenue, il lui sembla distinguer la silhouette plus massive d'un fourgon, mais il pouvait aussi bien se tromper. Par contre, il y avait une berline, garée à une trentaine de mètres en s'enfonçant dans la ruelle. Le jeune anglais remarqua qu'un homme, appuyé sur le capot, fumait tranquillement une cigarette. Probablement un autre garde du corps de "Cesar".

Le jeune homme sentait le sang bourdonner contre ses tempes. Vivement que ça passe, que ce deal soit conclu et que tout commence. L'attente devenait insoutenable. Il avait envie que tout se finisse, que toute cette opération ne soit plus qu'un souvenir, et par dessus tout, il souhaitait ne plus jamais se trouver dans une situation pareille.

- Echo?
Le jeune homme revint vers le videur, qui lui faisait signe de la main.
- Le patron a besoin de Kuro à l'arrière. Tu dois retourner au service.
Jetant à terre le mégot à moitié fumé, il s'exécuta à contrecoeur. Dès qu'il eut franchi les portes du bar, Kuro l'aperçut et partit vers l'arrière salle sans attendre une seconde.


***

Dans l'arrière salle


Cesar serra la main de Kazuo, qui jubilait littéralement. Les deux hommes s'installèrent au bar, à côté du patron. Kuro leur servit ce qu'ils commandèrent, ils trinquèrent avec le patron du Puzzle à leur nouvelle alliance et aux projets qu'ils avaient en vue. Ils avaient convenu de prendre un verre, ensuite ils passeraient aux choses sérieuses.

Kuro buvait leurs paroles, trop heureux que le patron lui ait fait l'honneur de servir à l'arrière. C'était une indéniable marque de confiance.... une confiance méritée, au demeurant. Parce que piquer un peu d'alcool, ce n'était pas grand chose, par rapport à ce qu'il avait pu découvrir sur ce que ce petit con d'Echo cachait sous ses dehors de fidèle serviteur. Il s'était vu confirmer ce qu'il pensait dans l'après midi. Il fallait juste qu'il trouve un moment, le moment propice, pour en parler au patron sans trop foutre le bordel...

Le téléphone de Kazuo sonna. Le dealer décrocha, blêmit en reconnaissant la voix de Clay. Ecouta sans rien dire, conclut par un:
- Tu peux aller te faire foutre!
Puis il raccrocha, sous les regards interrogateurs de Cesar et du patron.
- Je ne sais pas comment il a fait, cet enfoiré, mais Clay a découvert qu'on l'avait court circuité. Il nous donne deux heures pour lui faire prendre part au marché, sinon, comme il dit, "il se mettra très en colère".

Cesar haussa les épaules :
- Il aurait fallu qu'il allonge la thune, c'est tout Dans deux heures, tout sera fini, il pourra voir ailleurs si j'y suis.
Kazuo, allumant nerveusement une cigarette, hocha la tête. Business is Business....




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Kiba Tenkai

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Mar 4 Sep - 15:54

    Sur le coup des vingt-trois heures trente, il commença à y avoir du mouvement dans l’arrière salle. Mes collègues et moi écoutâmes attentivement les premiers échanges. Je reconnus la voix du patron et de Kazuo, mais il y avait un autre homme avec eux. En écoutant les présentations entre le patron et cet inconnu, j’appris qu’il s’agissait en fait du fameux Cesar. Vrai prénom ou pas, c’était notre homme, celui qui vendait cette nouvelle drogue puissante, un dérivé de kétamine. Toute cette histoire tournait autour de lui et, grâce à ce dealer, nous pourrions coffrer le patron du Puzzle. Je sentais une pointe d’excitation monter en moi. Les choses sérieuses commençaient enfin ! J’étais impatient que la joyeuse bande rentre dans le vif du sujet, à savoir la transaction en elle-même et le lieu de rendez-vous pour la livraison de cette nouvelle drogue.

    Une sonnerie portable retentit dans mes écouteurs. Apparemment, c’était celui de Kazuo. Il parlait de Clay. Celui-ci venait de l’appeler pour lui révéler qu’il savait toute l’histoire, que Kazuo lui avait volé Cesar. Mais le pauvre Clay semblait vraiment bête. En plus de se faire avoir par Bailey, il croyait que Kazuo allait lui faire prendre part au marché en cours. C’était vraiment un parfait imbécile. Je me demandais ce qu’il faisait dans ce domaine-là. Ce n’était pas un monde pour lui. Sans doute avait-il été appâté par l’argent facile. On se faisait pas mal d’argent en revendant de la drogue, surtout si celle-ci était nouvelle sur le marché et était puissante. Malheureusement, il n’était pas assez intelligent pour faire fortune. Mais, tout comme le patron du Puzzle, Kazuo et Cesar, Clay allait très prochainement arrêter ses petites affaires, plus vite qu’il ne pensait…


    « Laissez ce débile de côté et allez droit au but… » grommelai-je, n’en pouvant plus d’attendre.

    « Ça ne devrait plus tarder Tenkai-san. Ils ont prévu que tout soit bouclé dans deux heures, y compris la livraison je pense. » me répondit le bleu.

    « S’ils savaient ce qui les attend… Tu participes à une belle arrestation Nakajima-san. Mais ne prends pas de risques inconsidérés, d’accord ? »

    « Ne vous inquiétez pas. Je ferai attention et nous les aurons sans effort ! »

    « Ah vous les jeunes, vous vous croyez invincibles. »
    répondis-je avec humour, n’ayant pas beaucoup d’années de plus que Nakajima.

    « Et vous les vieux vous ne faîtes pas confiance aux jeunes. »

    « Enfoiré… »
    lâchai-je, mais sans méchanceté. « Bon, reconcentre-toi et écoute la suite… »


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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Mer 5 Sep - 14:06


Echo, agitant les pans de son t-shirt pour s'aérer un peu, jeta un regard plein de ressentiment vers la porte de l'arrière salle. Kuro était quand même gonflé de le laisser se démerder seul au comptoir, sous prétexte qu'il avait trois pelés à servir dans le salon privé. L'inverse ne se produisait jamais. Lorsqu'Echo avait un truc à faire à l'arrière, il l'expédiait toujours le plus vite possible, histoire de ne pas laisser son binôme dans la merde. Là, il y avait vraiment trop de monde, l'Anglais avait du mal à suivre, l'angoisse ne l'aidant pas forcément à se concentrer. Heureusement qu'il s'en fichait, ce soir là, de se faire virer!

Le patron d'Echo vint le rejoindre derrière le comptoir, saluant au passage un ou deux habitués. Posant sa main sur la nuque du jeune anglais, il se pencha à son oreille.
- On doit être tranquilles avec mes collègues, commence à virer les gens.
Echo hocha la tête. Après lui avoir tapoté la joue, le patron regagna ses quartiers.
Echo criant par dessus la musique, annonça la dernière tournée.

Un costume aux manches prune vint s'accouder sous son nez. Il leva les yeux et serra les dents en reconnaissant Haru, le bras droit de Kazuo, affublé de son habituelle boucle d'oreille en toc.
- Je suis un peu à la bourre, fit remarquer la petite frappe, mais je ne pouvais pas passer sans te dire bonjour !
- Fallait pas te donner cette peine, susurra Echo. Il ne devait plus rien à Kazuo, ni à Haru, ni à personne. Il n'avait aucune raison de craindre ce pauvre type, moins vigoureux que lui.
Il n'attendait qu'une occasion, faire payer Haru pour lui avoir sérieusement abîmé la main, de nombreuses semaines auparavant.
Le barman sourit intérieurement. Dans quelques heures, ce connard serait derrière les barreaux, lui aussi, comme toutes les autres raclures qui servaient de personnel dans ce bar et qui y gravitaient.
Lui aussi faisait partie du lot, il ne se trouvait pas plus de valeur que les autres, seulement Echo essayait de faire un peu mieux qu'eux...
Il se demanda ce que faisait Tenkai à ce moment là. Etait-il depuis longtemps en train d'écouter? Le jeune homme brûlait d'envie de lui envoyer un texto juste pour s'assurer de sa présence, presque de son existence, parce que là il se sentait seul au monde. Mais la seule fois où sa poche vibrerait ce soir là serait pour le prévenir de se tenir prêt et calme, lorsque la descente de police commencerait.



***

Dans l'arrière salle

Tous levèrent la tête à l'entrée d'Haru.
- Le dernier, mais pas des moindres! commenta Kazuo, satisfait que tout le monde réponde à l'appel.
Haru, une bière à la main, prit place dans l'un des fauteuils et demanda où en étaient les affaires. Ils échangèrent quelques banalités avec les autres dealers réunis ce soir-là.
Kuro, tout en les écoutant discrètement, guettait le moment où son patron serait un peu plus disponible, pour lui parler de ce qu'il avait vu. Pour le moment, la priorité paraissait être la conclusion du deal.
Cesar, Kazuo et le patron, Haru se tenant légèrement en retrait, sortirent leurs smartphones, tapotant prestement sur les touches.
- Vous allez donc me remettre l'argent, ensuite je vous dirai les coordonnées auxquelles se trouve la marchandise, que vous n'aurez plus qu'à venir chercher, commença Cesar.
Kazuo hocha la tête. Haru prit une mallette posée à côté du canapé et l'ouvrit sur la table basse, présentant des liasses de billets de 5000 yen. Il y en avait en tout pour quelques centaines de milliers. L'homme de main entreprit de compter tranquillement les billets, sous les regards légèrement impatients de ses comparses.
Quand il eut fini, il se tourna vers Cesar et fit un bref hochement de tête. Cesar mit une par une les liasses dans son grand sac de sport vide, puis referma le sac.
Ensuite, il s'éclaircit la gorge:
- Bien, je vois qu'on arrive à faire des affaires avec vous. La marchandise se trouvera dans l'entrepôt de la Société Paku Inc, située sur le vieux port, sur la 89ème rue. Mes hommes vous y retrouveront dans une petite heure, vous n'aurez plus qu'à les cueillir.

Hochant la tête, Kazuo et Haru tapèrent quelques messages à l'attention de leurs hommes de main. Kazuo, sans se départir de son sourire, commanda du champagne pour tous. Kuro vint le déboucher et posa les flûtes, trouvant difficilement la place pour ce faire sur la petite table déjà bien remplie. Haru, dans un geste maladroit, fit tomber un petit verre à cocktail à ses pieds. Il se pencha sous la table pour le chercher et se figea soudain, le regard attiré par un point du petit meuble.
- Qu'est-ce que c'est que ça?
Tous se turent, interloqués, en regardant Haru gratter sous la table et en tirer avec un grognement satisfait un minuscule disque noir à moitié avalé par du ruban adhésif.
Le Patron haussa démesurément les sourcils, atterré.
- Bordel de... c'est ce que je crois?!?
- C'est un micro, putain! Qu'est ce que ça fout là? Il y en a d'autres? Tu peux m'expliquer ça? demanda Kazuo, foudroyant le tenancier du Puzzle du regard.

La colère, la panique les envahissait. Qu'est ce que ce machin avait enregistré? Ils restèrent figés une seconde, tentant de réaliser exactement ce qui se passait, jetant autour d'eux des regards inquiets.
- C'est peut être Clay qui a fait ça, commenta Haru sans conviction.
- Non. Je sais qui est le responsable.
Tous levèrent les yeux vers Kuro, qui s'était accoudé au comptoir. Ce ne pouvait être que ça. Et puis même si c'était faux, ça se tenait. Et ça l'arrangeait.
- Le mec d'Echo. Vous savez, le blond qui lui tourne parfois autour. Et ben il est flic... commença-t-il, d'une voix nerveuse et précipitée.


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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Mer 5 Sep - 16:13

    Un nouvel arrivant débarqua dans l’arrière salle mais impossible de savoir qui c’était. Il ne devait pas être important mais ça nous ferait un de plus à arrêter. Je coinçai un peu mieux l’une des oreillettes dans mon oreille pour mieux écouter. Il y eut un bruit, comme quelque chose que l’on posait sur une table ou un comptoir. Peut-être la mallette contenant les billets. Je ne voyais que ça. J’espérais que ce n’était pas autre chose, comme une valise remplie d’armes. Mais je ne voyais pas pourquoi ils en auraient. Quoiqu’il en soit, mes collègues feraient attention, comme durant chaque opération. Nous ne savions pas s’ils étaient armés donc autant se dire que oui, histoire de se préparer au pire scénario… Après un moment, l’information tant attendue tomba : la livraison de la drogue se ferait dans un entrepôt du vieux port dans une heure. Il y avait un fourgon plus proche que le mien. Il se rendrait en premier et, lorsque l’opération au Puzzle prendrait fin, nous les rejoindrions.

    « Qu'est-ce que c'est que ça? »

    Je froussai les sourcils, me demandant ce qu’il se passait. Et je ne tardai pas à grimacer, comme mes collègues, lorsqu’un gros grésillement se fit entendre dans nos écouteurs. Instinctivement, je les retirai d’un coup avant de les rapprocher de nouveau de mes oreilles. Mon teint se fit plus pâle. Etait-ce un micro qui avait été découvert et retiré de sa cachette ? J’eus l’impression que mon sang avait quitté mon visage lorsque j’eus la confirmation de mes doutes. Merde… L’un de ces cons avait fait tomber son verre et, en se baissant, avait remarqué quelque chose d’anormal sous la table. Je n’aurais pas dû en cacher un là, mais c’était l’endroit où nous captions le mieux, le son n’étant pas étouffé par les coussins du canapé. Heureusement, il y avait d’autres. S’ils en dénichaient encore, j’étais certain qu’il en resterait minimum un, celui que j’avais réussi à mettre sur la porte. Mais peu importait, le lieu de livraison était divulgué. Mes collègues allaient pouvoir intervenir. Le problème, c’était que le patron et ses amis se doutaient de quelque chose. Quoique… Une voix émit l’hypothèse que ça venait de Clay. Malheureusement, une autre l’infirma et déclara connaître le responsable.

    « Le mec d'Echo. Vous savez, le blond qui lui tourne parfois autour. Et ben il est flic... »

    « Merde ! »
    jurai-je, les dents serrées.

    « Quoi ?! Et tu ne pouvais pas nous le dire plus tôt ? Il nous écoute peut-être et sait déjà tout à l’heure qu’il est ! » s’écria le patron.

    « Mais je n’avais jamais imaginé qu’il poserait des micros ! » s’expliqua celui que je supposais être Kuro, la balance…

    Mon cœur battait à toute vitesse. J’avais peur que tout dérape pour Bailey. A la radio, j’entendis l’équipe d’intervention près du Puzzle dire qu’elle attendait encore un peu, histoire de voir ce qui allait se passer. Bande d’enfoirés. S’ils n’intervenaient pas tout de suite, Bailey allait avoir des problèmes ! Une certaine tension était palpable dans mon fourgon. Mes collègues me jetaient des regards, se demandant sûrement ce que j’allais faire puisque mon indic était en danger. Sans vraiment réfléchir aux conséquences, je sortis précipitamment mon portable et pianotai rapidement dessus. J’envoyai un premier message au barman : « Fous le camp ! ». Puis un second : « Ils savent tout ». Histoire que Bailey se bouge, j’allai même jusqu’à faire sonner son portable, histoire qu’il comprenne qu’il devait se dépêcher de lire ses messages et partir.


    « M’en fous si vous me balancez, je ne peux pas rester les bras croisés alors que mon indic est en danger ! » criai-je à mes collègues avant d’ouvrir la petite fenêtre séparant l’arrière du fourgon de la cabine. « Rapproche-toi du Puzzle ! »

    « Mais nous n’en avons pas reçu l’ordre ! »
    me répondit le chauffeur.

    « M’en fous ! Faut qu’on y aille ! »

    « Je m’en tiens au plan Tenkai. Tant pis si ça ne te plait pas. »

    « Tsk ! »


    Enervé, je retirai mes écouteurs. J’eus à peine le temps d’entendre Kazuo demander à cet enfoiré de Kuro d’aller chercher Bailey. Il fallait que je fasse vite. Malgré les conseils de l’un de mes collègues, je sortis du fourgon et regardai autour de moi. Je n’étais pas très loin du Puzzle mais ça me prendrait tout de même longtemps pour m’y rendre à pieds. Par chance, il y avait une station de taxi à l’angle de la rue. Je m’y précipitai et m’engouffrai dans une voiture. Je montrai mon insigne de policier et demandai au chauffeur de me rapprocher du bar. Impressionné par ma plaque de flic et comprenant que j’étais pressé, il démarra tout de suite pour m’emmener à destination. D’un point de vue professionnel, je faisais vraiment une grosse connerie. Je plantais mes collègues pour aller sauver mon indic. Mes émotions avaient pris le dessus sur ma rigueur. Je repris mon téléphone et envoyai un nouveau message à Bailey : « T’es sorti ? Je me rapproche du Puzzle. T’es où ? ».

    ****************

    [Dans l’un des fourgons d’intervention près du Puzzle]


    Après avoir patienté quelques minutes, l’équipe de « chemise mauve », l’inspecteur commandant les opérations, comprit qu’il y avait un souci. Kuro ne revenait pas avec Bailey, l’indic de Tenkai. L’Anglais avait-il compris que cela sentait le roussi pour lui et s’était-il échappé ? Peut-être bien. « Chemise mauve » espérait simplement que ce n’était pas le flic blond qui l’avait prévenu car il allait avoir des problèmes sinon… Il était temps d’intervenir avant que les choses ne se corsent encore plus. L’inspecteur donna l’assaut. Des hommes se postèrent à l’entrée principale du Puzzle, d’autres au niveau de la sortie de secours, et une autre équipe s’occupa des hommes de mains des dealers qui patientaient près du bar, près de voitures plutôt luxueuses. Le videur comprit qu’il valait mieux ne pas s’opposer aux forces de l’ordre et les laissa entrer. Les policiers entrèrent dans l’établissement qui s’était bien vidé. Il devait seulement rester une quinzaine de personnes. Certains avaient dû en avoir marre d’attendre leurs commandes. En même temps, il n’y avait plus aucun barman pour faire le service. La musique rendant la confusion planant dans le bar imperceptible aux oreilles des hommes dans l’arrière salle, les clients furent évacués sans problème. Les employés furent gardés pour les interroger plus tard, mais l’un d’eux sembla jouer les malins en allant prévenir le patron et les autres dealers…

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Echo Bailey

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Mer 5 Sep - 23:30

Echo posa une batterie de verres dans l'évier, et en profita pour s'asperger le visage d'eau. Bon sang, qu'il avait chaud. L'air n'était pas plus moite que d'habitude, mais là, il avait vraiment du mal à supporter l'atmosphère saturée du bar. Il déboucha une bouteille de vin rouge pour des clients, qu'il versa dans deux grands verres, à l'américaine, tournant légèrement le goulot en le relevant pour ne pas en renverser sur le comptoir.
Kuro était parti depuis une bonne demie heure. Ça ne bougeait plus, derrière, ils devaient pile être en train de conclure le deal. Allez, on y était presque. D'une seconde à l'autre, il recevrait le message de Tenkai lui annonçant l'arrivée de la police. Il y avait encore pas mal de monde, mais tous prenaient leurs derniers verres. Echo se demanda comment les flics allaient procéder. Attendraient-ils que le bar se vide? Arrêteraient ils les clients? Il n'y connaissait rien à ce genre de truc. Au moins, là, il serait aux premières loges!

Alors qu'il préparait un pichet de bière, sa main se figea une seconde sur le robinet de pression. Son portable venait de vibrer dans la poche de son pantalon. Il ferma les yeux un instant, lâchant un soupir. Il fallait rester le plus naturel possible, et surtout, surtout, se tenir calme, très calme. Ses yeux voguèrent vers l'entrée, mais personne ne poussait les portes du sas. La silhouette du videur se dessinait dans le hublot.

Le portable vibra une deuxième fois; presque aussitôt, il vibra encore. Echo, fronçant les sourcils, posa le pichet à moitié plein pour prendre l'appareil et le consulter rapidement.
Une seconde, il eut l'impression que tout se figeait. Il avait reçu deux sms de Tenkai:
« Fous le camp ! »
« Ils savent tout »
Il leva les yeux de son téléphone, tentant désespérément de garder le contrôle de lui-même. Pas le temps de se demander pourquoi ni comment, il fallait qu'il se casse. Très vite. Il jeta un oeil à la porte d'entrée; ce n'était pas la peine d'y songer. Le videur avait beau être son pote, il lui tomberait dessus; et puis il y avait les sbires de Cesar à la sortie, qui ne manqueraient pas de l'attraper tout de suite. Ou pire, les flics, qui guettaient sûrement les portes et ne manqueraient pas de l'arrêter et de le mettre dans la même cellule que ses bourreaux potentiels.
Il restait éventuellement une autre solution, qui impliquait de se jeter dans la gueule du loup, mais c'était à peu près la seule.
Posant le pichet, Echo s'élança sans plus réfléchir vers l'arrière boutique, dont il ouvrit grand la porte. Il s'arrêta une seconde, reconnaissant Kuro, qui venait de franchir le pas de la porte du salon privé. Un instant les deux hommes se figèrent, puis Echo fonça droit vers lui, avant de bifurquer brusquement dans les toilettes, il ferma la porte au moment où Kuro l'atteignait. Il entendit l'autre serveur la prendre de plein fouet, et se rua vers la cabine du milieu. Cette dernière avait pour particularité d'être dotée d'une petite fenêtre, fermée la plupart du temps. Verrouillant derrière lui, prenant appui sur la cuvette, Echo fit jouer l'espagnolette une seconde avant de réussir à l'ouvrir. D'un coup d'épaule, Kuro ébranla dangereusement la porte de la cabine.

- Putain, sors d'ici, je suis armé, t'es fait comme un rat! hurla-t-il à Echo, qui se hissa dans le petit espace de la fenêtre, s'y faufila précipitamment et retomba de l'autre côté.
En se relevant, le jeune homme entendit son collègue fracasser la porte de la cabine et pousser un nouveau juron. Il s'élança à perdre haleine dans la ruelle, qui était fermée à son bout par un petit grillage relativement facile à franchir. En quelques pas il le gagna, profita de son élan pour en atteindre le sommet, l'enjamba prestement. Jetant un oeil à la fenêtre, il reconnut Kuro, qui avait passé la moitié de son buste à travers la fenêtre; puis il y eut un éclair, qui illumina les murs humides de la ruelle, et une violente douleur, qui claqua brusquement dans le ventre d'Echo. Le jeune homme perdit l'équilibre, tombant lourdement sur le sol, de l'autre côté du grillage. Se redressant un peu, il frôla du bout des doigts le point situé juste à côté de sa hanche et laissa échapper un hoquet de souffrance en retirant vivement sa main maculée de sang. Putain, Kuro venait de lui tirer dessus! Il regarda par dessus son épaule, aux abois, réalisant que Kuro venait de toucher le sol après s'être extirpé des toilettes et se précipitait dans sa direction, lui criant des menaces qu'il n'entendit pas.

Dans le brouillard terrifié où il était plongé, une certitude apparut. Il ne fallait pas que Kuro le rattrape.
Il s'arracha au sol et, sans plus réfléchir, fonça droit devant lui. Il quitta la ruelle, s'élança dans une autre. Il fallait qu'il évite les artères, il resta dans les petites rues, serpentant entre les poubelles, sautant par dessus les tas d'ordures.
Au bout de deux minutes, il réalisa qu'il n'arrivait plus à accélérer. Son coeur s'emballait dans sa poitrine à mesure que ses vêtements s'imprégnaient de sang. Le pas de Kuro se rapprochait inexorablement.

Son portable vibra une nouvelle fois dans sa poche. Sans ralentir, il le prit, ce devait être Tenkai qui lui envoyait un message mais il n'aurait pas le temps de le lire. Fébrilement, il entra le nom du policier à l'aveugle et l'appela, priant pour qu'il décroche. Il suffit pour cela d'une sonnerie.

- Kiba! J'entraîne Kuro vers le terrain vague derrière le cinéma tu ne pourras pas le rater il n'y en a qu'un seul dans le quartier! dit-il dans un souffle, tentant d'articuler au possible malgré sa voix altérée.
Il raccrocha sans attendre la réponse et, allongeant ses foulées du mieux qu'il pouvait, fonça vers l'endroit. C'était le seul où il imaginait pouvoir semer Kuro, le temps que Tenkai le rejoigne.

Il atteignit sa destination au bout de quelques instants, qu'il eut du mal à mesurer, logiquement cinq minutes. Kuro n'était plus qu'à une vingtaine de mètres derrière lui. Echo regrettait amèrement de ne pas avoir emmené d'arme avec lui en prévision de la descente... il franchit la petite barrière qui entourait le terrain vague et poursuivit sa course sur le terrain accidenté, ralentissant encore un peu. Il y eut un sifflement à quelques centimètres de sa tête. Echo, bondissant sur le côté, s'engagea sur un petit chemin entre des monceaux de poutres et de sacs de ciments. Il connaissait le terrai vague pour y avoir déjà fait quelques affaires, c'était le meilleur moyen pour essayer de distancer son poursuivant le plus longtemps possible...

Le petit jeu de course poursuite s'arrêta lorsque le jeune homme déboucha sur la façade arrière du cinéma, totalement à découvert, il arrivait à voir par où il était rentré dans le terrain de vague. S'apprêtant à faire demi tour, il entendit Kuro arriver derrière lui; la course était finie. Le japonais déboula à son tour sur l'espace découvert, pointant vers l'anglais son revolver revêtu d'un silencieux.
- Tu m'auras vraiment fait chier jusqu'au bout, cracha-t-il, essoufflé, en levant l'arme en direction de la tête de son collègue.
L'Anglais crispa sa main sur son ventre, reculant contre le mur. Il plongea son regard dans les prunelles noires du japonais, déglutissant avec difficultés, il n'y aurait pas de discussion où le méchant expliquait son plan au gentil avant de butter. Peut être parce qu'on était pas dans un film, peut être aussi parce qu'Echo n'était pas à proprement parler un "gentil", peut être tout simplement parce que Kuro le détestait et qu'il n'y avait plus personne d'autre à part lui de la bande du Puzzle, à présent, pour abattre la balance qui avait aidé à les faire tous tomber...

Le jeune homme, avec un frisson, ferma les yeux en voyant Kuro toucher la gâchette.


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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Jeu 6 Sep - 15:52

    Je ne tenais plus en place à l’arrière sur taxi. J’avais envie de hurler sur le chauffeur pour qu’il appuie sur le champignon. Mais je ne le fis pas. Je ne voulais pas risquer d’avoir un accident alors que Bailey était peut-être en danger. Je ne savais pas s’il était parvenu à s’enfuir du Puzzle et, s’il avait réussi, était-il poursuivi ? Il avait pris des risques pour moi, c’était à mon tour d’en prendre pour lui. Tant pis pour ma promotion. Avec ces conneries, je ne l’aurais peut-être pas. Quant à ma carrière… Je risquais peut-être une sanction mais ils ne me vireraient pas. J’étais malgré tout un bon élément et je n’avais jamais merdé jusqu’à ce soir, si on ne parlait pas de mes petits deals qui n’étaient pas connus de mes collègues. Je me mordis la lèvre inférieure, stressé, le cœur battant à tout rompre. Mon téléphone se mit alors à sonner tandis que j’arrivais près du Puzzle. Je décrochai sans prendre le temps de regarder qui c’était mais le sus en entendant la voix.

    - Kiba! J'entraîne Kuro vers le terrain vague derrière le cinéma tu ne pourras pas le rater il n'y en a qu'un seul dans le quartier!

    Bailey raccrocha sans perdre de temps. Il semblait essoufflé. Courrait-il depuis que je lui avais envoyé mes messages ? Il fallait que je me dépêche. Je donnai la nouvelle adresse au chauffeur qui m’y conduisit sans poser des questions. En voiture, j’allais rattraper le retard que j’avais pris sur Bailey et cet enfoiré de Kuro. Si celui-ci osait s’en prendre à mon indic, il allait le regretter ! Le taximan m’arrêta près du cinéma. Pour la note, je lui dis de l’envoyer au commissariat à mon nom. Je n’avais vraiment pas de temps à perdre avec ce genre de futilités. Je fis le tour du cinéma et jetai un coup d’œil au terrain vague. Il était entouré de grilles et semblait abriter un chantier. Il y avait des sacs de ciment, des bennes, des véhicules, des bungalows de chantier… Comment allais-je retrouver Bailey parmi tout ça ?

    Mais, en trouvant la petite barrière qui signalait l’entrée du chantier, je pus voir au loin deux silhouettes. C’était sûrement Bailey et Kuro. Sans perdre de temps, je passai par-dessus la barrière, avec de légères difficultés à cause de mon gilet pare-balle qui n’était pas très pratique pour l’escalade. Mais visiblement, j’en aurais besoin car, au fur-et-à-mesure que je me rapprochais des deux barmen, je vis les contours d’une arme équipée d’un silencieux au bout du bras de Kuro, et cette arme était pointée sur Bailey… qui ne semblait pas aller très bien. Merde, avait-il été touché ? En tout cas, là, si Kuro tirait, il allait sûrement l’abattre. Il fallait que je signale ma présence pour l’arrêter car le temps que j’arrive sur lui, il serait sûrement déjà trop tard.


    « Police ! Jette ton arme ou je te descends ! »

    Je pointai mon arme sur cet enfoiré avant de m’avancer un peu plus vers lui. Il sembla surpris de me voir mais ne baissa pas son arme pour autant. Il tourna simplement la tête vers moi qui m’étais mis en retrait sur sa droite. Avait-il cru que j’allais laisser tomber mon indic comme ça ? Que j’allais le laisser se faire buter comme un chien dans ce terrain vague ? Kuro ne m’avait sûrement pas pris au sérieux lorsqu’il m’avait vu au Puzzle la dernière fois mais je l’étais. Lorsque je donnais ma parole, on pouvait compter sur moi. Je jetai un rapide coup d’œil à Bailey. Il était plus blanc que j’habitude et sa chemise était couverte de sang. Kuro allait manger pour ça… En plus de ces affaires avec le patron du Puzzle, il aurait une tentative d’homicide en plus sur la liste de ces délits.

    « Je t’ai dit de lâcher ton flingue ! Je suis le meilleur tireur de la brigade. Tu seras mort avant d’avoir appuyé sur la détente… » lâchai-je tout en marchant de côté pour le contourner et me rapprocher de Bailey. « Et je ne plaisante pas. Je peux te buter pour me venger de ce que tu lui as fait… »

    Etais-je sérieux ? Je n’en savais rien mais mon ton le faisait croire. Je n’avais jamais tué personne et ne savais pas si j’en serais capable, même pour venger mon indic, et ami. Mais s’il fallait que je tire pour l’immobiliser, j’étais prêt à le faire. Je continuai à faire quelques pas vers l’Anglais tout en gardant mes yeux fixés sur Kuro. Je perçus quelque chose d’étrange dans son regard et le vis rajuster la position de son arme vers Bailey. Sans réfléchir, je lui tirai dans l’épaule. Avec la vitesse de la balle, il recula et lâcha son arme. Instinctivement, il porta sa main libre à sa blessure. Elle n’était pas grave. Il allait survivre. Mais ça l’avait obligé à lâcher son arme. Je me rapprochai rapidement de lui, donnai un coup de pied dans son arme pour l’éloigner de lui, puis lui ordonnai de se mettre à terre, non sans l’y aider un peu brusquement.

    « T’as de la chance que je ne veuille pas devenir un criminel comme toi… » crachai-je en lui passant les menottes que j’avais accrochées à ma ceinture, avant de me tourner vers Echo, qui avait le teint encore plus blafard. « Echo ! Tiens bon, je vais appeler une ambulance. »

    Je rangeai mon arme et sortis mon portable pour composer le numéro des urgences. Je donnais l’adresse et expliquai la situation, qu’il y avait un blessé grave par balle, et un autre à l’épaule mais que c’était surtout superficiel. Kuro garderait une sale cicatrice mais allait s’en sortir, alors qu’Echo… Ça avait l’air plus sérieux, même si ce n’était que sur le côté du ventre et qu’aucun organe vital ne semblait avoir été touché. Par contre, il avait perdu pas mal de sang, et sa course poursuite n’avait rien arrangé. Il se laissa glisser le long du mur, fatigué. Je me rapprochai de lui et m’accroupis. Je lui esquissai un léger sourire, histoire de dédramatiser un peu la situation. L’ambulance allait arriver, il fallait qu’il tienne le coup. Je posai ma main sur la sienne qui tenait sa blessure. Si ça pouvait l’empêcher de trop saigner… De ma main libre, je cherchai dans mon répertoire de téléphone le numéro du bleu qui m’accompagnait. Il décrocha rapidement et je lui expliquai la situation. Il allait faire en sorte qu’une équipe nous rejoigne. Il me prévint aussi que tout s’était bien passé au Puzzle, malgré un peu d’agitation. Ces enfoirés de dealers avaient tenté de s’enfuir, en vain. Tant mieux. Je raccrochai.

    « Je suis désolé. C’est de ma faute si t’es blessé. » dis-je à Echo, emmerdé de le voir dans cet état par ma faute. « Par contre, avec cette blessure, pas question d’aller te baigner à la plage pendant un moment. On remettra à plus tard notre sortie. » ajoutai-je, voulant jouer la carte de l’humour pour changer les idées du barman le temps que l’ambulance arrive.


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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Jeu 6 Sep - 23:14



- Police ! Jette ton arme ou je te descends !

Echo rouvrit les yeux, Kiba Tenkai rentrant dans son champ de vision. C'était pas croyable, à la seconde près... Ce crétin de Kuro ne broncha pas, semblant se demander qui du policier ou de l'indic il allait flinguer en premier.

- Je t’ai dit de lâcher ton flingue ! Je suis le meilleur tireur de la brigade. Tu seras mort avant d’avoir appuyé sur la détente… Et je ne plaisante pas. Je peux te buter pour me venger de ce que tu lui as fait…

Echo respira profondément, il aurait voulu tenter un dernier truc, sauter sur le côté, se jeter à terre, il ne savait pas trop quoi, pour tenter de détourner un instant l'attention de son cher collègue, histoire que Tenkai puisse l'arrêter, mais il se sentait trop dans les vapes pour esquisser le moindre mouvement.
C'est pourquoi tout ce qu'il fut capable de faire, quand Kuro braqua à nouveau son arme dans sa direction, fut de se coller un peu plus contre le mur. Il y eut une détonation qui lui arracha un violent sursaut, mais elle ne fut pas pour lui. Kuro reculait, il lâchait son arme. Tenkai se ruait vers lui, lançant d'un coup de pied le revolver hors de portée.

Il menotta Kuro. Kuro qui, un peu assommé par la balle qu'il venait de recevoir, promenait son regard d'Echo au sol, du sol à Tenkai. Echo tourna la tête pour ne plus croiser ce regard. Il entendit Tenkai appeler une ambulance. A présent qu'il était immobile, Echo prenait pleinement conscience de la lourdeur de son corps, du sang tiède qui collait ses vêtements à sa peau. Vu comme il avait couru, il serait sûrement déjà mort si la balle avait touché un organe. Il avait eu de la chance dans son malheur... Mais s'il restait encore debout, il allait tomber dans les pommes. Il se laissa choir contre le mur, le décor tournant un peu. Il battit des paupières une seconde, à moitié dans les vapes. Il sentit la main tiède de Tenkai appuyer sur sa main froide, appuyer sur la plaie. Il rouvrit les yeux, regarda les mains se soulever au rythme saccadé de sa respiration, regarda Tenkai qui passait un coup de téléphone à un collègue. L'Anglais ne comprenait pas ce qu'il disait. Il en prendrait peut être conscience quand la douleur dans son ventre cesserait.

- Je suis désolé. C’est de ma faute si t’es blessé. Par contre, avec cette blessure, pas question d’aller te baigner à la plage pendant un moment. On remettra à plus tard notre sortie.

Echo tenta de rire, mais il faillit tourner de l'oeil. Avec un petit effort, il se redressa un peu contre le mur pour être plus à son aise. Il riva son regard clair à celui de Kiba Tenkai, le type qui s'excusait encore après lui avoir sauvé la vie.
Il n'arrivait plus vraiment à réfléchir, des taches noires commençaient à danser devant ses yeux, il tentait de se concentrer sur le visage du policier, son beau visage...
Il y eut un bruit de moteur, un bruit de freins, des bruits de pas, des bruits de voix...Retournant sa main, Echo serra doucement celle de Tenkai.
Une ambulance, pitié, pas les flics.
- Tout ça pour ne pas voir la gueule de Chemise Mauve... chuchota-t-il avec un petit sourire.
Puis tout devint noir.

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   Ven 7 Sep - 11:04

    Je serrai les dents, la vision d’Echo dans cet état me devenant insupportable. Ce Kuro allait le payer. Déjà, là, il était en train de souffrir par terre, blessé à l’épaule, sans que personne ne s’intéresse à lui. Je jetai tout de même des coups d’œil vers lui par moment pour m’assurer qu’il restait en place, mais ma principale occupation restait Echo. Il commençait à frissonner, sa main que je tenais était froide. Foutu gilet pare-balle. A cause de lui, je ne pouvais pas retirer ma veste pour la mettre sur les épaules de l’Anglais, histoire de le réchauffer un peu. A la place, je plaçai néanmoins mon bras libre autour de ses épaules pour me coller à lui. Je ne savais pas si ça lui procurerait de la chaleur mais je tentais tout de même. Je ne voulais pas qu’il meure, surtout par ma faute. Je venais peut-être de lui sauver la vie à l’instant, sans savoir si cela allait servir à grand-chose dans son état, mais c’était de ma faute s’il s’était retrouvé dans cette situation. Je m’en voulais. Mais ça ne semblait pas être son cas. Il retourna sa main couverte de sang pour serrer mes doigts entre les siens. Il se permit même une petite blague accompagnée d’un léger sourire.

    - Tout ça pour ne pas voir la gueule de Chemise Mauve... dit-il, avant que son menton ne tombe sur son torse.

    « Merde, Echo ! Reste avec moi ! »

    Heureusement, deux ambulances venaient d’arriver. Les secours coururent jusqu’à nous, favorisant le cas préoccupant d’Echo avant celui de l’autre enfoiré. On m’obligea à le lâcher. Je dus m’y résoudre, à contrecœur. Il fallait que les médecins s’occupent de lui et le sauvent. Je ne voulais pas avoir sa mort sur la conscience. Je serrai les poings et les dents, tentant de retenir mes larmes. C’était des larmes de tristesse mêlée à la rage. Il fallait qu’Echo s’en sorte sinon j’allais regretter de ne pas avoir tué ce fils de pute qui lui avait tiré dessus ! Ça aurait été de la légitime défense donc je n’aurais peut-être pas eu de problèmes. Mais ce n’était pas le moment de penser à ça. Echo allait se réveiller à l’hôpital, en pleine forme. Il aurait juste une vilaine cicatrice sur le côté du ventre, un mauvais souvenir de cette soirée, de notre enquête. Il fallait que je reste optimiste, comme toujours.

    Tandis que les secours lui prodiguaient les premiers soins avant de le conduire à l’hôpital, mon équipe arriva sur les lieux. Nakajima, le bleu, courra vers moi et vint aux nouvelles. Je lui expliquai rapidement ce qui s’était passé, avant de voir les secours embarquer Echo. Là encore, je laissai parler mes émotions. Je tirai sur le velcro de mon gilet pare-balle, le retirai et le tendis au bleu avant d’aller à l’arrière de l’ambulance. On m’autorisa à accompagner l’Anglais. Ma présence ne servirait à rien mais je ne voulais pas le laisser seul dans un moment pareil. Je ne savais pas qui appeler dans ces cas-là. Je ne connaissais pas son entourage. Il m’avait bien parlé d’une fille mais je ne savais même pas son nom. Alors, en attendant qu’il se réveille, j’allais rester près de lui. Je lui pris la main tandis que les portes arrière de l’ambulance se refermaient et que le véhicule sortait du terrain vague en direction de l’hôpital le plus proche. Tant pis pour l’arrestation de ceux sur le lieu de rendez-vous, le barman comptait plus que ces simples malfrats…

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MessageSujet: Re: Le Grand Soir [PV Kiba Tenkai] - TERMINE   

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